Biographies
Né à Bury, au Québec, le professeur Beaudoin a fait des études classiques et des études en pédagogie à l'Université de Sherbrooke. Après avoir enseigné quelques années au niveau deuxième cycle, il est retourné étudier en Biologie à l'Université de Sherbrooke.
Son baccalauréat terminé en 1966, il se dirige au Département de Biochimie de la Faculté de Médecine de l'Université Laval où après quatre ans de travail, il défend une thèse de doctorat sur la biochimie des lipides chez les insectes, sous la direction du professeur André Lemonde.
En 1970, il se rend aux États-Unis pour un stage post-doctoral, à l'Université Duke en Caroline du Nord, chez le professeur S.J. Wakil un des leaders mondiaux dans le domaine des lipides chez les bactéries. Il revient ensuite à l'Université Laval où il travaille en immunologie chez le Dr Didier Dufour.
En 1972, il accepte un poste au Département de Biologie de l'Université de Sherbrooke, poste qu'il occupera jusqu'en septembre 2000. Après entente avec l'Université, il poursuit ses travaux de recherche sans rémunération durant deux années additionnelles.
Son enseignement a porté surtout sur la biochimie. Il été responsable des laboratoires de Biochimie durant toute sa carrière. Avec des collègues de la Faculté de Médecine et du Département de Chimie, le professeur Beaudoin a participé à la mise sur pied du programme de Biochimie qui a connu et qui connaît un franc succès. Avec Jean Morisset et Jacques Dunnigan, ils ont formé un groupe de recherche qui a acquis une réputation internationale dans le champ de la physiologie du pancréas. Ces chercheurs ont été à l'origine du Centre de Recherche sur les Mécanismes de Sécrétion qui a formé de nombreux étudiants. Le professeur Beaudoin a lui-même dirigé plusieurs étudiants gradués qui se sont illustrés et qui occupent, entre autres, des postes de commande dans l'industrie.
Les recherches du Dr Beaudoin ont d'abord été de nature fondamentale. Il s'est intéressé aux mécanismes de transport intracellulaire des protéines. Son hypothèse de l'existence d'une voie alternative de cheminement intracellulaire des protéines de sécrétion, qu'il appelait voie para granulaire a été vérifiée par d'autres groupes, et cette voie est maintenant connue sous le vocable de voie constitutive.
Le professeur Beaudoin s'est aussi intéressé aux mécanismes par lesquels les protéines emmagasinées dans des granules étaient extrudées des cellules. Plus spécifiquement, il a examiné la composition des membranes qui enveloppent ces granules. Ces études ont mené son équipe à la mise en évidence d'une enzyme jusque là inconnue chez les vertébrés " l'ATP-Diphosphohydrolase". Il allait travailler durant plus de vingt ans sur cette protéine. Après l'avoir purifiée, séquencée et clonée son gène en collaboration avec un groupe de l'Université Harvard, il démontrait son rôle clé dans la prévention de l'agrégation plaquettaire. Ces études lui ont permis d'obtenir l'un des premiers brevets dans le domaine de la biotechnologie à l'Université de Sherbrooke. Des études récentes très prometteuses montrent que l'enzyme pourrait être un outil efficace pour le traitement après infarctus du myocarde ou encore après embolie cérébrale.
Au cours de cette période, il s'est mérité avec Gilles Grondin le prix Diatome de l'American Society of Microscopy. Il s'est aussi mérité le prix Canadien d'excellence décerné par les organismes subventionnaires du Canada. Après sa décision de prendre sa retraite, l'Université s'est vu dans l'obligation de lui retirer ses espaces de labo pour faire place à de jeunes professeurs. Le Dr Beaudoin entend poursuivre ses recherches fondamentales et appliquées à l'Université Laval où on lui a offert un poste de professeur associé. Il se concentrera maintenant sur le développement d'inhibiteurs de l'enzyme NTPDase qui semble-t-il exerceraient une inhibition de la réponse immunitaire et une inhibition de la croissance de cellules leucémiques.
Au cours des trois dernières années le professeur Beaudoin a mis en pratique certaines connaissances acquises durant ses nombreuses années de recherche, en particulier sur les lipides. C'est ainsi qu'il a mis au point de nouveaux procédés d'extraction et de transformation des biomasses marines. Ses brevets sont à l'origine de la création récente de la compagnie Neptune Technologies Bioressources, la première compagnie inscrite en bourse, qui dérive de recherches menées à l'Université de Sherbrooke. Ses recherches ont aussi permis de mettre sur pied "Biocean Collagène et Technologies" qui vient de se mériter un prix d'excellence au concours québécois d'"entrepreneurship". La compagnie Bioflash, qu'il dirige avec son fils Luc, ingénieur de procédés, fait de la Recherche et Développement et vient de signer une entente avec Lancelot Biotech, une nouvelle compagnie sherbrookoise spécialisée dans la mise en marché de produits naturels à usage vétérinaire ou biomédical. Selon le professeur Beaudoin, l'évolution de cette dernière compagnie pourrait être galopante.
Le professeur Beaudoin réalise qu'il a été choyé et qu'il doit son succès à ses nombreux collaborateurs qui l'ont côtoyé et épaulé durant toutes ces années à l'Université de Sherbrooke.
Jean-Marie Bergeron fit sa formation de baccalauréat au Département de biologie de l’Université de Sherbrooke entre 1964 et 1968 dans une concentration de Zoologie-Botanique.
Il se spécialisa entre 1968 et 1972 dans des études de relations prédateurs-proies entre mammifères et insectes à l’Université du Manitoba, au Département de Zoologie.
