Aller au contenu

Faculté des sciences

Issue d'une des meilleures écoles sherbrookoises

La création de la Faculté des sciences est intimement liée à l'École supérieure de Sherbrooke. Cette dernière offrait des cours préuniversitaires à partir de 1945. Elle dispensait aussi des cours universitaires de 1re année de génie.

La Faculté des sciences fait partie des trois premières facultés fondées en 1954 lors de création de l’Université de Sherbrooke. Elle s’installe d’abord dans les locaux de l’École supérieure de Sherbrooke située au 135, rue King Ouest, où elle pourra bénéficier de laboratoires de physique et de chimie «parmi les plus beaux et les plus complets de la province»[i].

Le premier doyen de la Faculté des sciences est M. Armand Crépeau, ingénieur. Au moment de sa fondation, la Faculté des sciences chapeaute deux écoles, soit l’École de génie, administrée par l’ingénieur Gaétan J. Côté et l’École des sciences expérimentales, dirigée par le régisseur de la ferme expérimentale de Lennoxville, M. Ernest Mercier. À l’automne 1954, l’École des sciences expérimentales dispense une année de cours préuniversitaires qui prépare les étudiants aux programmes de sciences et de médecine, 17 étudiants y sont inscrits. Quatre ans plus tard, il y aura 23 inscriptions, dont deux femmes.

Place au développement

En 1957, la Faculté est la première à emménager sur le Campus principal. À l’époque, elle hébergeait une petite cafétéria et une chapelle.  

Pour s'établir une réputation d'excellence, la Faculté des sciences demande des conditions d'admission plus sévères en 1960. Dès 1965, la Faculté offre une maîtrise en chimie et en biologie. L'année suivante, elle instaure un programme de doctorat en chimie également. 

La Faculté des sciences crée, pendant la période 1959-1968, un nouveau programme de sciences pures d’une durée de 4 ans. Celui-ci permet d'obtenir un baccalauréat ès sciences avec option en mathématiques, en chimie, en physique ou en biologie. Durant la première année, les étudiants en sciences appliquées et en sciences pures suivent les mêmes cours. Cette structure permet une meilleure utilisation des salles de classe, offre aux étudiants la possibilité d'orienter leur carrière après avoir fait l’expérience de plusieurs disciplines.

En 1966, la Faculté des sciences implante le régime coopératif en sciences appliquées avec l'appui du ministère de l'Éducation. Ce nouveau programme ouvre les portes au projet de construction d'un pavillon pour les départements de sciences appliquées. En 1967, la Faculté des sciences est divisée en deux : la Faculté des sciences pures et la Faculté des sciences appliquées (qui deviendra la Faculté de génie).

À partir de 1968, la Facultés des sciences instaure des programmes interfacultaires tels qu’économique-mathématiques et sciences biogéographiques ainsi que des programmes d'études supérieures.

Dans les années 70, la recherche à la Faculté prend de l'ampleur. En 1977, l'Université de Sherbrooke détient 80 brevets à travers le monde, dont la moitié résulte des travaux de recherche réalisés à Faculté des sciences.

En collaboration avec la Faculté de médecine, la Faculté des sciences a fondé en 1997 l'Institut de pharmacologie de Sherbrooke situé au Campus de la santé. La synthèse de molécules d'intérêt thérapeutique et l'analyse des effets pharmacologiques s'inscrivent dans ses principales activités.

De 2003 à 2009, la Faculté des sciences se dote d’un plan immobilier ambitieux, dont l’élément directeur est la construction du Pavillon des sciences de la vie. C’est à l’hiver 2007 que ce pavillon accueillera le Département de biologie, donnant accès à des salles de classes et des laboratoires de recherche modernes. Des rénovations sont faites dans les pavillons D3 et D4 pour rajeunir et moderniser les salles de classe.

À la même période, le Département de mathématiques et informatique se scinde pour former deux départements, permettant ainsi la création de nouveaux axes d’enseignement et de recherche, tout en préservant une collaboration naturelle. 

Déjà établie depuis de nombreuses années au Campus de Longueuil par ses programmes en environnement et son diplôme en technologies de l’information, la Faculté y crée en 2006 le Centre de formation en technologies de l’information (CeFTI) afin de développer une offre variée de formation continue en technologies de l’information.

En 2010, l’Université de Sherbrooke fait partie de la première vague des universités obtenant une Chaire d’excellence de recherche du Canada, soit la Chaire d’excellence en recherche du Canada sur le traitement de signaux quantiques. C’est le physicien Bertrand Reulet qui en est le titulaire. En 2015, les chercheurs du Département de physique sont appuyés à la hauteur de 33,5 M$ pour sept ans par le Fonds d’excellence à la recherche Apogée Canada, dans le cadre du projet «De la science quantique aux technologies quantiques». Cet octroi permettra dès lors de fonder l’Institut quantique qui sera multifacultaire.

La Faculté des sciences regroupe cinq départements : Biologie, Chimie, Informatique, Mathématiques et Physique. Plusieurs membres du personnel enseignant mènent des recherches dans des domaines très diversifiés comme la microbiologie et la biotechnologie, l’écologie des populations, la topologie computationnelle, l’intelligence ajoutée aux matériaux et aux systèmes, la chimie pharmaceutique et la physique quantique. Afin d’offrir un enseignement de première qualité aux étudiants, la Faculté des sciences encourage les professeures et les professeurs à poursuivre des recherches dans des technologies de pointe.


[i] La Patrie, Octobre 1954, selon Histoire de l’Université de Sherbrooke, 1954-2004, par Denis Goulet