Le fin mot
Matrice PME
Évaluation des contributions individuelles au travail en équipe
La Matrice PME est un outil qui permet d’évaluer les contributions individuelles des étudiantes et étudiantsdans les travaux d’équipe. Elle permet plus spécifiquement d’évaluer la contribution individuelle dans uncontexte d’apprentissage par projet. Développé par le professeur Patrik Doucet, doyen de la Faculté degénie, l’outil se substitue aux mécanismes d’autoévaluation classiques où l’étudiant s’évalue directementen proposant plutôt que celui-ci évalue si chacun de ses coéquipiers a contribué plus (P), moins (M) ou demanière équivalente (E) à lui.
La Matrice PME vient donc évaluer en quelque sorte la « compétence travail d’équipe » de l’étudiante oude l’étudiant, tout en cherchant à régler certains problèmes inhérents à l’autoévaluation, à l’évaluation parles pairs et aux problématiques observées dans le fonctionnement des équipes : inflation des notesindividuelles, conflits qui émergent à la suite d’une iniquité perçue en lien avec le partage desresponsabilités et de la charge de travail au sein de l’équipe, difficulté chez les enseignants de discriminerles bons étudiants, etc.
Exemple de fonctionnement
Prenons l’exemple d’une équipe comprenant six membres, comme illustré ci-dessous :
Pour chacun des critères, chaque membre de l’équipe a potentiellement 1 point. Dans l’exemple ci-dessus, chaque critère vaut 6 points. Les points sont distribués et un calcul effectué sur la fraction de points que mérite chacun des membres de l’équipe. Les valeurs attribuées à P (2), M (0) et E (1) mènent au calcul de différents facteurs de pondération. Un facteur de pondération final sera représentatif de la perception de tous les membres de l’équipe et est utilisé pour pondérer la note collective au travail d’équipe et déterminer la part que mérite chacun des étudiants.
À ce jour, la matrice PME a été intégrée à l’outil de gestion des notes intérimaires GeNote, développé et utilisé par les enseignants de l’École de gestion à l’Université de Sherbrooke. Des adaptations ont également vu le jour dans d’autres universités, notamment à l’École centrale de Lille (cf. Bachelet, 2011).