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Invitation à la présentation de la proposition de recherche de Cassandra Bois, candidate à la maîtrise en environnement de type recherche interdisciplinaire en environnement

Date :
Cet événement est passé.
Type :
Soutenance de thèse
Public :
Ouvert à toutes et à tous
Lieu :
Teams (Lien Teams)
Coût :
Gratuit

Description :

L’influence de l’affiliation politique et du conspirationnisme sur le déni climatique et le climato-complotisme au Québec et au Canada.

La réalité anthropique des changements climatiques fait consensus dans la communauté scientifique. En effet, plus de 99% des articles scientifiques traitant de l’origine du réchauffement planétaire établissent un lien de causalité entre les activités humaines émettrices de gaz à effet de serre et les changements climatiques (Lynas et al., 2021). Dans son rapport de 2023, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) corrobore ce résultat en se positionnant très clairement : « Les activités humaines, principalement par les émissions de gaz à effet de serre, ont sans équivoque causé les changements climatiques, avec la surface terrestre atteignant un réchauffement de 1,1oC entre 1850 et 2020 (trad. libre) (GIEC., 2023). » Malgré ce consensus clair de la communauté scientifique, une dissension politique face à la réalité des changements climatiques existe en Amérique du Nord. En effet, 12% de la population canadienne nie que les activités humaines sont la cause des changements climatiques (Boulianne et Belland, 2022). Or, la prévalence du déni climatique reste peu étudiée au Québec et au Canada (Bédard et al., 2025). À travers la littérature, certains auteurs ont établi un lien clair entre les croyances politiques (Alvarez et al., 2023; Hornsey et al., 2018), l’adhésion à des discours conspirationnistes et le déni climatique (Lewandowsky et al., 2013; Rutjens et Većkalov, 2022). La polarisation partisane de droite trouve ses origines dans une rhétorique mensongère basée sur le rôle économique essentiel que jouent les industries polluantes (Oreskes et M.Conway, 2010). En ce qui concerne le climato-complotisme, celui-ci utilise une rhétorique inspirée des logiques populistes s’ancrant dans le « nous contre eux », plaçant la science comme un instrument d’une élite mensongère à combattre (Bergmann, 2025). L’objectif de ce projet de recherche est d’observer comment les attitudes idéologiques et politiques influencent le déni climatique dans la population canadienne et québécoise.

Annie Chaloux

Professeure titulaire, École de politique appliquée

Codirectrice

 

Olivier Champagne-Poirier

Professeur adjoint, Faculté des lettres et sciences humaines, Département de communication

Codirecteur

 

Marie-Ève Carignan

Professeure, Faculté des lettres et sciences humaines, Département de communication

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