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Novembre

Rhinocéros

Lundi 3 novembre 2025 – Semaine 177

Des scientifiques ont récemment découvert les restants d’un rhinocéros au Nunavut, dans le Grand Nord canadien. La découverte de son squelette, vieux de 23 millions d’années, soulève plusieurs questions, entre autres d’ordre géographique.

En effet, comme le précise le dictionnaire Usito, le rhinocéros est un mammifère d’Afrique et d’Asie. Or, s'il n’existe aujourd’hui plus que 5 espèces de rhinocéros, ces animaux ont autrefois aussi habité l’Europe et l’Amérique du Nord.

Appartenant à la famille des rhinocérotidés, cet animal se démarque par son corps massif de couleur grise ou brune, ses petites oreilles dressées et sa ou ses cornes sur le museau. C’est d’ailleurs cette morphologie qui lui a valu son nom, emprunté au grec ancien rhinokerôs. On y reconnaît les mots grecs rhinos « nez » et keras « corne ».

Connaissez-vous le verbe qui est associé au bruit que pousse le rhinocéros? La réponse dans Usito.

Brunante

Lundi 10 novembre 2025 – Semaine 178

Avec le changement d’heure, le soleil se couche passablement tôt depuis quelques jours… Le français dispose de différents mots pour désigner la tombée de la nuit et la faible lumière qui subsiste dans le ciel après le coucher du soleil. On peut penser notamment à crépuscule, à brune (un mot littéraire et plutôt vieux) ou encore à brunante.

Ce dernier mot est une particularité lexicale du français québécois, héritée des parlers de France. Les origines de brunante rappellent un des anciens sens de l’adjectif brun, celui de « sombre, obscur ». Attesté dans les sources québécoises depuis au moins le 18e siècle, ce québécisme dérive plus particulièrement du verbe brunir. En voici une illustration :

« Entre lune et soleil se glisse l'heure sombre, épaisse, gluante, plus poignante que la brunante » (Anne Hébert, Les fous de Bassan, 1982).

Le mot est utilisé entre autres dans à la brunante, c’est-à-dire à la tombée de la nuit, et donc synonyme des expressions au crépuscule ou à la brune. Quelle autre expression existe-t-il en français pour exprimer l’idée qu’on se trouve à la tombée de la nuit? La réponse dans Usito.

Braille

Lundi 17 novembre 2025 – Semaine 179

L’Unesco s’apprête à inscrire l’apprentissage et l’usage du braille au patrimoine immatériel mondial. Des initiatives similaires existent déjà à certains endroits, comme en France et en Belgique, deux pays qui ont reconnu le braille comme faisant partie de leur patrimoine culturel.

Le mot braille, écrit avec une minuscule, désigne un système d’écriture constitué de points en relief et destiné à l’usage des personnes malvoyantes ou aveugles. Le mot est parfois utilisé comme adjectif, par exemple lorsqu’on parle de l’alphabet braille ou de l’écriture braille.

Vieux de 200 ans, ce système doit son nom à son inventeur Louis Braille. Le procédé de formation lexicale qui consiste à transformer un nom propre en nom commun est à l’origine de plusieurs autres mots en français. Pensons à béchamel (de Louis Béchamel, maître d’hôtel de Louis XIV), poubelle (d’Eugène Poubelle, ancien préfet du département de la Seine), galvaniser (de Luigi Galvani, physicien italien) ou encore barème (de François Barrême, auteur français).

Ces mots sont appelés éponymes par les linguistes. Au Québec, nous utilisons un éponyme, venant d’un nom de personnage fictif, pour dire d’une personne qu’elle est avare ou grippe-sou. De quel mot s’agit-il? La réponse dans Usito!

Climatique

Lundi 24 novembre 2025 – Semaine 180

Les changements climatiques ont été au cœur des échanges lors du dernier sommet de la COP30 organisée par les Nations Unies au Brésil. Le message des organisateurs était clair : il est impératif de poursuivre les efforts en vue de limiter la hausse de la température mondiale et de soutenir les populations déjà affectées par les effets néfastes causées par le dérèglement climatique.

Si, dans la langue générale, changement climatique et réchauffement climatique sont souvent utilisés comme synonymes, il existe bien une différence entre les deux dans la terminologie technique. Le premier est un terme générique et désigne la « variation significative de l’état moyen du climat ». Le deuxième, plus spécifique, prend plutôt le sens d’« augmentation de la température moyenne ».

Autrement dit, le premier désigne les excès du climat, alors que le second se concentre sur les hausses de température. Quand on veut attirer l'attention sur la gravité de la situation, on parle aussi de bouleversements climatiques ou de crise climatique. Ces termes n’ont pas de valeur scientifique, mais servent à éveiller les consciences.

Comme plusieurs autres adjectifs (pensons à volcanique, énergique ou calorique), climatique est formé d’un nom (climat) et d’un suffixe (-ique). Il est apparu dans les années 1860 et il a supplanté climatérique, que l’on avait commencé à utiliser pour parler du climat à partir des années 1810. Usito donne encore ce dernier, mais précise que son emploi est aujourd’hui vieux et donc sorti de l’usage.