Allocution du professeur Bruno-Marie Béchard,
recteur de l'Université de Sherbrooke,
à l'occasion de la conférence de presse
sur la Journée de consultation de la Table
de concertation interordres en éducation

Le 28 mars 2006

Mesdames, Messieurs,

Actuellement, un jeune estrien sur trois abandonne l'école sans qualification ni diplôme d'études secondaires.

Dans notre société où l'éducation conditionne de plus en plus la qualité des emplois et la qualité de vie en général, l'absence de diplomation et de qualification constitue un lourd handicap pour l'épanouissement des individus et pour notre vitalité régionale parce que les entreprises requièrent une main-d'œuvre de plus en plus qualifiée.

C'est seulement en joignant nos forces pour atteindre des objectifs bien ciblés que nous pourrons renverser la vapeur. Nous rallions donc tous les milieux concernés, éducatifs, sociaux, culturels et économiques, afin de poser les conditions gagnantes. La coopération constitue la voie royale pour favoriser la réussite du plus grand nombre de nos jeunes. Cette coopération doit être organisée, orientée et appuyée, d'où l'importance de nous donner un plan de match qui nous engage toutes et tous, chacun à notre niveau d'intervention.

La consultation d'aujourd'hui constitue donc le botté d'envoi d'une mobilisation sans précédent de notre région pour assurer la réussite de nos jeunes. Deux cents représentants des organismes scolaires, sociaux et économiques sont présents pour se prononcer sur le Plan 2006-2011 de mobilisation et d'action pour la réussite des jeunes estriens préparé par la Table estrienne de concertation interordres en éducation (TECIÉ).

Une fois enrichi des travaux d'aujourd'hui, le plan d'action sera ensuite présenté par la TECIÉ à la Conférence régionale des élus de l'Estrie (CRÉE), qui a la responsabilité de déterminer les priorités régionales de développement. Le soutien de la CRÉE nous a déjà permis d'étudier les causes du décrochage et les conditions à mettre en place pour le prévenir. Nous souhaitons maintenant que la CRÉE fasse du double défi du décrochage et de la diplomation la priorité qui mobilisera toute l'Estrie.

Il est absolument essentiel de prendre conscience que l'éducation est, plus que jamais, l'investissement le plus rentable qu'une société, qu'un pays et qu'une région puissent faire, de façon permanente, autant sur le plan personnel pour chaque individu, que collectif comme société. Notre niveau de vie est étroitement lié à la qualité de notre éducation, et ce, tant sur les plans social et culturel qu'économique.

Je réitère donc l'urgence de stimuler la passion pour l'éducation comme étant la priorité de notre société et de notre région en particulier. C'est le défi qu'il importe le plus aux partenaires de la Table de concertation de relever ensemble. Et compte tenu de l'importance des jeunes en cause, nous sommes tous et toutes condamnés à réussir!