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Concours La preuve par l’image 2022 de l’Acfas

Quatre images étudiantes font rayonner la recherche de l’UdeS

Pas moins de 4 images de l'UdeS sont finalistes au concours La preuve par l'image cette année. N'oubliez pas de vous prononcer sur votre coup de cœur!
Pas moins de 4 images de l'UdeS sont finalistes au concours La preuve par l'image cette année. N'oubliez pas de vous prononcer sur votre coup de cœur!
Photo : Fournie

On dit qu’une image vaut mille mots. C’est par des représentations visuelles que le concours La preuve par l’image de l’Acfas met en valeur les travaux et découvertes de scientifiques du Canada. Des 20 images en lice cette année, pas moins de 4 proviennent d’étudiantes et d’étudiants en recherche de l’UdeS, une autre démonstration de l’incroyable talent en vulgarisation scientifique de notre communauté de recherche.

Chaque année, des étudiantes et étudiants en recherche de l’UdeS participent à ce concours qui leur permet de partager leurs passions et de faire connaître leurs travaux, en plus de favoriser le rayonnement de leur université.

Avec leurs images à la fois intrigantes et d’une grande beauté, nos finalistes démontrent clairement qu’avoir l’âme du chercheur ou de la chercheuse, c’est aussi être capable de communiquer sa science à tous les types de publics.

La vulgarisation scientifique est un savoir-faire important qui fait connaître la science, mais aussi, qui propulse la carrière en recherche. À l’Université de Sherbrooke, on se fait un point d’honneur d’ouvrir toutes les portes possibles à nos jeunes chercheuses et chercheurs qui souhaitent développer leurs compétences en la matière. D’avoir quatre finalistes au concours La preuve par l’image cette année est une grande fierté.

Jean-Pierre Perreault, vice-recteur à la recherche et aux études supérieures de l’UdeS

Les noms des personnes gagnantes des trois prix (prix du jury, prix humain-nature et prix du public Découverte) seront dévoilés fin septembre.

Le vote est ouvert sur le site d’ici Radio-Canada jusqu’au 25 septembre!

N’oubliez pas de vous prononcer sur votre image UdeS préférée. Rendez-vous sur le site d’ici Radio-Canada  et votez pour votre image coup de cœur.

Mars tire son chapeau à l’Arctique

Éloïse Brassard, étudiante prédoctorale en géomatique appliquée (Faculté des lettres et sciences humaines), est finaliste grâce à son image Mars tire son chapeau à l’Arctique.
Éloïse Brassard, étudiante prédoctorale en géomatique appliquée (Faculté des lettres et sciences humaines), est finaliste grâce à son image Mars tire son chapeau à l’Arctique.
Photo : Fournie

Des similitudes entre l’Arctique et la planète Mars? Oui! Étudiante prédoctorale en géomatique appliquée (Faculté des lettres et sciences humaines), Éloïse Brassard a photographié ces glaciers entourés de formations rocheuses (en fausses couleurs) sur l’Ile Axel Heiberg au Nunavut.

Les zones jaune orangé se nomment « chapeaux de fer ». Ce sont des dépôts de surface, riches en fer oxydé, qui témoignent d’un milieu acide propice au développement de certaines formes de vie. On y rencontre également un minéral dont la structure cristalline peut conserver des traces de vie : la jarosite, un biomarqueur retrouvé sur Mars! À partir d’analyses au sol, la chercheuse explore une méthode pour repérer ces « chapeaux de fer » sur des images satellites de l’Arctique canadien. Ce savoir sera ensuite appliqué aux images satellites de Mars. Qui sait si des Martiens microscopiques n’habitent pas la planète!

Mouflon, bourgeon et collation

Rachel Bergeron, étudiante prédoctorale en biologie (Faculté des sciences), est finaliste grâce à son image Mouflon, bourgeon et collation.
Rachel Bergeron, étudiante prédoctorale en biologie (Faculté des sciences), est finaliste grâce à son image Mouflon, bourgeon et collation.
Photo : Fournie

Ce jeune mouflon d’Amérique aborde fièrement ses boucles d’oreilles UdeS dernier cri, qui lui permettront d’être facilement repéré par les chercheurs. Rachel Bergeron, étudiante prédoctorale en biologie (Faculté des sciences), s’intéresse à la survie et à la reproduction du mouflon d’Amérique vivant dans la région de Ram Mountain, en Alberta. Elle travaille au sein d’une équipe de l’Université de Sherbrooke qui s’occupe depuis 1991 de la capture et du marquage de ces bêtes impressionnantes, en vue de mieux comprendre certains aspects liés à leur survie et à leur reproduction, d’évaluer les effets des conditions environnementales à la naissance, d’explorer les conséquences des changements climatiques, et bien plus encore.

À la lueur des cimes

Bastien Vandendaele, étudiant prédoctoral en géomatique appliquée (Faculté des lettres et sciences humaines), est finaliste grâce à son image À la lueur des cimes.
Bastien Vandendaele, étudiant prédoctoral en géomatique appliquée (Faculté des lettres et sciences humaines), est finaliste grâce à son image À la lueur des cimes.
Photo : Fournie

Cette image surprenante est l’œuvre de Bastien Vandendaele, étudiant prédoctoral en géomatique appliquée (FLSH). Vous vous baladez ici en pleine forêt numérique. Vous apercevez le sommet d’un peuplement de feuillus qu’un chercheur a capté, à partir du sol, au moyen d’un lidar mobile portatif. Cet appareil utilise les ondes lumineuses émises par un laser pour reconstituer chaque tronc et chaque branche par l’assemblage de millions de points.

En quelques minutes, Bastien et ses coéquipiers recueillent ainsi des données précieuses pour la gestion des forêts : le diamètre, la hauteur et le volume des arbres. À l’ère de la révolution numérique, les données issues de ce type de capteur pourraient bien être le dada de la nouvelle génération d’inventaires forestiers.

Alliances souterraines

Joey Chamard et Jonathan Rondeau-Leclaire, étudiants prédoctoraux en biologie (Faculté des sciences), sont finalistes grâce à leur image Alliances souterraines.
Joey Chamard et Jonathan Rondeau-Leclaire, étudiants prédoctoraux en biologie (Faculté des sciences), sont finalistes grâce à leur image Alliances souterraines.
Photo : Fournie

Vous aimez les champignons? Gageons que vous n’en avez jamais eu de semblables dans votre assiette. Joey Chamard et Jonathan Rondeau-Leclaire, étudiants prédoctoraux en biologie (Faculté des sciences), eux, ne les mangent pas, mais s’y intéressent de très près par souci pour l’environnement.

Sur l’image, un champignon ectomycorhizien a déposé ses spores en forme d’étoile sur une racine d’érable à sucre. Pas de chance pour cette espèce d’Inocybe, car cet érable entretient une relation exclusive avec les endomycorhizes! S’ils sont « ecto », les champignons enrobent la racine et ses cellules; s’ils sont « endo », ils s’installent à l’intérieur de ces cellules racinaires. Tous les champignons mycorhiziens entretiennent une relation symbiotique qui confère à leurs hôtes un apport en minéraux, favorise leur productivité et atténue les stress environnementaux. Les scientifiques « encouragent » cette union pour réduire les chocs climatiques sur les populations d’arbres indigènes.