Cérémonie d’assermentation 2026 à l’Université de Sherbrooke
Les visages de la relève médicale 2026
La cérémonie d’assermentation représente une étape marquante dans le parcours des médecins résidents, symbolisant leur engagement envers la profession et les patientes et les patients qu’ils serviront.
Pour l’édition 2026, qui aura lieu le 25 juin prochain, quatre finissantes ont été désignées pour prendre la parole au nom de leurs collègues : Alex Porlier-Langlois (chirurgie orthopédique), Valérie Labrie (médecine interne générale), Patrice Jeannotte-Dumas (médecine de famille) et Elisabeth Doré (médecine de famille). Par leurs expériences, leurs aspirations et les valeurs qui les animent, ils témoignent de la diversité et de la richesse des parcours qui façonnent la relève médicale. À l’occasion de cette étape déterminante, ils reviennent sur les moments marquants de leur formation, les personnes qui les ont inspirés et la vision qu’ils portent pour l’avenir de leur profession.
Quelle spécialité avez-vous choisie et pourquoi?
- V.L. J’ai choisi la médecine interne générale pour l’approche globale envers le patient et pour la diversité des situations cliniques rencontrées. Cette spécialité me permet de prendre en charge des problèmes complexes nécessitant une approche globale et coordonnée en plus de parfois faire face à un défi diagnostic stimulant. J’apprécie également le suivi longitudinal des patients, ce qui favorise une relation de confiance et une meilleure compréhension de leur évolution à long terme.
- P.J-D. Depuis le début de ma formation en médecine, c'était clair pour moi que la médecine de famille serait ma voie. J'adore avoir la possibilité de suivre un patient sur de nombreuses années, d'être présent dans les bons comme les mauvais moments, de traverser les différentes étapes de sa vie avec lui. La diversité et la complexité des cas sont stimulantes. J'ai beaucoup de chance de pouvoir pratiquer cette médecine au quotidien.
- A.P-L. J’ai choisi la chirurgie orthopédique, la plus belle spécialité selon moi! Étant une athlète de haut niveau maintenant à la retraite, j’ai eu plusieurs blessures durant ma carrière sportive, ce qui m’a emmené à rencontrer des orthopédistes. En faisant des stages durant mon externat, j’ai vite réalisé que c’était fait pour moi – Travailler fort, trouver des solutions à des problèmes, aider nos patients à mieux se mobiliser et regagner une qualité de vie. L’orthopédie ne consiste pas seulement à des marteaux et des plaques et vis, malgré que ce soit un des points forts. L’orthopédie nous permet de rencontrer une multitude de patients, de la naissance aux soins palliatifs, en contexte électif et traumatique, de fixer un os qui est en milliers de morceaux jusqu’à des remplacements articulaires permettant aux patients de soulager leur souffrance.
- É.D. J’ai choisi la médecine de famille parce qu’elle me permet d’exercer dans des milieux très variés et de bâtir des relations privilégiées avec mes patients. J’aime la diversité qu’offre cette spécialité et la possibilité d’accompagner les gens à différentes étapes de leur vie. J’ai choisi d’orienter ma pratique vers l’urgence et le bureau, deux univers très différents mais complémentaires. J’apprécie autant l’action et la prise de décision rapide de l’urgence que le suivi longitudinal et la continuité des soins en clinique.
Dans quelle région/hôpital allez-vous pratiquer? Un attachement ou une histoire particulière à ce sujet?
- V.L. Je débuterai prochainement ma pratique comme interniste à l’Hôpital Sainte-Croix de Drummondville. J’ai la chance d’y effectuer des stages depuis ma première année de résidence, ce qui m’a permis de développer un réel sentiment d’appartenance envers cet hôpital. J’y ai découvert une équipe exceptionnelle, collaborative et accueillante, avec laquelle j’apprécie beaucoup travailler.
- P.J-D. Après avoir terminé ma formation complémentaire en obstétrique à l'automne 2026, j'irai rejoindre l'équipe du GFMU Charles-LeMoyne afin de faire du suivi de patient, des suivis de grossesses ainsi que des accouchements à l'hôpital Charles-LeMoyne. Je peux dire que j'ai très hâte de joindre cette équipe dynamique de médecins, de résidents et de professionnels.