Il fut engagé par l’Université de Sherbrooke en 1972 comme chargé d’enseignement, passa au rang d’adjoint entre 1973 et 1978, puis d’agrégé entre 1978 et 1982 et devint titulaire à partir de 1982.
Après une période de 21 ans comme professeur-chercheur, il accepta de diriger le Département de biologie pendant 5 ans, entre 1993 et 1999, après quoi, il accepta d’être le directeur du programme de Maîtrise en environnement en 2000 et directeur du Centre universitaire de formation en environnement en 2001, pendant l’année de sa création.
Suite à ceci, il y resta en tant que directeur adjoint pendant trois ans. Dans le domaine du service à la collectivité de nature professionnelle, il occupa au fil des ans plusieurs tâches dont la présidence de la Fondation de recherche en cuniculture du Québec, la présidence de Éco-Ressources de l’Estrie inc., la présidence d’honneur de « L’Estrie met ses culottes » de Récupex inc., administrateur de la Ressourcerie de Sherbrooke inc., la présidence du CA provisoire du Comité de gestion de la St-François, membre de jury de la Fondation estrienne en environnement, le poste de coopté et la présidence du Conseil régional de l’environnement de l’Estrie, et enfin, administrateur du Bureau canadien de reconnaissance professionnelle des spécialistes de l’environnement.
Parmi les activités de nature universitaire, il fut directeur régional de l’ACFAS, membre de jury de nombreux programmes du FCAR, président de la section des vertébrés nuisibles de la CPVQ du MAPAQ, administrateur du Conseil de la Société canadienne de zoologie, membre de jury pour le programme Action Environnement du M. Env., membre de jury pour le CORPAQ du MAPAQ, membre du Conseil d’orientation du Centre d’études sur la réglementation économique et financière de l’Université de Sherbrooke, membre du comité de titularisation du SPPUS et membre du comité consultatif en environnement du Service de Santé en Milieu de Travail et d’Études de l’Université de Sherbrooke.
Après deux années d’enseignement à la Saint Mary’s University (Halifax, NS) de 1959 à 1961, j’ai enseigné pendant 34 ans au Département de mathématiques de la Faculté des sciences, profitant abondamment du programme d’activités de perfectionnement. Pendant mon engagement comme vice doyen de 1969 à 1975, je fus impliqué au niveau de la direction d’étudiants au niveau du 2 e cycle en statistiques.
La période 1975-1983 qui suivit a été une période d’engagement intense au sein de la Société Statistique du Canada qui était en voie de structuration à cette époque. Durant la période 1985-1989, j’ai été responsable de l’organisation du Concours mathématique à l’ordre collégial et de celle du Camp mathématique au sein de l’Association mathématique du Québec. Mes dernières années au Département de mathématiques furent en gros marquées par un engagement au niveau de l’enseignement de la didactique de la mathématique et par l’engagement au niveau de la maîtrise de recherche en éducation en tant qu’étudiant.
Mes activités depuis le début de ma retraite ont été d’abord orientées autour de la direction d’étudiants du programme de la maîtrise professionnelle en éducation ainsi qu’au niveau de la recherche (androgynie, processus vs performance). Je suis actuellement de plus en plus impliqué au niveau de la recherche en généalogie.
Je suis né en 1933 à Morpeth, Ontario (près de Chatham, Comté de Kent). J’ai fait mes études de baccalauréat en chimie (1954) et de maîtrise (1956) à l’University of Western Ontario. J’ai ensuite obtenu un D. Sc. (1959) à l’Université Laval, puis un doctorat d’Université à l’Université de Montpellier en 1961.
Durant ma carrière, j’ai travaillé durant les étés 1956-59 au Defence Research Chemistry Laboratories à Ottawa en intercalant un emploi au CARDE (Établissement de recherche pour la défense) à Valcartier en 1957.
De septembre 1961 à janvier 1997, j’ai travaillé au Département de chimie de notre Université. J’ai d’abord été engagé comme chargé d’enseignement en 1961 avec le salaire annuel de 7,400.00 $. J’y ai connu Cécile Doyon, alors secrétaire de direction de la Faculté des sciences que j’ai épousé en 1964. Successivement, j’ai été secrétaire du Département de chimie de 1964 à 1970 et de 1983 à 1996, secrétaire de la Faculté des sciences de 1970 à 1976.
En 1975, j’ai obtenu le rang de professeur titulaire.
En 1977-78, je suis allé en sabbatique au CNRS à Thiais (France – banlieue de Paris).
Finalement, j’ai été membre du Comité des études supérieures de la Faculté des sciences, 1990-1996.
De ma formation en chimie organique, ma tâche d’enseignement a été reliée à ce type de cours soit COR 200 Introduction à la chimie organique (1982, 1983 et 1996), COR 302 Chimie organique (1985 à 1992 inclusivement et hiver 1994 et 1995) et finalement COR 400 Chimie organique III (1994 et 1995).
Antérieurement à ces années, j’ai offert les cours CHM 1432 Chimie organique I, CHM 1443 Chimie organique II, CHM 1451 Chimie organique (TP), B 222 Chimie organique, B 222L Chimie organique.
Durant ma carrière, j’ai donc enseigné à des personnes comme Pierre Béchard, Alfred Villemaire et Jean Morisset et à des plus jeunes autant dans les programmes de biochimie que biologie.
