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Diplômé du microprogramme en écoresponsabilité

Médecine et environnement : l’optimisme de Thomas Steverman

Thomas Steverman est étudiant en médecine et diplômé du microprogramme en écoresponsabilité.
Thomas Steverman est étudiant en médecine et diplômé du microprogramme en écoresponsabilité.
Photo : Karine Couillard

Thomas Steverman a toujours eu la fibre environnementale, au point de penser pendant un temps faire carrière dans le domaine. Finalement, c’est vers la médecine qu’il s’est dirigé, mais la petite voix clamant l’importance de s’occuper de développement durable ne s’est jamais tu en lui. Pour allier ses deux passions, il a donc décidé de s’inscrire au microprogramme en écoresponsabilité tout en poursuivant son doctorat. Deux domaines difficilement conciliables? Pas selon lui.

L’étudiant de 4e année du doctorat en médecine de l’UdeS affirme que le système de santé est très pollueur. Il veut étudier les effets réels de ce système sur l’environnement, que ce soit au niveau des produits plastiques à usage unique, des médicaments ou de l’énergie consommée, pour ensuite viser l’atténuation de leurs effets néfastes dans le futur.

Thomas s’intéresse également à certains enjeux touchant à la fois l’environnement et la santé. Car pour lui, ces deux domaines vont de pair. « Les effets nocifs de l'activité humaine sur l'environnement, comme les changements climatiques et la pollution, ont des conséquences sur notre santé, explique-t-il. On peut penser aux maladies pulmonaires et cardiovasculaires liées à la pollution de l'air et aux feux de forêt, aux infections découlant des perturbations des écosystèmes, et bien plus. »

La pollution plastique est un autre exemple d’enjeu lié à la fois à l’environnement et à la santé.

Mon projet d’intégration à la fin du microprogramme portait sur les microplastiques. Ces particules de plastique sont partout dans l’environnement et du même coup aussi présentes dans notre corps, ce qui peut être néfaste pour notre santé, notamment cardiovasculaire. Travailler à réduire ces microplastiques est donc bon pour la santé humaine comme pour l’environnement.

Mission accomplie, Thomas a réussi à concilier ses études en médecine et son intérêt pour l'environnement.
Mission accomplie, Thomas a réussi à concilier ses études en médecine et son intérêt pour l'environnement.
Photo : Karine Couillard

Concilier bac en médecine et microprogramme en écoresponsabilité

Malgré ses nombreuses occupations, l’étudiant affirme avoir réussi à concilier assez facilement ses études de médecine avec la poursuite du microprogramme. « Grâce à la formule flexible, j’ai décidé de faire un cours par session pendant trois sessions, explique-t-il. Et comme les cours se donnent en ligne et qu’on laisse aux étudiants un bon degré d’autonomie, j’ai réussi à bien coordonner le tout. »

Thomas affirme que la principale compétence acquise grâce au microprogramme repose justement sur l’autonomie.

J’ai appris à aller chercher l’information et les ressources matérielles et humaines nécessaires à la poursuite de mes projets. Et la beauté du programme, c’est que les membres du corps enseignant étaient vraiment présents pour me soutenir dans mes objectifs personnels, en m’outillant pour que je puisse ensuite voler de mes propres ailes. Je sentais qu’ils s’adaptaient à mes visées. C’est ce qui m’a plu le plus.

Un optimiste réaliste

Si, en commençant le microprogramme, Thomas avait un petit espoir de réussir à faire avancer la cause environnementale dans le domaine de la santé au cours de sa carrière future, son optimisme a grandement augmenté depuis. « J’ai vu qu’il était possible de mettre en place des choses réalistes, par exemple des comités sur le développement durable dans les hôpitaux. Il y a beaucoup plus de potentiel d’intégrer santé et développement durable qu’on pourrait le croire au départ. Par ailleurs, en tant que médecins, nous avons un pouvoir mobilisateur auprès de la population et aussi des instances gouvernementales. Il faut s’en servir. On peut véritablement être des acteurs de changement. »

Thomas ne le cache pas, il se sent parfois un peu seul avec ce chapeau de « futur médecin environnementaliste ». Mais il demeure confiant.

 Nous ne sommes pas si nombreux à avoir cette préoccupation pour le développement durable, mais quand on se croise, on se comprend et on a envie de s’allier. J’ai maintenant tout un réseau de personnes qui pourraient m’aider à militer pour la cause environnementale. En médecine, on aime beaucoup la recherche. Il s’agira de faire de la recherche sur de nouvelles façons de faire, sur de nouveaux médicaments ou produits qui seront meilleurs pour l’environnement.

L'écoresponsabilité c'est pour tout le monde, dans tous les domaines professionnels.
L'écoresponsabilité c'est pour tout le monde, dans tous les domaines professionnels.
Photo : Karine Couillard

Un programme ouvert aux gens de tous les horizons

Outre le domaine de la santé, Thomas croit que ce microprogramme peut servir aux gens de tous horizons, qu’ils soient encore aux études ou sur le marché du travail. « Ce programme est basé sur le concept de multidisciplinarité, explique-t-il. J’ai moi-même grandement apprécié pouvoir profiter des connaissances et des points de vue des autres étudiants provenant notamment du domaine du génie ou de l’éducation, c’était super intéressant. En fait, tout le monde a un pouvoir d’agir sur l’environnement. Et suivre trois cours en ligne pour ensuite être en mesure de changer les choses, cela en vaut la peine. »

Affiche synthèse du projet d'intégration de Thomas sur les microplastiques.
Affiche synthèse du projet d'intégration de Thomas sur les microplastiques.

Thomas se montre donc confiant en l’avenir. « Le microprogramme, et notamment mon projet d’intégration sur les microplastiques, a solidifié mon optimisme et mon désir de continuer dans cette voie, termine-t-il. J’ai appris un tas de choses différentes, qui au départ ne semblaient pas forcément avoir leur place dans mon domaine, et qui se sont finalement avérées très pertinentes. »


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