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Activité du Mois de la pédagogie universitaire

Construire ensemble un sens pour mieux évaluer

Cette synthèse présente certains constats issus de l’activité L’évaluation des apprentissages : un sens à construire ensemble, tenue le 17 février 2026 dans le cadre du Mois de la pédagogie. L’événement a réuni une diversité d’actrices et d’acteurs – personnes étudiantes (PÉ), professeures (profs), chargées de cours (CC), conseillères pédagogiques (CP) et responsables de la coordination académique (coordos) – afin de croiser leurs conceptions de l’évaluation, d’identifier les défis rencontrés et de dégager des besoins.

La présente synthèse est volontairement succincte. Les personnes ayant participé à l'activité et celles qui en feront la demande recevront un document plus détaillé. Par ailleurs, aussi dans ce magazine : Quand l’évaluation des apprentissages cherche son nord.

Les finalités de l’évaluation (le « pourquoi »)

Un consensus se dégage à l’effet que l’évaluation constitue un mécanisme de rétroaction permettant de soutenir et de réguler les apprentissages, de situer la progression des PÉ et de valider leurs acquis. Elle remplit aussi des fonctions de certification et de sanction académique (profs, CP, coordos). Les PÉ y voient un moyen de communication et de développement, tandis que les CC, les profs, les CP et les coordos soulignent son rôle pour motiver les PÉ et réguler l’enseignement.

Ce qui est évalué (le « quoi »)

En ce qui concerne l’objet de l’évaluation, tous et toutes s’entendent : on évalue à la fois des connaissances, des compétences, des savoir-être. On évalue aussi des habiletés métacognitives (PÉ, profs, coordos). Une dimension normative (« répondre à des attentes »; « atteindre des objectifs ou des cibles », etc.) demeure toutefois fortement présente, bien que reconnue comme source de tensions. Certains profs insistent sur la nécessité de mieux définir les apprentissages évalués, les critères de réussite et de préciser si l’on évalue le processus ou le produit.

Les rôles en évaluation (le « qui fait quoi »)

Les rôles associés à l’évaluation sont multiples et partagés : offrir de la rétroaction (tous et toutes), concevoir des évaluations pertinentes (CC, profs, CP), se préoccuper de la cohérence et de l’alignement pédagogique (PÉ, CC, profs), réguler ses pratiques (PÉ, CC, profs), exercer une forme de médiation (PÉ, CP, coordos) et, pour certains, agir comme gardiens ou gardiennes des processus institutionnels (coordos).

Les défis, besoins et premières pistes d’action (le « vers quoi »)

Les défis identifiés sont nombreux : clarification de l’objet de l’évaluation (tous et toutes), justesse et calibration des pratiques (CC, profs), survalorisation de la note (profs), manque de sens perçu par les PÉ (PÉ, CC), incohérence entre méthodes d’enseignement et d’évaluation (PÉ, profs, CP), communication déficiente (PÉ, coordos), cultures évaluatives rigides (tous et toutes), manque de temps et charge de travail élevée (tous et toutes). L’intégration de l’intelligence artificielle soulève également des enjeux majeurs d’authenticité, d’éthique et de formation (tous et toutes).

Aussi dans ce magazine : L’évaluation à l’ère de l’IA : terreau de changements

Enfin, les besoins exprimés convergent vers davantage de concertation (tous et toutes) et d’ouverture (PÉ, CP), une meilleure information (PÉ, CC, profs, coordos), le désir de faire les choses autrement (tous et toutes), ainsi qu’un soutien accru en ressources humaines (profs, CP, coordos) et en temps (PÉ, CP, coordos).

Quelques premières pistes d’action émergent, suggérées par les CC et les CP, notamment...

  • une plus grande place accordée aux PÉ dans les processus d’évaluation,
  • l’amélioration de la portée formative des évaluations et
  • le développement professionnel des CC et profs, notamment d’une littératie évaluative.

Témoignage étudiant

Les évaluations formatives ou sommatives contribuent à notre amélioration continue tout au long du parcours universitaire. En ajustant nos méthodes de travail et en améliorant nos aptitudes de communication, cela développe des compétences transférables à notre future carrière. »

Geneviève, étudiante à la maîtrise en sciences de l’activité physique