Je suis né à St-Jérôme le 1er mai 1935, le sixième d’une famille de neuf enfants. En 1956, je terminai mon cours classique au Collège de Saint-Laurent. C’est là que j’appris à aimer les sciences biologiques et où j’entrevis pour la première fois les perspectives fascinantes d’une éventuelle carrière de chercheur. C’est là aussi que je compris le rôle inestimable de professeur pour inspirer les étudiants. J’allai donc à l’Université d’Ottawa m’inscrire au Département de biologie de la Faculté des sciences, où j’obtins mon premier grade universitaire (B. Sc.).
Là aussi, l’influence de mes professeurs, dont le docteur Louis-Paul Dugal, fut importante dans mon cheminement en recherche. (Incidemment, le docteur Dugal devint plus tard vice-recteur à la recherche de l’Université de Sherbrooke, et ce fut facile pour moi de le convaincre de la nécessité de construire l’animalerie du Département). J’obtins le grade de Ph. D. en 1963, et sur la recommandation du Dr. Dugal et je complétai ma formation au Département de biochimie de la Faculté de Médecine de l’Université Laval dans le laboratoire du Dr. Louis Berlinguet jusqu’en mai 1964.
En juin 1964, sous le décanat de Michel Normandin, j’entrai au Département de biologie, alors dirigé par l’abbé Gilles Véronneau. J’y rencontrai mes futurs collègues, les O’Neil, Saucier, Desrochers, Legault, Juillet, puis éventuellement tous les autres qui se joignirent au Département durant les quelque vingt années de construction de ce remarquable Département de biologie.
Bien que l’enseignement et la recherche constituaient mon principal intérêt, je ne pus échapper à certaines tâches administratives, et je devins vice-doyen à la recherche sous le décanat de Louis O’Neil de 1973 à 1975, puis vice-recteur-adjoint à la recherche sous le rectorat de Yves Martin de 1975 à 1979.
Au début des années 80, alors que l’Université cherchait à établir ses pistes de développement dans divers domaines, le « Programme de Recherches sur l’Amiante – PRAUS – fut reconnu comme un des axes à privilégier, et c’est à ce moment que le recteur Martin me demanda d’en assumer la direction, suite au départ de Jean-Marc Lalancette pour la Société Nationale de l’Amiante (SNA). Ce fut tout un virage pour moi, qui pendant des années m’était intéressé à la physiologie gastro-intestinale, qui avait entretenu des liens intéressants et fructueux avec certains collègues de la Faculté de médecine, dont le Dr Henri Navert, et surtout qui avait réussi à intéresser à ce domaine plusieurs étudiants à la maîtrise et au doctorat, dont les Jean Morisset, Adrien Beaudoin, et tous les autres qui suivirent ce filon combien fructueux, dont l’aboutissement fut couronné plus tard par la désignation de Centre de Recherches sur les Mécanismes de Sécrétion.
Je continuai donc à organiser les activités du PRAUS où participaient des chercheurs de toutes les facultés de l’Université : ingéniérie, chimie, biologie, etc. En 1980, le gouvernement du Québec mit en route l’Institut de recherche sur l’Amiante (IRDA), et m’invita à en diriger les activités. Je n’hésite pas à indiquer ici que ce fut une période faste en termes de subventions de recherches et d’équipements pour l’Université de Sherbrooke. Avec les années, l’IRDA se sépara de l’Université de Sherbrooke, fut éventuellement intégré en 1984 à l’Institut de l’Amiante, comme la division de recherche de l’Institut de l’Amiante. En 1987, le nom de cette division changea pour devenir « Division Santé et Environnement » de l’Institut de l’Amiante. Je demeurai en charge de ces activités jusqu’en 1993. Pendant ces années, j’eus l’occasion de voyager un peu partout dans le monde, de faire des conférences, de participer à plusieurs ateliers de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), de rencontrer plusieurs représentants de ministères de la Santé et du Travail dans un grand nombre de pays.
Puis en 1993, je fis un retour à l’Université, où je pris la direction du Programme de la Maîtrise en Environnement jusqu’en 1996, date de ma retraite. J’y retrouvai là, mais pour une bien brève période, le plaisir de communiquer avec les étudiants. Je dis bien « communiquer », car j’estime que c’est là plus gratifiante facette de la fonction de professeur d’Université. Au-delà de la transmission de certaines connaissances, c’est à mon avis bien davantage l’occasion de « communiquer » les joies de la découverte du domaine des sciences, de transmettre une certaine étincelle, un certain émerveillement, et bien sûr l’enthousiasme devant le rôle de la science et des scientifiques dans la société.
Maintenant à la retraite, où je continue à titre de consultant à apporter mon grain de sel dans les controverses interminables qui affectent l’industrie de l’amiante chrysotile. Je n’oublie pas ces années enivrantes à l’Université de Sherbrooke, où j’ai appris à apprécier les plaisirs de la communication avec des collègues et des étudiants enthousiastes, aussi bien qu’avec tout le formidable personnel de support (techniciens et techniciennes, secrétaires, magasiniers) dont le Département a bénéficié pendant toutes ces très belles années.
Né le 25 juin 1947 à Notre-Dame-du-Portage (région du Bas St-Laurent), Claude a terminé ses études en zootechnologie à l’Institut de Technologie Agricole de La Pocatière en 1968.
Dès le 9 septembre de la même année, il a été embauché comme technicien de laboratoire au Département de biologie. Au début de sa carrière, il a été le magasinier du Département et simultanément (jusqu’en 1972), animalier (le premier) du Département. En 1968, l’animalerie était située au sous-sol de la Faculté (local D4-013). L’animalerie a par la suite été transférée, dans le bâtiment qu’on connaît aujourd’hui, en 1971.
