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10e édition des Rencontres scientifiques Montpellier–Sherbrooke

Sherbrooke et Montpellier : l’intelligence collective en action

François Pierrot, Vice-président responsable des relations internationales de l’Université de Montpellier, Pascale Lafrance, directrice générale, USherbrooke International, Université de Sherbrooke, Jean-Pierre Perreault, recteur de l’Université de SherbrookeMarie-Claude Bibeau, mairesse de Sherbrooke, Henri-Paul Rousseau, délégué général du Québec à Paris, Nadia Pellefigue, Vice-présidente en charge des affaires internationales et européennes, de la recherche et l’enseignement supérieur à la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, Dr. Mary Kavanagh, Experte senior, Direction générale de la recherche et de l’innovation de la Commission européenne, Philippe Augé, Président de l’Université de Montpellier, Anne Fraïsse, Présidente de l’Université de Montpellier Paul-Valéry, Antoine Coppolani, Vice-président délégué aux Relations internationales, à la Francophonie, et aux Relations avec les Collectivités territoriales, Université de Montpellier Paul-Valéry
François Pierrot, Vice-président responsable des relations internationales de l’Université de Montpellier, Pascale Lafrance, directrice générale, USherbrooke International, Université de Sherbrooke, Jean-Pierre Perreault, recteur de l’Université de SherbrookeMarie-Claude Bibeau, mairesse de Sherbrooke, Henri-Paul Rousseau, délégué général du Québec à Paris, Nadia Pellefigue, Vice-présidente en charge des affaires internationales et européennes, de la recherche et l’enseignement supérieur à la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, Dr. Mary Kavanagh, Experte senior, Direction générale de la recherche et de l’innovation de la Commission européenne, Philippe Augé, Président de l’Université de Montpellier, Anne Fraïsse, Présidente de l’Université de Montpellier Paul-Valéry, Antoine Coppolani, Vice-président délégué aux Relations internationales, à la Francophonie, et aux Relations avec les Collectivités territoriales, Université de Montpellier Paul-Valéry
Photo : Fournie

Qu’ont en commun les neurosciences, l’enseignement à l’ère de l’intelligence artificielle, la bio-informatique et la transition écologique ? Ces domaines, aussi divers que complémentaires, figuraient parmi les thématiques au cœur de la programmation de la 10e édition des Rencontres Montpellier–Sherbrooke, témoignant de la vitalité et de l’ambition d’un partenariat franco-québécois résolument tourné vers les grands enjeux contemporains.


Du 3 au 5 juin 2026, à Montpellier, en France, les 10e Rencontres scientifiques Montpellier–Sherbrooke ont réuni chercheurs et chercheuses, enseignants et enseignantes ainsi que représentants et représentantes de l’Université de Sherbrooke, de l’Université de Montpellier et de l’Université de Montpellier Paul-Valéry.

Comme le soulignait le professeur Jean-Pierre Perreault, recteur de l’Université de Sherbrooke, lorsqu’il est question de relations internationales avec des établissements de la francophonie :

Les collaborations universitaires exigent parfois du temps pour se déployer, d’où l’importance de pouvoir compter sur des partenariats solides. En réunissant nos expertises et nos réseaux, autour d’une langue commune qui facilite le dialogue, nous créons les conditions d’une recherche plus influente, plus ouverte et résolument tournée vers l’avenir. 

Colloques scientifiques et ateliers institutionnels ont jalonné ces trois journées d’échanges, avec pour fil conducteur une question partagée par l’ensemble des participants : quels sont les enjeux et les opportunités que représente l’intelligence artificielle pour les coopérations universitaires.

Cette rencontre est également l’occasion de réunir de nombreuses personnalités académiques et institutionnelles : Marie-Claude Bibeau, mairesse de Sherbrooke, Nadia Pellefigue, Vice-Présidente Enseignement supérieur, Recherche, Europe et Relations Internationales de La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, Dr. Mary Kavanagh, Experte senior, Direction générale de la recherche et de l’innovation de la Commission européenne, M. Henri-Paul Rousseau, délégué général du Québec à Paris

Ces rencontres ont une valeur essentielle : celle de créer du lien. Car la coopération internationale repose avant tout sur des relations humaines, sur la rencontre des idées et sur le partage des savoirs.

Henri-Paul Rousseau, délégué général du Québec à Paris


Un programme à la hauteur de l’ambition partagée

Atelier scientifique : NeuroBridge 2026 Montpellier-Sherbrooke

Atelier scientifique : NeuroBridge 2026 Montpellier-Sherbrooke
Photo : Fournie

La programmation des activités scientifiques illustre avec éloquence la richesse et la profondeur des collaborations franco-québécoises entre les universités partenaires. Les sciences de la santé y occupent une place prépondérante, avec des ateliers consacrés aux neurosciences, à la cancérologie, à la bio-informatique et à la biologie évolutive, ainsi qu’à l’immunogénétique. La physique et les technologies de pointe sont également représentées, à travers des sessions portant sur l’informatique quantique, la simulation numérique des matériaux et l’analyse métabolique assistée par intelligence artificielle.

