Désignation officielle du Centre judiciaire Jean-Melanson
Un hommage pérenne à un grand bâtisseur
Brigitte Morin, Christian Melanson, Lilianne Philippon Melanson, Marie-Pierre Robert et Sébastien Lebel-Grenier.
Photo : Jessica Garneau, collaboratrice
La Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke a procédé au dévoilement, le 3 avril 2025, de la plaque immortalisant la désignation toponymique officielle du Centre judiciaire Jean-Melanson.
C’est en présence de la femme, du fils et de la belle-fille du professeur Melanson, ainsi que d’anciens collègues et de membres actuels de la communauté facultaire, que la doyenne de la Faculté, la professeure Marie-Pierre Robert, a expliqué les raisons qui ont poussé la Faculté à entreprendre, suivant le décès de Jean Melanson le 2 avril 2023, les démarches qui mèneraient à cette désignation toponymique permanente.
Le Centre judiciaire est emblématique de la vision de l’enseignement que Jean Melanson a portée. Pour lui, acquisition de connaissances et acquisition de compétences allaient toujours de pair. Il était un précurseur de ce qu’on appelle aujourd’hui l’apprentissage expérientiel. Ce lieu par excellence de mise en pratique des connaissances, que le professeur Melanson était particulièrement fier d’avoir imaginé, devait donc porter son nom de manière pérenne.
Marie-Pierre Robert
Photo : Jessica Garneau, collaboratrice
La conception initiale du Centre judiciaire est effectivement le fruit du travail des professeurs Richard Crépeau et Jean Melanson qui, dès le milieu des années 1960, voulaient ajouter une dimension pratique à l'apprentissage théorique des étudiantes et des étudiants de la Faculté. Cette initiative s’inspirait des approches déjà adoptées dans les facultés de droit américaines de l’époque. Le centre se voulait un véritable « laboratoire », ce qui a d’ailleurs justifié sa réalisation aux yeux du ministère de l’Éducation.
Le Centre judiciaire portait déjà le nom de Jean Melanson, puisqu’en 2014, en reconnaissance d’un don philanthropique réalisé à l’initiative du comité de direction piloté par le doyen Sébastien Lebel-Grenier, une désignation temporaire avait permis d’honorer, de son vivant, cet homme indissociable de l’histoire de la Faculté.
Mon père ne travaillait pas pour cumuler les honneurs. Son travail a été fait avec passion, engagement, cœur, rigueur et intégrité pour la cause de la Faculté et aussi pour l’Université.
Christian Melanson
Photo : Jessica Garneau, collaboratrice
À propos de Jean Melanson
Jean Melanson entretient une relation étroite et durable avec la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke durant 48 ans : quatre ans comme étudiant, trois ans comme chargé de cours, 36 ans comme professeur et cinq ans comme professeur retraité en résidence. Président de la première promotion (1957), il devient le deuxième professeur de carrière dès 1961. À titre de premier responsable de la bibliothèque de droit, de secrétaire de faculté, de vice-doyen, puis de doyen entre 1972 et 1979, le professeur Melanson joue un rôle central dans le développement de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke.
Visionnaire, il pilote la construction du pavillon Albert-Leblanc, qui abrite la Faculté depuis septembre 1971, et contribue activement au déploiement des programmes académiques et de la collection d’œuvres d’art de la Faculté. Il siège aussi au conseil d’administration de l’Université pendant huit ans.
Homme de conviction, Jean Melanson s’implique au sein des associations étudiantes durant ses études, puis au sein de l’Association des professeurs de l’Université de Sherbrooke (APUS), notamment à titre de secrétaire général.