Durant ces années passées au Département, Claude peut témoigner de plusieurs changements. À son arrivée, son bureau et le magasin du Département étaient situés dans le bureau actuel du Directeur (local D4-2029-2). Le secrétariat était situé dans l’actuel local de microscopie électronique (local D2-2034). Un peu plus tard, son bureau et le magasin étaient situés dans l’actuelle salle à café pour déménager plus tard à l’endroit où il est (dans le bâtiment de l’animalerie).
Il a eu une grande implication dans cette institution. Au niveau Départemental, Il a été membre du Comité de sécurité pendant plus de 20 ans, membre à plusieurs reprises du Comité social et en plusieurs occasions, président du Collège électoral pour l’élection du Directeur.
Au niveau universitaire, il a été membre du Conseil d’Administration de l’Université de 1986 à 1990 , à deux occasions membre également de l’Assemblée universitaire, chargée de l’élection de la rectrice ou du recteur . Finalement, il a participé activement à la vie syndicale à partir de la fondation du Syndicat des employées et employés de soutien en 1974 et jusqu’à sa retraite.
Claude s'est retiré le 8 août 2002.
Présentement, Claude occupe ses journées à du bricolage, de la marche à pied, de la lecture et naturellement du sport (quilles, hockey, golf ). Il projette de prendre quelques cours , de monter l’arbre généalogique de sa famille et de faire d’autres voyages.
Ses anciens collègues de travail s'entendent pour dire que Claude a toujours été un gars "vite sur ses patins" dans tous les sens de l'expression. N'allez pas croire pour autant que son travail était effectué grossièrement. Claude est toujours très minutieux dans ce qu'il entreprend. Ceux qui l'appelaient pour de l'équipement ou du matériel n'avaient guère le temps de raccrocher que Claude était déjà dans son entrepôt pour quérir le matériel. Pour devancer Claude sur la rapidité, les techniciens ont appris qu'il fallait se rendre à l'entrepôt d'abord et faire appel à ses services par la suite.
Claude est décédé le 5 février 2007 en jouant un sport qu'il adorait, le hockey.
Il avait près de 60 ans.
Lieu de naissance
Québec, près des édifices gouvernementaux et de la Grande-Allée. Les Plaines d’Abraham et la Citadelle étaient mes terrains de jeux.
État civil
Ma conjointe se nomme Nicole Brasseur et nous avons 2 adorables filles Julie (16 ans) et Fanny (12 ans).
Études
Primaire : École St-Cœur-de-Marie et la Manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois de Québec (je chantais, ne vous déplaise, à tous les matins, en latin, à la basilique de Québec et souvent ailleurs au Québec).
Secondaire : Cours classique au Petit Séminaire de Québec. Obtention d’un Baccalauréat ès Arts ( B.A.).
Universitaire : Baccalauréat en Biologie à l’Université Laval. Maîtrise et doctorat en Physiologie Végétale à la Faculté des Sciences de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’Université Laval et à la Station de Recherche en Agriculture du Canada (où j’avais un grand labo et un immense bureau).
Études du métabolisme et des implications des lipides et des acides gras lors de l’endurcissement au froid de la luzerne (Medicago sativa) avec le Dr Claude Willemot. Stage d’une année au labo du Pfr Mazliak à l’Université de Paris VI lors de mes études doctorales. Post-doctorat à la Ferme Expérimentale à Ottawa. Études des mécanismes de désaturation de l’acide oléique en acide linoléique lors de l’endurcissement au froid de la luzerne avec le Dr Ian de la Roche.
Carrière
Professeur au Département de Biologie de l’Université de Sherbrooke de 1975 à 2003. J’ai donné des cours très variés concernant tous les aspects de la biologie végétale tant au 1er qu’aux 2e et 3e cycles. Mon domaine de recherche fut l’étude des métabolismes et des rôles physiologiques des lipides et de leurs acides gras chez les végétaux. J’ai été le directeur ou le co-directeur de 11 étudiantes et étudiants gradués. J’ai participé à la formation de plus de 40 étudiantes et étudiants graduées comme conseiller. J’ai été sur le Comité de rédaction de la revue Plant Physiology and Biochemistry de 1988 à 1993. J’ai été secrétaire du Comité des études graduées de Biologie de Juin 1994 à Juin 2002 et membre du Comité des études graduées de la Faculté des Sciences de Juin 1994 à Juin 2003. J’ai passé une année sabbatique au labo du Dr Antoine Trémolières au CNRS de Gif-sur-Yvette (France) de Juin 1989 à Juin 1990.
Loisirs
Il fut un temps où je jouais beaucoup aux échecs. L’année 1962 a été particulièrement fructueuse : champion junior de la province de Québec, champion de la ville de Québec, champion du Petit Séminaire de Québec et membre de l’équipe championne du Petit Séminaire de Québec lors du tournoi inter-collégial. J’ai fait partie de l’équipe d’échecs de l’Université Laval qui jouait dans la ligue inter-universitaire (j'ai joué quelques parties en Ontario et dans les Maritimes) pendant 2 ans. J’ai abandonné cette activité : études trop accaparantes. J’ai joué quelques fois au Club d’échecs de Sherbrooke. Le Club a disparu. Mais, j’ai revu récemment Bernard Courteau (professeur à la retraite du DMI) qui m’a dit que le Club avait repris vie. Je ne joue plus aux échecs ainsi qu’au bridge depuis que je ne fume plus (étude intéressante pour un psychologue).
