Allocution de la professeure Luce Samoisette,
rectrice de l’Université de Sherbrooke et présidente du conseil d’administration de la CREPUQ,
à l’occasion de la première rencontre thématique précédant la tenue du Sommet sur l’enseignement supérieur

Québec

Le 29 novembre 2012

Mesdames, 

Messieurs,

Je viens de vous expliquer les démarches actuellement en vigueur au Québec quant à la qualité de nos programmes. Malgré tout ce qui est en place, force est de constater que:

  • les mécanismes garantissant la qualité de la formation sont peu connus et peuvent être perçus comme trop restreints en terme de transparence;
  • l’accessibilité aux études universitaires, l’efficacité de la gouvernance, la qualité des programmes et la contribution des universités à la société sont des sujets qui devraient faire l’objet d’un dialogue permanent entre les universités et la société;

Et c’est pourquoi l’idée de créer un organisme permettant l’expression des points de vue pertinents sur ces enjeux majeurs a été mise de l’avant sous diverses formes au cours des récentes années.

En conséquence, les chefs d’établissement universitaire, unanimement, proposent la création d’un organisme public indépendant et autonome d’étude, de réflexion et de conseil en matière d’affaires universitaires, un lieu de convergence pour toutes les réflexions sur les universités, que nous proposons de nommer le Conseil des affaires universitaires du Québec.

Conseiller le gouvernement et les universités à l’égard du développement du réseau universitaire québécois dans les trois composantes de la mission universitaire : l’enseignement, la recherche-création et les services à la collectivité.

Pour assurer l’accomplissement de ce mandat, le Conseil sera doté de deux commissions permanentes :

  • une Commission de l’enseignement universitaire;
  • et une Commission de la recherche universitaire.

La Commission de l’enseignement universitaire aura pour rôle d’étudier toute question reliée à l’enseignement universitaire et de donner des avis au Conseil et elle veillera également à superviser l’évaluation des projets de nouveaux programmes de formation universitaire ainsi que les pratiques d’évaluation des programmes existants.

La Commission de la recherche universitaire aura pour rôle d’étudier toute question reliée à la recherche universitaire et de donner des avis au Conseil et elle veillera également à rendre compte de la performance du Québec en matière de recherche et d’innovation, notamment en recourant à l’étalonnage avec les sociétés les plus avancées dans ce domaine.

Le Conseil sera composé de manière à respecter les trois principes suivants:

  • les membres seront choisis après consultation des organismes concernés;
  • ils proviendront de fonctions et de domaines professionnels diversifiés, seront choisis pour leur compétence et leur expertise reconnues et devront être capables d’exercer leur mandat en toute indépendance et impartialité;
  • une majorité de membres ne devra être ni étudiant ni à l’emploi d’une université québécoise, tout en ayant une bonne connaissance du milieu universitaire.

Le Conseil rendra compte à l’Assemblée nationale et, à travers elle, à l’ensemble de la société québécoise :

  • de la qualité de l’enseignement universitaire au Québec et de son adéquation aux besoins de la société;
  • de la compétitivité du Québec en recherche dans tous les domaines du savoir;
  • et de la contribution des établissements universitaires au développement scientifique, social, culturel et économique des communautés où elles sont présentes et du Québec dans son ensemble.

Ce conseil devra être tourné vers l’avenir et contribuer à valoriser et à faire la promotion de la formation universitaire.

Je n’ai aucun doute sur le fait que nous aurons l’occasion au cours des prochaines semaines de discuter plus en détail de cette proposition. Entretemps, vous trouverez tous les détails de ce Conseil sur le site Internet du Sommet et sur celui de la CRÉPUQ au www.universites-avenir.ca. Des copies papiers sont également disponibles.