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Kian Jafari

Professeur agrégé (UdeS)

Membre de l'axe Intégration hétérogène et microfabrication avancée

Intérêts de recherche

Le professeur Kian Jafari débute ses études en France, obtenant un diplôme d’ingénieur à l’INSA Lyon, suivi d’un master de recherche. Il poursuit avec une thèse de doctorat à Supélec (aujourd’hui intégrée à l’Université Paris-Saclay), soutenue en 2012. Il travaille ensuite à l’Agence nationale de la recherche à Paris pendant près de quatre ans, développant une vision globale de la recherche et de ses enjeux de financement. En 2015, il retourne en Iran pour enseigner à l’Université National d’Iran à Téhéran, où il progresse du statut de professeur assistant à professeur agrégé. Il a quitté l’Iran en 2022 pour effectuer une année de recherche à l’Université de Toronto, avant de rejoindre l’Université de Sherbrooke comme professeur agrégé au département de génie mécanique de la Faculté de génie.

Les travaux de recherche du Pr Kian Jafari portent principalement sur les systèmes micro-électro-mécaniques (MEMS), des dispositifs miniaturisés aux applications variées. Initialement orienté vers l’aéronautique, il a développé un capteur MEMS capable de mesurer simultanément l’accélération et la température. Depuis cinq ans, il se consacre aux applications biomédicales des MEMS, mettant à profit leur sensibilité accrue et leur faible coût de fabrication. Son approche multidisciplinaire intègre nanotechnologies, optique, biologie et médecine, avec pour objectif de développer des solutions innovantes à fort potentiel de transfert industriel.

Projets de recherche en cours

  • Détection précoce du cancer – En collaboration avec la Faculté de médecine de l’Université de la Colombie-Britannique et financé par la Société canadienne du cancer, ce projet vise à détecter des protéines de signalisation cancéreuses à l’aide de capteurs MEMS.
  • Diagnostic de la maladie d’Alzheimer – Soutenu par le CRSNG, ce projet utilise une technologie sans marquage (« label-free ») pour détecter le peptide amyloïde bêta, biomarqueur clé de la maladie.
  • Dispositif microfluidique auto-oscillant – En collaboration avec le Pr Fréchette et la Pre Karami à l’Université de Sherbrooke ainsi que le Pr Juncker de l’Université McGill, ce projet financé par le Fonds de recherche du Québec (FRQ) explore une nouvelle approche pour le diagnostic des maladies neurodégénératives.
  • Traitement du cancer par hyperthermie – En collaboration avec le Pr Poncet, la Pre Amiri, le Pr Azad de l’Université de Sherbrooke ainsi qu’avec l’Université Internationale de Rabat (au Maroc), ce projet utilise des matériaux magnétocaloriques pour chauffer sélectivement les cellules cancéreuses au-delà de 43 °C.