La musique est aussi un de mes loisirs préférés. J’ai fait partie d’un groupe de chanteurs (les Voiliers) qui ressemblait à celui des Compagnons de la Chanson pendant 3 ans. Par la suite, j’ai fait partie d’un quatuor qui faisait surtout de la musique folklorique en nous accompagnant à la guitare : nous en avons fait plusieurs boîtes à chanson. Comme les 3 autres du groupe étaient tous étudiants en Médecine, les études trop exigeantes ont eu raison du groupe. J’ai ouvert aussi une boîte à chanson (l’Astride) en 1966 à l’Étang-du-Nord aux Îles-de-la-Madeleine avec Georges Langford (auteur entre autres de la célèbre chanson, Le frigidaire, interprété par Tex Lecor) pendant les 3 mois d’été où je travaillais comme dessinateur pour un groupe de géomètres chargés de faire le cadastre des Îles. Nous donnions 2 spectacles le vendredi soir ainsi que le dimanche soir. En plus de nous deux qui chantions, il y avait un arpenteur–géomètre qui chantait du Félix Leclerc, Lyne Lapierre qui interprétait à merveille du Gilles Vigneault ainsi que des vedettes de passage aux Îles comme Édith Butler, Angèle Arseneault et Pierre Calvé.
Projets lors de la retraite
Selon ma conjointe, je vais préparer les repas, faire les courses, le ménage, etc. S’il me reste du temps, je vais faire du piano (j’ai délaissé beaucoup la guitare). J’interprète assez bien pour le moment la 1ère Gymnopédie et la 1ère Gnossienne d’Éric Satie. Je vais faire aussi de la musique avec mes filles qui suivent des cours de piano à Pianissimo. Je vais faire d’avantage de la philatélie (hé oui, c’est aussi une de mes occupations). Je me contentais que d’acheter des timbres grâce à eBay sur l’internet, je vais aussi en vendre : j’ai de très grandes accumulations de timbres du Canada, de la France, de la Belgique, des préoblitérés des États-Unis, etc. Je suis dans l’exécutif de Phila-Sherbrooke.
Je vais aussi lire un peu plus d’autres choses que des ouvrages scientifiques. J’aime bien l’histoire, surtout celle du Québec. Je vais voyager. Cela commence par 1 mois en Italie à l'été 2003.
Je vais faire du bénévolat : aider à la vente de timbres afin de ramasser des fonds pour CARITAS.
Pour pouvoir réaliser tout cela, il faut être en santé. J’aime beaucoup faire du vélo : il y a plein de randonnées intéressantes à faire en Estrie et ailleurs dans la province comme à Rivière-du-Loup et à Edmunston N. B. Je fais aussi de la natation et du kayak sur le lac Desmarais. En hiver (je hais l’hiver), durant ma période d’hibernation, je fais du ski de fond lorsque la température n’est pas trop froide.
Rapidement, je me suis intéressé à la cause syndicale. Dès 1974, j’étais avec mon ami Louis-Marie Thériault de la campagne d’adhésion au Syndicat du personnel de soutien. Mon implication a dépassé l’effort de convaincre mes collègues de signer des cartes de membre. J’ai été membre de plusieurs comités et j’ai occupé divers postes jusqu’à recueillir la confiance de l’assemblée générale pour occuper à temps plein le poste de président pendant plus de six ans de 1986 à 1992. J’ai beaucoup appris de cette expérience. Non seulement j’y ai développé les techniques du monde des relations du travail, mais j’ai surtout cherché à m’intéresser au côté humain de ce domaine. Ce n’est pas par hasard d’ailleurs que depuis, j’ai complété un diplôme de 2e cycle en prévention et règlement des différends et que je suis membre de l’Institut de médiation du Québec. Après cette expérience syndicale, j’ai eu l’honneur et le plaisir de représenter les employées et les employés de soutien à l’Assemblée des membres de l’Université, à son Conseil d’administration et à l’Assemblée universitaire. À la Faculté des sciences, même si la représentation de plusieurs groupes de personnel est pour le moins limitée, j’ai tout de même participé à quelques occasions à l’élection du directeur du Département de biologie et j’ai été membre du Comité d’éthique sur l’expérimentation animale. Mais au-delà de ces travaux, parfois très excitants et motivants, d’autres fois moins, le plus important est le fait d’y avoir côtoyer au fil de toutes ces années des personnes. Même fort différentes, elles m’ont toutes appris quelque chose. J’y ai découvert des amitiés et même des amours qui pour utiliser un stéréotype ne pourront jamais mourir. C’est d’ailleurs, ce dernier aspect qui marquera mes souvenirs bien plus que tous les slogans accrocheurs, les discours sur la mission ou la course sans fin à l’excellence. |
Après des études de baccalauréat, Pierre Matton compléta une formation de licence en philosophie, s’intéressant particulièrement au phénomène de la vie. Il obtint un M.Sc. en embryologie à Fordham University de New York. Puis il fit partie de l’équipe des pionniers du Département de Biologie de l’Université Laurentienne de Sudbury où il y enseigna pendant trois ans. Il fit ensuite ses études de Ph,D à l’Université d’Ottawa, se spécialisant en embryologie et histologie. Il amorça en 1969 sa carrière de professeur au Département de Biologie de l’Université de Sherbrooke. Il fut nommé professeur agrégé en 1975 et titulaire en 1981, prenant sa retraite après 30 années d’enseignement et de recherche.
