Concours Ma thèse en 180 secondes

Sarah Lafontaine en finale internationale en Suisse

Sarah Lafontaine
Sarah Lafontaine
Photo : UdeS

Sarah Lafontaine a représenté l'UdeS à l'occasion de la cinquième finale internationale du concours Ma thèse en 180 secondes, qui s'est tenue à Lausanne, en Suisse, le 27 septembre dernier. L'étudiante au doctorat en recherche en sciences de la santé au Campus de Longueuil, concentration sciences infirmières, a eu alors  l’opportunité d'y rencontrer des étudiantes et étudiants d’une vingtaine de pays.

Après avoir remporté l'édition locale du concours en mars dernier à l'UdeS, Sarah Lafontaine raflait la première place lors de la finale nationale, qui s'est tenue en mai à l ’Université du Québec à Chicoutimi, dans le cadre du 86e congrès annuel de l'Association francophone pour le savoir (Acfas).

Son intérêt manifeste pour la vulgarisation, le recours à des métaphores imagées, son implication soutenue auprès des patients et le lien fort qu’elle a su créer avec l’auditoire ont été alors soulignés.

L'éducation des personnes atteintes de diabète

Les travaux de l’étudiante chercheuse de la Faculté de médecine et des sciences de la santé portent sur l’éducation des personnes aux prises avec le diabète. Parce que les patients jouent un rôle crucial dans la gestion de leur maladie – l’autogestion représente 98% des soins - Sarah Lafontaine cherche à comprendre pourquoi l’éducation relative au diabète est si peu efficace. Sa principale constatation : l’information est donnée au patient sans d’abord évaluer ce qu’il sait, quelles sont ses croyances ou ce qu’il veut apprendre. C’est là le sujet de sa thèse : développer une nouvelle intervention éducative davantage centrée sur le patient. Son outil de prédilection pour y parvenir : la carte conceptuelle.

Prenons l’exemple de Paul, un homme diabétique de 55 ans que je rencontre afin de lui donner de l’enseignement. Comment utiliser la carte auprès de Paul? J’écris un concept sur une feuille (ex. : le mot diabète) et je demande à Paul d’écrire des éléments qu’il croit reliés au diabète. Selon Paul, le diabète peut mener à une amputation, ce qui est vrai. Toutefois, toujours selon Paul, le diabète est une maladie qui est temporaire. On sait que c’est faux. Alors je peux passer des heures à enseigner à Paul comment changer ses habitudes de vie, mais si Paul croit que son diabète va « passer tout seul », que pensez-vous qu’il se produira quand Paul sera de retour chez lui? Absolument rien… Fourmis : 1, Paul : 0.

Confiante de pouvoir mettre en place une nouvelle intervention éducative inspirée de la carte conceptuelle, Sarah Lafontaine poursuit son projet en collaboration avec un groupe d’experts formé d’un pédagogue, d’infirmières et de patients diabétiques. Elle espère pouvoir intégrer son intervention au sein des CLSC prodiguant de l'enseignement aux personnes diabétiques, et croit même que d’autres maladies chroniques pourraient un jour bénéficier de son modèle.