Le phénomène de la Dark Romance au Québec : le point de vue des lectrices et lecteurs
Chercheuses : Marie-Pier Luneau (U. de Sherbrooke), Élodie Massa (U. de Sherbrooke, Département de marketing), Gabrielle Patry-Beaudoin (U. de Sherbrooke, Département de marketing)
Auxiliaire de recherche : Élisabeth Grégoire (U. de Sherbrooke)
Captive, L’ombre d’Adeline ou encore Carnage sont autant d’exemples de « romances sombres » (Dark Romance en anglais et dans le langage courant) qui passionnent les lectrices et lecteurs, tout en faisant couler beaucoup d’encre dans les médias. Cette variante du roman sentimental type, déjà réputé pour ses représentations inéquitables des rapports hommes/femmes, suscite d’autant plus le débat que cette production exacerbe de manière appuyée les scènes entremêlant amour et violence (qu’elle soit physique, psychologique ou sexuelle).
En s’appuyant sur des entrevues menées auprès des lectrices et lecteurs québécois, ce projet vise ainsi à comprendre pourquoi et comment les livres de romance sombre sont consommés, particulièrement auprès d’un public jeune et fortement titillé par le goût de la transgression. Résolument interdisciplinaire, ce projet croisera les approches de l’analyse de discours, de la sociologie de la littérature et des études en marketing, incluant la littérature sur la consommation de produits tabous.
Ce projet a reçu l’appui du comité d’éthique à la recherche (no 2025-4893).