Programmes de rééducation sensitive et de gestion de la douleur appliqués chez les femmes atteintes de vestibulodynie provoquée : une étude de faisabilité et d’acceptabilité randomisée ...
- Date :
- Cet événement est passé.
- Type :
- Soutenance de thèse
- Lieu :
- Campus de la santé, local Z9-1004
Soutenance de thèse de doctorat recherche en sciences de la santé
Titre : Programmes de rééducation sensitive et de gestion de la douleur appliqués chez les femmes atteintes de vestibulodynie provoquée : une étude de faisabilité et d’acceptabilité randomisée et contrôlée
Doctorante : Isabelle Quintal
Membres du jury :
- Pr Michel Tousignant, président de jury
- Pre Mélanie Morin, directrice
- Pr Daniel Bourbonnais, codirecteur
- Pre Serena Corsini-Munt, membre externe au programme (École de psychologie, Université d’Ottawa)
- Pr Mathieu Piché, membre externe à l’Université (Département d’anatomie, Université du Québec à Trois-Rivières)
- Pre Nathalie Rivard, représentante du doyen (Département d’immunologie et de biologie cellulaire)
Résumé :
La vestibulodynie provoquée (VP) est une douleur ressentie à l’entrée vaginale lors du contact ou de la pénétration, qui nuit notamment à la vie sexuelle et affecte la qualité de vie. Bien que des interventions efficaces, telles qu’un programme de gestion de la douleur (PGD) soient proposées, certaines personnes n’obtiennent pas le soulagement visé. Le programme de rééducation sensitive (PRS), une approche visant à restaurer la sensibilité des tissus douloureux, pourrait offrir une nouvelle option thérapeutique. Cette étude avait pour but de vérifier s’il est faisable et acceptable de mettre en œuvre ces deux programmes. Également, elle avait pour but d’explorer et de comparer leurs effets sur la douleur auto-rapportée, les variables psychosexuelles, la douleur provoquée et la sensibilité tactile vulvaire. Quarante-cinq (45) personnes de sexe féminin souffrant de VP ont participé à une étude clinique randomisée et ont reçu soit le PRS, soit le PGD pendant 12 semaines. Leur progression a été évaluée avant, après et trois mois après l’intervention. L’étude, incluant les interventions, a été évaluée comme faisable, moyennant des ajustements pour l’adhérence aux conseils et aux exercices, ainsi que pour le taux d’abandon. Les deux programmes ont été jugés acceptables, mais exigeants. La douleur a diminué dans les deux groupes, mais sans différence entre leurs changements respectifs. Le PRS a montré des différences en sa faveur sur certains aspects, notamment la réduction de l’allodynie mécanique (douleur au toucher léger) et l’amélioration de la sensibilité tactile. En conclusion, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour préciser le rôle du PRS et du PGD, notamment combinés à la physiothérapie multimodale.