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Apprendre avec la communauté : retour sur des expériences étudiantes porteuses à Mashteuiatsh et au Nouveau-Brunswick

Ces occasions riches en apprentissages et en rencontres offrent aux étudiantes et étudiants une occasion privilégiée de sortir de leur environnement habituel, de vivre des rencontres authentiques et de donner davantage de sens à leur parcours de formation. Ici, une partie du groupe étudiant ayant participé à la journée du 16 février au site du Saguenay–Lac-Saint-Jean.
Ces occasions riches en apprentissages et en rencontres offrent aux étudiantes et étudiants une occasion privilégiée de sortir de leur environnement habituel, de vivre des rencontres authentiques et de donner davantage de sens à leur parcours de formation.
Ici, une partie du groupe étudiant ayant participé à la journée du 16 février au site du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Photo : fournie

Le 16 février dernier, des personnes étudiantes, des jeunes de la communauté ilnue de Mashteuiatsh et plusieurs partenaires du milieu se sont réunis dans le cadre de la Mini-école des sciences de la santé et de l'Hôpital des nounours de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke, organisés par le GISA (Groupe d'intérêt étudiant en santé autochtone) du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Quatre mois plus tard, les retombées de cette journée demeurent bien présentes. Découverte des professions de la santé, immersion culturelle et création de liens significatifs ont marqué les personnes étudiantes comme les jeunes participantes et participants.

Ilnu : Désigne le peuple Innu, selon la graphie propre aux Pekuakamiulnuatsh (les Innus du Saguenay–Lac-Saint-Jean, basés à Mashteuiatsh), qui reflète une particularité phonétique et locale de leur dialecte.

Faire découvrir les professions de la santé aux jeunes

En avant-midi, les élèves de l’école secondaire et de la formation générale aux adultes Kassinu Mamu ont participé à la Mini-école des sciences de la santé. Une cinquantaine de personnes étudiantes aux cycles supérieurs provenant de diverses disciplines du domaine de la santé ont animé des ateliers expérientiels permettant aux jeunes de découvrir concrètement les métiers de la santé.

L’Hôpital des nounours : apprendre en s’amusant

En après-midi, l’Hôpital des nounours a accueilli les élèves de l’école primaire Amishk. Accompagnés d’un groupe de personnes étudiantes, les enfants ont pu ausculter leur peluche et découvrir de façon ludique le fonctionnement du milieu de la santé.

Cette activité a permis de démystifier certains soins et de créer un premier contact positif avec les professions de la santé dans un environnement rassurant et adapté aux plus jeunes.
Cette activité a permis de démystifier certains soins et de créer un premier contact positif avec les professions de la santé dans un environnement rassurant et adapté aux plus jeunes.
Photo : fournie

Une immersion dans la culture ilnue

Pendant ce temps, un second groupe de personnes étudiantes a participé à une expérience d’immersion culturelle. La visite du Musée ilnu de Mashteuiatsh, une activité de création artistique autochtone ainsi qu’une discussion sur les biais et préjugés envers les Premières Nations ont favorisé une immersion culturelle et un contact privilégié avec l’histoire et les savoirs ilnus.

Cette démarche a contribué à nourrir la réflexion des futures professionnelles et futurs professionnels de la santé sur l’importance de la sécurité culturelle et de l’humilité dans leurs pratiques.

Une journée marquée par le partage et la réciprocité

La journée s’est conclue par une dégustation de bannique et de confitures, un moment de transmission de légendes avec l’Aîné Pierre Larouche et un cercle de partage. Ces activités ont permis de créer un espace de dialogue, de réciprocité et de reconnaissance mutuelle entre les participantes et participants.

Les témoignages recueillis soulignent d’ailleurs la qualité de l’accueil et la richesse des échanges :

« On s’est sentis très accueillis. […] Le partage et l’ouverture sont vraiment super au niveau des organisateurs et des participants. »

Cette initiative a mis en lumière l’importance du contact humain, de la découverte culturelle et de la transmission de la passion pour les professions de la santé :

« Je trouve toujours important de pouvoir exposer les jeunes à différentes situations et qu’ils puissent voir différentes professions… On ne sait jamais quelle graine on peut semer et peut-être qu’on leur donnera le goût d’exercer notre profession dans le futur. »

Des partenariats essentiels à la réussite de l’initiative

La réalisation de cette journée a été rendue possible grâce à l’accueil et à la collaboration des écoles Amishk et Kassinu Mamu ainsi que du Musée ilnu de Mashteuiatsh.

Nous remercions également les établissements partenaires qui ont contribué à cette initiative : le Cégep de Chicoutimi, la Formation générale aux adultes du Centre de services scolaire des Rives-du-Saguenay et l’Université du Québec à Chicoutimi.

Cette journée réaffirme l’importance de créer des espaces d’échanges significatifs et de renforcer les liens entre les milieux éducatifs, les institutions et les communautés. Elle nous encourage à poursuivre ces collaborations et à envisager avec enthousiasme les prochaines éditions.

Des initiatives qui se déploient dans l'ensemble du réseau

Cette volonté de favoriser les apprentissages en partenariat avec les communautés autochtones se manifeste également ailleurs dans notre réseau, dont en Atlantique francophone.

En effet, en mai dernier, les personnes étudiantes de première année du programme de médecine ont participé à une séance portant sur les rites de passage dans la communauté mi’kmaq, animée par Elder Noel Millea, Aîné en résidence au Centre de formation médicale du Nouveau-Brunswick.

Elder Noel Millea, Aîné en résidence au Centre de formation médicale du Nouveau-Brunswick
Elder Noel Millea, Aîné en résidence au Centre de formation médicale du Nouveau-Brunswick
Photo : fournie

Cette rencontre a permis un premier contact officiel entre la cohorte et Elder Noel, tout en jetant les bases de la relation de confiance et de respect qui se développera tout au long de leur parcours en médecine. Les participantes et participants ont également eu l’occasion de mieux comprendre l’importance des traditions, des valeurs et des enseignements mi’kmaq dans le contexte de la santé et de la réconciliation.

Qu’il s’agisse de l’immersion culturelle vécue à Mashteuiatsh ou des échanges avec les savoirs mi’kmaq au Nouveau-Brunswick, ces expériences contribuent à former des professionnelles et professionnels de la santé davantage sensibilisés aux réalités, aux cultures et aux savoirs des Premiers Peuples.