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L’équipe québécoise remporte la 2e place au Tournoi Francophone des Chimistes

Les membres de l'UdeS qui ont fait partie de l'équipe québécoise reviennent du TFChim 2026 avec un podium ainsi que le prix de la meilleur équipe contradictrice (ex-aequo avec ENS Lyon).

Les membres de l'UdeS qui ont fait partie de l'équipe québécoise reviennent du TFChim 2026 avec un podium ainsi que le prix de la meilleur équipe contradictrice (ex-aequo avec ENS Lyon).


Photo : Fournie

L’équipe québécoise a signé sa meilleure performance à ce jour lors du Tournoi Francophone des Chimistes (TFChim) 2026, en décrochant la deuxième place parmi les onze équipes. La compétition s’est déroulée les 20 et 21 mars à l’Université Paris Cité. Composée d’étudiantes et d’étudiants de l’Université de Sherbrooke, de l’Université de Montréal et de l’Université Laval, l’équipe s’est classée juste derrière l’École Polytechnique et devant l’ENS Lyon, montant ainsi sur le podium pour la troisième année consécutive. En plus de ce classement remarquable, l'équipe québécoise a également été désignée meilleure équipe contradictrice, un honneur qu'elle partage avec l'ENS Lyon.

L'équipe est composée de personnes étudiantes en fin de 1e cycle ou en début de 2e cycle, issus de nos départements de chimie. Cette année, l'équipe était composée d'Oliver Amadji et de Francis Benoit de l'Université de Sherbrooke (UdeS), d'Audrey Villeneuve et de Victor Trudel-Lalande de l'Université de Montréal (UdeM), ainsi que de Maxime del Mistro et d'Inès Le Sorne de l'Université Laval (ULaval). Allison Wustrow (UdeS), Samy Cecioni (UdeM) et Gabriella Tessitore (ULaval) ont encadré l’équipe pour aider à la préparation des projets et du voyage.

Pour le TFChim, les personnes étudiantes ont travaillé depuis octobre dernier sur huit projets de recherche et ont présenté leurs résultats lors de joutes oratoires les opposant à quatre autres écoles. La rencontre entre l’équipe québécoise et l’École Polytechnique a d’ailleurs reçu le prix spécial de la meilleure rencontre du tournoi.

Les Québécois ont présenté un paradoxe chimique en mélangeant trois solides qui se transforment en un liquide magnétique, et ils ont contredit la proposition de Polytechnique qui utilisait la chimie acide-base pour créer une élégante calculatrice (moléculatrice) capable d’effectuer des additions, des soustractions et des multiplications. La nature ouverte des défis permet une grande créativité au sein de l’équipe.

J’ai été surpris de voir à quel point nous avons tous eu des approches différentes face aux problèmes, a fait remarquer Francis Benoit de l’UdeS, l’un des membres de l’équipe.

Le format de la compétition était surprenant, mais super intéressant et stimulant, a ajouté Audrey Villeneuve de l’UdeM.

 Ce concours permet aux étudiants de mener leurs propres projets de recherche : du choix de l'approche à la conception des expériences, en passant par l'analyse des données et la préparation d'une présentation, les membres de l'équipe bénéficient d'une grande autonomie tout au long du processus. Ils apprennent également à critiquer de manière constructive les travaux de leurs pairs. La participation à ce concours prépare les étudiants à devenir d'excellents chercheurs, a déclaré Allison Wustrow, professeure à l'Université de Sherbrooke et encadrante de l'équipe.

En plus de participer à la compétition, l’équipe a également pu nouer des liens avec ses pairs issus de nombreuses institutions françaises. Les discussions autour des projets se sont souvent poursuivies bien après la fin officielle des épreuves du tournoi.

On a beaucoup échangé, débattu sur des sujets scientifiques, toujours dans une bonne ambiance. Il y avait un véritable esprit d’équipe et c’était agréable de travailler ensemble, a déclaré Oliver Amadji, de l’UdeS.

J’en ressort grandi grâce aux échanges intéressants et bienveillants tout au long du tournoi et grâce à mes nouveaux amis et collègues français!, a ajouté Maxime del Mistro, de l’Université Laval.

Pour Samy Cecioni, professeur à l’Université de Montréal, cette nouvelle performance continue de souligner le talent de nos étudiants sur le plan scientifique. Notre équipe québécoise jouit maintenant d’une solide réputation d’excellence dans ce tournoi qui regroupe 11 institutions parmi les meilleurs de France. Au-delà des résultats et du classement, je suis très fier des relations amicales que nos étudiants ont tissés avec les autres équipes.

L’équipe encadrante souligne l’importance de ce tournoi et des initiatives qui mettent en valeur la francophonie dans un cadre scientifique. En constatant la régularité de la performance de nos étudiants, on peut espérer que nos institutions québécoises continuent de participer lors des prochaines éditions, car la première marche du podium ne semble plus très loin!

La participation à ce tournoi a été rendue possible grâce au soutien de l'Université de Sherbrooke (Faculté des sciences, Fonds d’appui à l’engagement étudiant, Association générale étudiante en science (AGES)), de l'Université de Montréal (Chimie, Faculté des Arts et des Sciences et Vice-Rectorat au communautaire, à l’international et aux Premiers Peuples) et de l'Université Laval, ainsi qu'aux généreuses contributions du Centre québécois de matériaux fonctionnels et de l'Institut de chimie du Canada.


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