Pendant ces années, le professeur Matton porta un intérêt particulier à l’amélioration des méthodes d’enseignement.
Il mit à profit des subventions à l’innovation pédagogique de l’Université, notamment pour la mise au point d’une méthode d’enseignement de l‘histologie basée sur l’utilisation intégrée de la microscopie et de la télévision en circuit fermé.
Il utilisa également ces subventions pour la fabrication de documents audiovisuels VHS pour l’initiation à la microscopie, aux méthodes de base en microbiologie et en enseignement de la biologie moléculaire.
Il fut directeur du Département à deux reprises, soit de 1972 à 1975 et de 1990 à 1993. Il s’est préoccupé en particulier de développer les équipes de recherche et de fournir des infrastructures pour le développement de la recherche. De 1993 à 1999, il fut actif au sein du Syndicat des Professeures et Professeurs de l’Université de Sherbrooke, dont il fut le vice-président au cours des dernières années.
Dans le domaine de la recherche, il travailla en physiologie de la reproduction des gros animaux, établissant de nombreuses collaborations avec la Station de Recherche d'Agriculture Canada de Lennoxville, la Faculté de Médecine Vétérinaire de St-Hyacinthe, la Faculté des Sciences de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’Université Laval et la Station de Recherche de INRA à Nouzilly en France. Il fut un des premiers à développer le concept de la dominance folliculaire au cours du développement des follicules ovariens chez la vache.
Pendant toutes ces années, il n’avait pourtant pas oublié le «mystère du phénomène de la vie», et il revint à ses premières grandes interrogations au cours des dernières années de sa carrière. Il mit ensemble une série de réflexions portant sur la continuité existant entre les mondes physique (structure de la matière), chimique (construction des molécules), et biologique (origine de la vie, des multicellulaires et des écosystèmes) dans un volume intitulé « Du Big Bang à Mozart» publié en 1998.
Professeur associé au Département de Biologie depuis 1999, il est encore actif et il a publié aux Éditions MultiMondes en novembre 2004 avec un collègue, Jacques Robert, un ouvrage de vulgarisation et de synthèse intitulé «Du Big Bang au village planétaire»». Cet ouvrage emprunte la bouche d’une petite fille pour décrire la grande épopée de notre Univers. De cet Univers qui a su engendrer tour à tour l’énergie, la matière, la vie, l’intelligence, les civilisations et même l’amour jusqu’à l’apparition du village planétaire que nous sommes en train de réaliser malgré toutes les vicissitudes de l’histoire présente. D’autres projets du genre sont présentement en cours de gestation.
Naissance : Sherbrooke, (Québec), Canada, le 20 janvier 1930
Études - Cours classique, Séminaire Saint-Charles Borromée, Sherbrooke, (Québec)
Canada. B.A. 1950.
- Université Laval, Québec, (Québec) Canada, Faculté d’Arpentage et de Génie forestier, B.Sc.A (foresterie) 1954.
- State University of New York College of Forestry at Syracuse University, Syracuse, NewYork, USA, M. Sc., Forest Entomology, 1957, Ph.D., Forest Entomology, 1961.
Engagé au Département de biologie de l’Université de Sherbrooke, (Québec) Canada en août 1962, il a enseigné de façon active et régulière jusqu’en mai 1976, de façon plus sporadique par la suite, principalement dans les domaines de l’entomologie, de la zoologie des invertébrés et de l’écologie.
Il a occupé divers postes administratifs à l’Université de Sherbrooke, entre autres ceux de directeur du Département de biologie (1970-1972), doyen de la Faculté des Sciences (1972-1978) et directeur du Service des personnels (1978-1986). Il a aussi été associé de recherche à Yale University, New Haven, Connecticut, USA, durant les étés 1965, 1966 et 1967.
Ses travaux de recherche, en début de carrière universitaire, ont surtout porté sur les insectes forestiers défoliateurs des arbres résineux. Ils ont donné lieu à 8 publications et 12 communications lors de congrès scientifiques.
Membre de plusieurs associations et sociétés scientifiques et professionnelles, il a entre autres fait partie du Conseil d’administration de l’ACFAS de 1973 à 1980 et été président de ladite association en 1979-1980, de même que président de la Société entomologique du Québec en 1975-1976.
Louis-C. O’Neil a pris sa retraite de l’Université de Sherbrooke en juin 1993.
Originaire de Saint-Anaclet de Lessard, près de Rimouski, Luc Ruest est le cadet d’une famille de 11 enfants. Né le 25 juillet 1937, il fit ses études primaires à l’école de rang #6 du canton Neigette. A l’automne 1949, il entrait comme pensionnaire au petit séminaire de Rimouski pour entreprendre le cours classique qu’il terminait en 1957.
Après deux années de théologie au Grand Séminaire de Rimouski (1957-59), il enseigna les sciences au Collège de Hearst en Ontario (1959-61) avant de faire ses études en chimie à l’Université Laval (1961-69). Sous la direction du Professeur Charles Engel, il obtenait le doctorat ès sciences en chimie organique en 1969.
Peu après, il entreprit des recherches en chimie des produits naturels et biosynthèse à l’École polytechnique fédérale de Zurich, sous la direction du Professeur Duilio Arigoni (1970-72). C’est là surtout que Luc Ruest développa un intérêt marqué pour la recherche de molécules organiques biologiquement actives, fabriquées dans la nature en particulier par les plantes et les moisissures.