Les sciences humaines et sociales contribuent à leur tour à la richesse de cette programmation : histoire du livre, archéologie du verre, histoire des femmes, linguistique, traductologie, littérature et études de genre figurent parmi les nombreuses thématiques explorées. La communication, l’éducation aux médias et les usages de l’intelligence artificielle générative en contexte d’apprentissage font l’objet de plusieurs ateliers à l’intersection des sciences de l’information, de l’épistémologie et de la pédagogie universitaire.

Atelier institutionnel : La transformation des métiers support au temps de l'IA : menace ou opportunité ?
Atelier institutionnel : La transformation des métiers support au temps de l'IA : menace ou opportunité ?
Photo : Fournie

Les ateliers institutionnels, qui rassemblent des membres des trois communautés universitaires, couvrent quant à eux un spectre tout aussi large : innovation, pédagogie, recherche, transition écologique et industries culturelles y sont abordées avec rigueur, tandis qu’une attention particulière est accordée à la vie étudiante, au bien-être du personnel et à l’impact de l’intelligence artificielle sur l’enseignement et la gouvernance des établissements. Enfin, la recherche-création, en invitant à repenser les liens entre arts, sciences et sociétés, complète un programme qui témoigne de l’étendue et de la profondeur des échanges entre les universités partenaires.


Une alliance solide, fondée sur la confiance, la complémentarité et une vision commune

Dans le cadre de sa planification stratégique IMPACTS 2030, l’Université de Sherbrooke a inscrit l’internationalisation parmi ses priorités institutionnelles. L’établissement entend notamment « faire de la francophonie le principal levier de son développement à l’international » et « affirmer son leadership en recherche en s’établissant comme un pôle d’attraction, d’innovation responsable et de diffusion, particulièrement au sein de la francophonie scientifique ».

Depuis leur création, les Rencontres Montpellier–Sherbrooke se sont imposées comme un véritable modèle de collaboration universitaire internationale, propice au partage de connaissances et à l’émergence de partenariats structurants.

Ces rencontres 2026 mettent à l'honneur la pérennité et la stabilité de notre coopération bilatérale à l'heure où l'ensemble de nos établissements d'enseignement supérieur, quel que soit le lieu où nous développons, le pays, l'État, le continent, et bien sont souvent confrontés aux mêmes défis, aux mêmes enjeux.

Philippe Augé, Président de l’Université de Montpellier

Au fil des années, cette alliance s’est traduite par de nombreuses réalisations concrètes :

  • l’alliance stratégique AMS+ et une vingtaine d’ententes institutionnelles;
  • des mobilités étudiantes et professorales;
  • des cotutelles de doctorat et des stages de recherche;
  • des projets scientifiques et culturels conjoints.

Une relation durable entre deux villes

Datant de 2006, l’accord d’amitié et de coopération avec entre Sherbrooke et Montpellier a évolué vers un accord de jumelage signé le 14 juin 2013, motivé par les collaborations universitaires unissant les deux villes.

Au niveau économique, les collaborations entre entreprises sont activement encouragées par les deux villes. Un axe important concerne les industries culturelles et créatives, avec une volonté de développer des ponts en matière de coproduction et développement technologique. Elle œuvre également à accélérer les opportunités de mobilité pour les jeunes talents, tant pendant leurs études qu’en milieu professionnel. Depuis 2024, les échanges ont été relancés, notamment avec une première présence de Clare Hart (vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole) à Sherbrooke, suivie cette fois, à Montpellier, par celle de la mairesse de Sherbrooke, Marie-Claude Bibeau.

Le lien entre nos villes jumelles bénéficie à nos communautés, tant au plan universitaire qu’économique. Ces missions contribuent à bâtir des partenariats entre nos entreprises et nos institutions. Elles accélèrent leur développement, notamment par le partage d’expertise.

Marie-Claude Bibeau, mairesse de Sherbrooke


La force d’un écosystème universitaire et de recherche

En célébrant leur dixième édition en 2026, les établissements partenaires réaffirment leur volonté commune de renforcer les collaborations existantes, de soutenir de nombreuses initiatives, de développer de nouveaux projets conjoints et de répondre collectivement aux grands défis de notre époque.

Les prochaines Rencontres Sherbrooke–Montpellier se tiendront en 2028 : l’Université de Sherbrooke accueillera alors une délégation française afin de consolider et d’approfondir cette coopération internationale durable.