- A.P-L. J’aurai la chance de poursuivre ma carrière en orthopédie à l’Hôpital Honoré-Mercier à St-Hyacinthe après monfellowde 6 mois avec l’équipe de pied-cheville de l’Université Laval. Depuis le tout début de mon doctorat en médecine, mon but a toujours été de pratiquer dans ma région. Malgré l’incertitude des postes en débutant ma résidence en orthopédie, je suis très contente d’avoir obtenu un poste tout près de chez moi tel que je le voulais.
- É.D. Je débuterai ma pratique à Alma, dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Cet hôpital occupe une place particulière dans mon histoire : j’y suis née, j’y ai effectué mon externat et j’y ai découvert la médecine familiale. J’ai ensuite quitté la région pour poursuivre ma résidence avant d’y revenir comme médecin. C’est un privilège de pouvoir retourner dans ma communauté d’origine avec de nouvelles connaissances et de contribuer à la santé des gens qui ont vu grandir la petite fille que j’étais.
Parlez-moi de votre parcours, avez-vous fait des rencontres étonnantes ou en avez-vous appris sur vous?
- V.L. J’ai complété mes études en médecine à Québec, puis ma résidence à l’Université de Sherbrooke. Ce parcours m’a permis de grandir sur le plan professionnel et personnel. J’y ai développé ma capacité décisionnelle et reconnu l’importance du travail d’équipe et de l’entraide. Devenue maman durant ma résidence, j’ai appris à mieux équilibrer ma vie, à être pleinement présente au travail comme à la maison et à apprécier encore davantage mon réseau de soutien.
- P.J-D. Après avoir travaillé en gestion plusieurs années et fait un Baccalauréat en soins infirmiers, j'ai complété ma formation doctorale en médecine à l'UdeM. Puis, j'ai décidé de retourner près de chez moi et j'ai fait ma résidence à St-Hyacinthe au GMFU Richelieu-Yamaska. J'ai découvert un milieu académique vraiment formidable. Chacun à leur manière, les médecins-superviseurs m'ont aidé à acquérir plus de savoirs médicaux mais ils m'ont surtout amené à découvrir qui j'étais et qui je voulais être comme professionnelle. Je leur suis vraiment reconnaissante.
- É.D. Mon parcours a été marqué par de nombreuses rencontres inspirantes. J’ai eu la chance de côtoyer des patients aux histoires touchantes, des collègues et des co-résidents extraordinaires, mais surtout des médecins qui ont été de véritables modèles de rôle. Ils m’ont transmis bien plus que des connaissances médicales, ils m’ont montré l’importance de l’écoute, de l’empathie et du professionnalisme. Ces mentors m’ont aussi permis de développer ma confiance en moi et de mieux comprendre le type de médecin que je souhaite devenir.
Quel est votre conseil à un étudiant qui débute sa médecine?
- V.L. Je lui conseillerais de rester curieux, de ne pas avoir peur de poser des questions ni de se tromper, puisque c’est justement le moment d’apprendre. La médecine est un apprentissage constant. Il est aussi important de ne pas négliger le fait de prendre soin de soi, de maintenir un bon équilibre et d’être bien entouré.
- P.J-D. Je crois que le conseil que je donnerais aux étudiants c'est de prendre soins de soi tout au long du processus de formation et même comme médecin. La médecine est un super domaine d'étude mais ça peut rapidement prendre beaucoup de place dans nos vies et ça devient facile de s'oublier. Un bon médecin est un médecin qui prends soin de sa propre santé (autant physique que mentale), qui est capable de reconnaître ses limites, qui entretien ses relations d'amitié et familiales. Personne ne peut mieux prendre soins de soi que soi-même. Prenez le temps de vous arrêter et profiter de la vie!
- A.P-L Impliquez-vous dans des projets ou comités qui vous intéressent et vous tiennent à cœur, trouvez-vous une passion ou une activité que vous aimez, restez curieux et choisissez une branche de la médecine dans laquelle vous vous voyez pour plusieurs années.
- É.D. Mon principal conseil est de ne pas négliger l’équilibre. La médecine occupera une grande place dans votre vie, mais elle ne doit pas devenir toute votre vie. Continuez à voir vos amis, à faire du sport, à voyager, à participer aux activités étudiantes et à célébrer les petites victoires. Ces moments vous permettront de garder votre énergie et votre motivation à long terme. Les connaissances médicales s’acquièrent avec le temps, mais prendre soin de soi est une habitude qu’il faut développer dès le début du parcours !