Arrivé à Sherbrooke au printemps 1972, il entra comme chercheur dans l’équipe du professeur Deslongchamps. Il y resta vingt ans à titre de professeur chercheur. Il participa à plusieurs réalisations de cette équipe de recherche, en particulier à la synthèse totale du ryanodol (1979) et à celle de l’érythromycine A (1985).
Sa passion pour la découverte de nouvelles molécules se concrétisa davantage par l’octroi en 1989 d’une subvention de la Compagnie Glaxo dans un programme relié à l’activité biologique des ryanoïdes naturels et de leurs dérivés sur le muscle cardiaque. Les ryanoïdes sont des molécules organiques isolées de la plante Ryania speciosa et sont utilisés en pharmacologie comme sondes chimiques pour étudier certains phénomènes physico-chimiques reliés aux contractions musculaires. Une collaboration intense se développa alors avec les biochimistes et pharmacologues américains et britannique John Sutko, Kurt Gerzon, William Welch et Alan Williams, ce qui permit à Luc Ruest d’isoler et de caractériser une trentaine de composés de la famille de la ryanodine. En même temps, plus de 115 dérivés spécifiques ont été fabriqués dans le cadre d’une étude visant à déterminer l’importance des facteurs stériques et polaires des ryanoïdes sur leur activité biologique. Les résultats de ces travaux ont été publiés dans divers journaux scientifiques dont une revue détaillée dans « Pharmacological Reviews ».
A la Faculté des sciences, Luc Ruest a collaboré avec quelques collègues dans des projets d’intérêt commun : ceci s’est concrétisé par des publications communes avec les professeurs Pierre Deslongchamps et Hugues Ménard de chimie et Carole Beaulieu de biologie.
Tout en étant auteur et co-auteur de plus de 55 publications dans les journaux scientifiques, Luc Ruest n’a pas ménagé ses efforts et son enthousiasme pour sa deuxième passion : l’enseignement de la chimie organique. Tout au long de sa carrière, il a donné des cours aux étudiants du premier cycle : qui ne se rappelle pas du « Messieurs, dames, bonjour! » retentissant à 8h30 les matins des cours COR-200, 202, 300, 302, 306 ; CHM-302, 307, 510, GCH-115…? Il semble que rares étaient ceux qui arrivaient à fermer l’œil dans ses prestations de cours! Même que certains attrapaient le tournis… C’est ainsi qu’il s’est mérité l’appréciation des étudiants par différents prix pour la qualité et le dynamisme de son enseignement.
A la retraite depuis septembre 2003, Luc Ruest hante encore la Faculté des Sciences à titre de professeur associé : plusieurs projets avec des collègues et la préparation de ses dernières publications scientifiques l’ont convaincu de poursuivre encore quelque temps ses activités au département de chimie. Ce n’est plus qu’une question de mois! Puis : adieu, monsieur le professeur…
Robert Saucier débute sa carrière professorale à l’Université de Sherbrooke en 1963 en enseignant la physiologie aux premiers finissants en biologie. Ils étaient sept gradués en juin 1964. En août de la même année, Robert Saucier devint directeur ; nous étions sept professeurs réguliers, quelques chargés de cours et quatre techniciens avaient été engagés : MM. Samuel Brisson, Roger Laviolette, Louis-Philippe Coiteux et Mme Lyse Vanier. Il faut souligner que le nouveau directeur n’avait pas de bureau, ni secrétaire.
Le programme de biologie s’étoffa par l’établissement de différentes concentrations. Chaque automne, de rapides missions en France permirent au directeur de recruter dans les universités françaises des jeunes coopérants qui vinrent temporairement combler des besoins pressants au Département.
Dès 1964, les professeurs firent des demandes d’octrois de recherches. En 1965, quatre étudiants gradués en biologie entreprennent des études de maîtrises. Ainsi, durant les trois mandats de Robert Saucier comme directeur soit de 1964 à 1970, le Département a produit 138 B.Sc., 11 maîtrises et un Ph.D., et la population étudiante atteignait les 200 sous-gradués. C’était le Département le plus populeux de la Faculté des sciences. Le Département comptait en 1970, 17 professeurs réguliers, 2 attachés de recherche, 10 techniciens et techniciennes, 3 secrétaires et 19 étudiants gradués. Les locaux du Département avaient pris de l’ampleur et le deuxième étage était occupé par nos laboratoires; la construction d’un édifice pour l’animalerie se terminait.
Alors, après des débuts modestes comme directeur, le développement des sciences biologiques a continué de s’amplifier, et aujourd’hui, je crois que nous devons être fiers des résultats obtenus.
Pour ma part, je dois avouer que j’ai été heureux au Département et que j’ai aimé l’enseignement des sciences biologiques, le contact avec la jeunesse et l’esprit d’équipe qui animait tout le personnel. Par la suite j’ai poursuivi ma carrière universitaire jusqu’en 1985.
Louis-Marie est né le 12 juin 1948 à Saint-Pâcome dans le comté de Kamouraska.
Il a fait son DEC à l’Institut de Technologie agricole (option laboratoire) de La Pocatière.
En 1970, il a été embauché comme technicien en écologie au Département de biologie. Il a ensuite été impliqué autant en enseignement qu’en recherche.
Il a préparé pendant plusieurs années les travaux pratiques : entomologie, invertébrés, éthologie, écologie (stage de terrain). La majorité de son temps était alloué à la recherche avec Jean-Marie Bergeron (contenu stomacaux chez les mammifères), Madan Lal Sharma (pucerons), Donald Thomas (contenu en graisses des chauves-souris), André Cyr (comportement chez les animaux ), Marco Fiesta-Bianchet (dosage d’azote dans les fèces des chèvres de montagnes) et Robert Bradley (dosage d'éléments minéraux des sols).
