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Avril

Poisson d'avril

Lundi 1er avril 2024 – Semaine 114

Pensez-vous jouer un mauvais tour à une personne dans votre entourage aujourd’hui?

C’est bien connu, l’expression poisson d’avril désigne une plaisanterie, un tour ou un canular que l’on fait le premier jour du mois d’avril. Faire un poisson d’avril à quelqu’un, c’est lui jouer un tour pour se payer sa tête. Cette pratique, bien connue au Québec, existe dans de nombreux pays à travers le monde, comme la France, la Belgique et l’Allemagne ou encore les États-Unis et le Brésil. Parfois, on colle un poisson dans le dos d’une personne à son insu.

Les origines de cette pratique demeurent controversées, mais nous savons que l’expression poisson d’avril au sens de « plaisanterie » apparaît dans les dictionnaires français au début du 18e siècle. Cela dit, l’expression était déjà utilisée, dans un autre sens, avant cette date. Au 15e siècle en effet, un poisson d’avril était un entremetteur qui devait discrètement remettre les lettres d’amour de son maître. Ce n’est pas une farce!

Les Pléiades

Lundi 8 avril 2024 – Semaine 115

Maintenant que vous savez tout des éclipses, connaissez-vous les Pléiades?

Il s’agit d’un ensemble d’étoiles visibles dans la constellation du Taureau. Il y a quelques semaines, il était possible de les observer au Québec, mais ce phénomène, plus fréquent il faut le dire, a été totalement éclipsé par cet autre phénomène astronomique que nous pourrons enfin observer aujourd’hui. En Europe toutefois, les Pléiades seront visibles à proximité de la lune dans quelques jours, dans la nuit du 11 avril.

Parfois appelé les « Sept sœurs du ciel », cet amas d’étoiles doit son nom aux Pléiades de la mythologie grecque, soit les sept filles d’Atlas et de Pléioné. Par extension, le mot pléiade (utilisé au singulier) sert aussi à désigner un groupe de sept poètes (le groupe le plus célèbre étant la Pléiade de Ronsard, à l’époque de la Renaissance) ou encore tout groupe de personnes au talent remarquable.

Caler

Lundi 15 avril 2024 – Semaine 116

Au Lac Saint-Jean, la tradition veut que l'on devine à quel moment le lac sera libéré de ses glaces. On apprenait il y a quelques jours que ce moment pourrait survenir dès cette semaine, alors qu'il arrive habituellement au mois de mai.

Pour parler de ce phénomène, on dira dans l'usage québécois que les glaces du lac calent, c'est-à-dire que les morceaux de glace fondent et s'enfoncent dans l'eau. Par métonymie, on dira aussi que le lac cale.

Il s'agit dans tous les cas d'extensions de sens du verbe caler, attesté en français depuis le 12e siècle et emprunté au provençal calar. Associé à la langue maritime, caler signifie « baisser les voiles » ou « couler, en parlant d'un bateau ».

Il existe d'autres sens de caler propres au français québécois. Pour les connaître, consultez Usito.