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Féministes et lectrices de dark romance? Étude de la réception de Captive sur TikTok

Date :
Mercredi 25 mars 2026
Heure :
De 16 h à 17 h 30
Type :
Conférences et séminaires
Public :
Ouverte à toutes et à tous
Lieu :
Espace Anne-Hébert (A3-330), Faculté des lettres et sciences humaines, Campus principal
Coût :
Activité gratuite

Description : Féministes et lectrices de dark romance? Étude de la réception de Captive sur TikTok

  • Élisabeth Grégoire, 3e cycle (Département des arts, langues et littératures)
On assiste, dans les dernières années, à l’essor de la dark romance. Ce sous-genre ramène en surface une ancienne inquiétude concernant le lectorat féminin : celui-ci serait vulnérable aux contenus subversifs véhiculés par les romans de dark romance et serait peu apte à se distancier des fictions qu’il lit (Bigey et Olivier, 2010). Par conséquent, les lectrices ferventes de dark romance se tournent massivement vers des lieux alternatifs où elles peuvent partager leur passion pour ce sous-genre, en étant soustraites au jugement. 

L’application TikTok, où un microcosme du nom de BookTok s’est développé depuis 2020, incarne l’un des espaces privilégiés pour les amatrices de romances. En ce sens, l’engouement des lectrices pour la dark romance peut être perçu comme une façon de résoudre les contradictions quant à l’inégalité hommes-femmes qui persistent dans leur imaginaire (Illouz, 2014). 

À travers une étude de la réception de la dark romance Captive de Sarah Rivens, Élisabeth Grégoire propose de présenter les résultats de son mémoire, qui a examiné les commentaires de BookTokeuses faisant part de leurs lectures sur l’application. Cette analyse a permis d’invalider les critiques adressées à une production sentimentale qui, publiée dans une période où le féminisme semble avoir des acquis solides, tend à surexposer (voire à « romantiser ») la violence faite aux femmes. 

Loin de former un tout monolithique et passif dans l’acte de lecture, les lectrices de romance ont des opinions arrêtées quant aux caractéristiques des récits, aux styles d’écriture et au paratexte caractérisant la production sentimentale. De plus, elles sont bel et bien en mesure de repérer la violence dans ces récits et développent de multiples stratégies pour s’en distancer, voire la dénoncer. 

Cette activité est organisée dans le cadre de la Semaine de la recherche 2026 de la Faculté des lettres et sciences humaines. D'autres conférences auront lieu durant cette plage horaire, consultez la programmation pour avoir tous les détails.