Ainsi, on lui a demandé très souvent d’aider les nouveaux professeurs en écologie à démarrer et développer leur recherche et sa spécialité était dans les tests analytiques.
Durant ces belles années, il a aussi été membre de plusieurs comités universitaires : Conseil d’administration de l’Université de Sherbrooke (1982-1986) ; Comité de retraite de l’Université de Sherbrooke (1981-2004) et de différents comités syndicaux du SEESUS (employés de soutien qui regroupe, entre autres, les techniciens et le personnel de secrétariat) (1974-2005).
Il a aussi membre du comité de parents à la Commission scolaire de Sherbrooke (1 an) et des comités d’école de Deauville et du Triolet (2 ans).
Il est maintenant à la retraite depuis septembre 2005.
L’été, il joue au golf. Il s'est acheté une roulotte à Rivière Ouelle, toujours dans le comté de Kamouraska et il adore ainsi retourner dans ce coin de pays où il a vécu son enfance.
Don est décédé à l’âge de 55 ans suite à un accident vasculaire cérébral à son site de recherche sur « l’Île de Beauté », la Corse. Il laisse dans le deuil la femme qui a comblé sa vie, Marie-Hélène, ses deux garçons Alexis et Patrick et sa fille Claude.
Montréalais de naissance, Don a effectué ses études secondaires au Lower Canada College.
Auparavant, dès l’âge de 10 ans, il s’est démarqué en remportant un concours de rédaction.
Il a, par la suite, obtenu son Baccalauréat Honours de l’Université du Nouveau-Brunswick à Frédéricton en 1975.
Ses études supérieures ont eu lieu à l’Université Carleton pour la maîtrise (1978), puis à l’Université d’Aberdeen (Royaume-Uni) pour son doctorat (1982).
Durant ses études de doctorat, Don a travaillé quelques années en Côte d’Ivoire où il a travaillé sur les chauves-souris.
C’est aussi à ce moment qu’il a appris le français. Il est revenu à l’Université Carleton pendant deux ans pour un stage postdoctoral, puis a travaillé pendant deux ans à l’Université de Washington dans l’État de Washington en foresterie et gestion de la faune.
Arrivant avec une subvention salariale comme chercheur-boursier du CRSNG en 1985, Don a obtenu un poste de professeur régulier au Département de biologie en juin 1990 et le rang de professeur titulaire en juin 1993.
Les quatre dernières années de sa carrière l’ont été à titre de doyen de la Faculté des sciences, avec la vision qu’une formation dans une Faculté des sciences est avant tout une formation en SCIENCES, quelque soit le programme. Reconfirmé doyen à la veille de son départ pour la Corse, Don n’a donc pu poursuivre ses idéaux de changements.
Sa carrière en recherche a été excellente avec plus de 100 publications y compris dans les prestigieuses revues multidisciplinaires, Nature et Science. Même s’il a atteint son apogée durant les années 2000 avec ses travaux sur les mésanges bleues de l’Île de Beauté, il demeurera toujours « Batman », le spécialiste des chauves-souris dans le cœur de plusieurs.
Excellent enseignant, il a remporté le prix de l’enseignement de la Faculté des sciences de 1994 à 1998. C’était un enseignant passionné et passionnant. C’était aussi plus qu’un professeur, mais aussi une personne engagée avec une très grande écoute et une très grande disponibilité pour les étudiants. Il a influencé la vie professionnelle et même personnelle de plusieurs.
Malgré plus de 20 ans dans un milieu de travail francophone et encore plus, avec une blonde francophone, Don a toujours conservé son accent anglais, qui tout en étant à l’occasion une source d’imitation sympathique, faisait partie de sa personnalité et de son charme. Après un an de sabbatique en France, son accent n’avait pas changé d’une miette ! Pas un mot « à la française ». Comme il disait, « l’élastique est déjà étiré jusqu’au bout depuis longtemps ».
Nous avons perdu quelqu’un de très bien qui avait encore beaucoup à donner et qui était prêt à encore beaucoup donner.
J’ai connu Don à mon arrivée en 1986. À l’époque, nos bureaux étaient voisins et il venait fumer (me quêter) une cigarette à l’occasion (plus souvent que moins) avec moi (souvent il mentionnait qu’il ne voulait pas que Marie-Hélène sente qu’il ait fumé, mais je n’ai jamais eu vraiment d’écho sur la suite?). Dès ces instants, nous avons tissé des liens d’amitié, de discussions et de respect, liens qui nous ont permis de travailler agréablement et efficacement ensemble pendant plus de 20 ans.
S’il est vrai qu’il y a une vie après la mort, ça me fera une grande joie de te revoir dans cet autre monde, mon ami. Et d’échanger sur nos visions en prenant une p’tite bière. Ce sera tout simplement un plaisir.
Du voisin de bureau de nos premières années.
Claude
Dans son numéro de décembre 2009, la revue Écoscience a publié un article sur la carrière de Don. Vincent Careau, son dernier étudiant au doctorat, et Brock Fenton, son directeur de maîtrise et de postdoctorat sont les deux auteurs de la note.
Mes remerciements à Vincent Careau, dont la note biographique rédigée avec Brock Fenton a été une source d’information et d’inspiration, et à Denis LeBel pour ses suggestions. Merci à Marie-Hélène Poulin, sa conjointe pour ses suggestions et photos.