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Octobre

Automnal

Lundi 2 octobre – Semaine 90

La coloration des feuilles, l'odeur de la tarte aux pommes, les voiliers d'oies dans le ciel... Il n'y a pas de doute, l'automne s'installe.

L'adjectif correspondant à cette saison, le mot automnal, soulève parfois des interrogations relatives à sa prononciation. Doit-on prononcer "otonal" (sans "m", comme dans le mot automne lui-même) ou "otomnal" (suivant en cela la graphie)?

Pendant longtemps, les dictionnaires ont enregistré la prononciation "otomnal" seulement, avec "m". Elle a progressivement disparu au profit de la prononciation sans "m". L'usage variant toujours sur ce point au Québec, le dictionnaire Usito enregistre les deux possibilités tout en indiquant que la prononciation avec "m" est moins courante.

Consultez l'article automnal dans Usito.

Balloune

Mardi 10 octobre – Semaine 91

Le mot balloune fait partie des québécismes couramment utilisés dans la langue informelle, mais critiqués par la norme en raison de leur origine anglaise. Dans le dictionnaire Usito, ces anglicismes critiqués sont accompagnés d’équivalents jugés plus respectueux de la norme et, partant, acceptables dans la langue standard.

Balloune est attesté dans l’usage québécois depuis au moins un siècle, d’abord au sens de « bulle de savon », puis au sens de « ballon ». On trouve aussi le mot dans plusieurs expressions comme partir sur une balloune « agir sans retenue » et dégonfler (ou péter) la balloune de quelqu’un « briser ses illusions ».

Plusieurs journalistes ont préféré éviter cette semaine l’anglicisme balloune pour parler d’un certain événement qui s’est produit à l’Assemblée nationale, notamment au profit des mots ballon ou baudruche. En même temps, le mot a été utilisé plus librement dans certains médias écrits et parlés, sans doute en raison de son caractère expressif. L’exemple illustre bien la tension qui existe entre l’usage et la norme, la dernière n’étant pas toujours aussi rigide et stable qu’on l’imagine.

Vulgariser

Lundi 16 octobre – Semaine 92

L’astrophysicien et environnementaliste Hubert Reeves a consacré une partie importante de sa carrière à vulgariser les idées les plus complexes de son domaine. Le verbe vulgariser signifie ici « mettre à la portée du grand public, rendre accessibles des connaissances ».

On reconnaîtra dans ce verbe deux éléments, l’adjectif vulgaire et le suffixe -iser. De toute évidence, le mot vulgaire ne signifie pas ici « ordinaire, sans intérêt », mais évoque plutôt l’idée de connaissances courantes, usuelles, par opposition aux connaissances savantes ou techniques. Quant au suffixe -iser, on le retrouve dans plusieurs autres verbes (comme démocratiser ou franciser) dans le sens de « attribuer une propriété, rendre ».

D’autres mots ont été formés à partir du verbe vulgariser, notamment pour désigner la personne qui vulgarise ou encore pour désigner l’action qui consiste à vulgariser. Connaissez-vous ces mots? Trouvez la réponse dans le dictionnaire Usito.

Pavillon

Lundi 23 octobre – Semaine 93

Le 23 octobre 2004, l’Université de Sherbrooke donne le nom de Georges Cabana à son pavillon central (qui héberge entre autres les centres de service, la bibliothèque et le rectorat), soulignant ainsi le rôle que ce prélat granbyen a joué dans la fondation de notre université en 1954.

Le mot pavillon peut désigner divers types de construction. Dans nos universités, il est notamment utilisé pour dénommer les différents bâtiments réunis sur un même campus.

L'origine de pavillon illustre bien comment le sens des mots peut évoluer considérablement à travers le temps. Issu du latin papilionem « papillon », il a d'abord pris le sens de « tente » (par analogie avec les ailes de l'insecte), avant d'être utilisé pour désigner des édifices aux dimensions et utilisations variées.

Pour découvrir les autres définitions du mot pavillon, consultez le dictionnaire Usito.

Déguiser

Lundi 30 octobre – Semaine 94

Alerte aux personnes déguisées, c’est l’Halloween!

Comme nous l’explique le dictionnaire Usito, le verbe déguiser a trois sens différents qui sont étroitement liés. Il signifie ainsi non seulement « vêtir à l’aide d’un costume », mais aussi « cacher, transformer un aspect de sa personnalité » ou encore, au figuré, « dissimuler ». Dans le sens de « costumer », il est souvent utilisé de manière pronominale, se déguiser.

Le verbe déguiser est formé à partir de l’ancien mot guise qui avait le sens de « manière d’être ». Aujourd’hui, ce mot n’est plus utilisé que dans quelques locutions, comme à ma (ta, sa) guise et en guise de.

Consultez le mot déguiser dans Usito.