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Grands mystères de l'histoire canadienne

Après Aurore : Angélique et l'incendie de Montréal

Après Aurore! Le mystère de l'enfant martyre, des professeurs du Département d'histoire et de sciences politiques ont de nouveau été sollicités afin de «fournir un mystère» pour le site Les grands mystères de l'histoire canadienne. La torture et la vérité : Angélique et l'incendie de Montréal viendra d'ici quelques mois s'ajouter au site Internet www.canadianmysteries.ca.

La recherche sera dirigée par Léon Robichaud, spécialiste du multimédia et de l'histoire de la Nouvelle-France, ainsi que par Denyse Beaugrand-Champagne, historienne et auteure d'un livre sur le procès d'Angélique. Peter Gossage apporte son soutien au projet.

L'esclave incendiaire

L'histoire d'Angélique est un récit véridique où se confondent les réalités de la justice, de l'esclavage, des préjugés raciaux, de la condition de la femme au temps de la Nouvelle-France. «Une histoire très puissante, affirme Léon Robichaud, car elle nous plonge au cœur de la société coloniale de l'époque».

Le 10 avril 1734, un incendie se déclare dans une maison située dans le Vieux-Montréal actuel. En quelques heures, 46 maisons et l'hôpital sont consumés par les flammes. On pointe du doigt une esclave noire, Marie-Josèphe Angélique.

Pendant le procès cependant, aucune preuve ne vient confirmer cette rumeur, jusqu'à ce qu'une fillette de cinq ans affirme avoir vu Angélique monter au grenier avec une pelle à feu remplie de braises. Angélique continue de clamer son innocence, mais elle est jugée coupable et condamnée à mort. Était-elle réellement coupable? Le site, qui sera prêt le 31 mars 2006, permettra aux visiteurs de tirer leurs propres conclusions.

Le projet Les grands mystères de l'histoire canadienne fait revivre des événements de l'histoire de notre pays dont la cause ou le dénouement est équivoque. Il vise à fournir aux écoles secondaires et aux universités du matériel de grande qualité qui porte sur ces événements et sur les méthodes d'enseignement de l'histoire. Ce projet est le fruit d'un partenariat entre une trentaine de professeurs et d'étudiants provenant des universités de Sherbrooke, de Victoria et de Toronto.