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Jumelage en résidence 2026 : des résultats inhabituels dans un contexte exceptionnel

Les quatre facultés de médecine du Québec ‒ Université Laval, Université McGill, Université de Montréal et Université de Sherbrooke ‒ ont pris connaissance des résultats du processus d’admission en résidence 2026, à la suite du deuxième tour du jumelage coordonné par le Service canadien de jumelage des résidents (CaRMS).

Dans l’ensemble, le nombre de résidentes et résidents jumelés continue d’augmenter : 888 des 1008 places offertes dans le contingent régulier sont comblées au Québec. La répartition est équilibrée, avec 436 postes pourvus en médecine de famille (49,1 %) et 452 dans les autres spécialités (50,9 %).

Cette année se distingue toutefois par un nombre plus élevé de postes demeurés vacants dans la province, notamment en médecine de famille, ainsi que par une proportion accrue de candidates et candidats formés au Québec qui ont choisi d’effectuer leur résidence ailleurs au pays, y compris dans cette spécialité.

Un contexte qui appelle à la prudence

Ces résultats s’inscrivent dans une année hors norme. Au moment de faire leur choix, les étudiantes et étudiants évoluaient dans un contexte particulièrement incertain.

À l’automne 2025, sur fond de conflit et de négociations tendues entre les fédérations médicales et le gouvernement, la suspension d’activités d’enseignement clinique dans plusieurs milieux a perturbé la formation. Une part importante des stages a été interrompue, et un climat d’incertitude s’est installé quant aux futures conditions de travail des médecins au Québec. Compte tenu des circonstances, les facultés estiment que ces résultats doivent être interprétés avec prudence et ne permettent pas, à eux seuls, de dégager une tendance.

Des efforts soutenus et structurants

Au cours des dernières années, les facultés de médecine du Québec ont considérablement accru leur capacité de formation. Depuis 2018, les cohortes ont augmenté de plus de 42 % au doctorat en médecine. Cette croissance se répercute en résidence, particulièrement en médecine de famille, et à un rythme supérieur à celui observé ailleurs au Canada, tant en proportion qu’en nombre absolu.


Cette progression s’appuie sur des actions concrètes : diversification des milieux de stage, renforcement de l’exposition à la pratique et déploiement accru de la formation en région. À terme, près d’un étudiant en médecine sur cinq (20 %) au Québec sera formé dans un site d’enseignement hors des grands centres.


Les facultés entendent poursuivre leurs efforts avec le gouvernement et les partenaires du réseau afin de répondre aux besoins de la population. Elles continueront ainsi de renforcer la formation et l’exposition à la pratique sur l’ensemble du territoire québécois.