1,65 M$ pour une équipe de recherche du Centre d’applications et de recherches en télédétection (CARTEL) de l’UdeS

Augmenter l’employabilité des professionnelles et professionnels en observation de la Terre

Le CARTEL est l'un des plus importants centres de recherche universitaire au Canada dans le domaine de la télédétection.
Le CARTEL est l'un des plus importants centres de recherche universitaire au Canada dans le domaine de la télédétection.
Photo : UdeS - Michel Caron

L’accès aux données est aujourd’hui plus facile que jamais, et plusieurs disciplines en profitent largement. On peut penser à la télédétection, qui permet de capter des images par les nombreux satellites qui sont en orbite autour de la Terre. Ou aux images acquises avec les drones ou les avions, qui offrent une manne d’informations aux chercheurs et chercheuses. Ces données d’observation de la Terre nous renseignent sur l’état de notre environnement, sur le climat, les ressources naturelles, etc.

Malheureusement, un manque criant de ressources compétentes pouvant analyser et traiter ces données se fait sentir dans le domaine. C’est pourquoi une équipe de recherche de la Faculté des lettres et sciences humaines, menée par le professeur en géomatique appliquée de l’Université de Sherbrooke Kalifa Goïta, a mis sur pied le projet De l’observation de la Terre à distance aux services d’information décisionnelle (DOTS).

La technologie se démocratise, les satellites deviennent de plus en plus petits et génèrent chaque jour des quantités phénoménales de données. Mais cela amène un défi important : pour exploiter le plein potentiel des données, il faut du personnel hautement qualifié bien formé et prêt à l’emploi. D’où la motivation du projet.

Kalifa Goïta, professeur en géomatique à l’Université de Sherbrooke et chercheur principal du projet.

Le projet pourra compter sur l’appui du Programme de formation orienté vers la nouveauté, la collaboration et l’expérience en recherche (FONCER) du Conseil de recherches en sciences naturelles et génie Canada (CRSNG), qui vient d’attribuer une généreuse subvention de 1,65 million de dollars à l’équipe de recherche de l’Université de Sherbrooke et à ses partenaires de l’Université du Nouveau-Brunswick, de l’Université Laval, du Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM), de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) et de l'Université de Calgary.

Les relations privilégiées avec nos nombreux partenaires en recherche engendrent une diffusion de l’expertise et des retombées concrètes dans un environnement bénéfique à nos étudiantes et nos étudiants. En arrimant notre recherche aux besoins en matière d’innovation de nos partenaires, nous bonifierons le marché de l’emploi avec des spécialistes ayant une vision globale de la discipline.

Pr Jean-Pierre Perreault, vice-recteur à la recherche et aux études supérieures

L’expertise du Centre d’applications et de recherche en télédétection de l’UdeS (CARTEL) sera au centre du projet, alors qu’il en assurera le leadership. Le chercheur principal et cinq des dix cochercheuses et cochercheurs proviennent du CARTEL.

Mentionnons également que plusieurs compagnies du secteur privé participeront au projet. Effigis GEO SOLUTIONS, MDA Corporation et CGI ont accompagné le groupe de recherche tout au long du processus et ont fourni des lettres d’appui fort pertinentes.

Ce projet rejoint parfaitement le second axe de notre planification stratégique facultaire. Il permettra de stimuler la recherche et d’unir nos forces à celles de nos partenaires et collaborateurs. Cette initiative contribuera à faire valoir l’excellence de nos étudiantes et étudiants et à reconnaître leur contribution sur le plan de la recherche.

Pre Anick Lessard, doyenne de la Faculté des lettres et sciences humaines

Le professeur en géomatique appliquée de l’Université de Sherbrooke, Kalifa Goïta, dirigera le projet De l’observation de la Terre à distance aux services d’information décisionnelle (DOTS).

Le professeur en géomatique appliquée de l’Université de Sherbrooke, Kalifa Goïta, dirigera le projet De l’observation de la Terre à distance aux services d’information décisionnelle (DOTS).


Photo : Fournie

Le projet DOTS visera à améliorer l’employabilité des étudiantes et étudiants formés dans le domaine de l’observation de la Terre (télédétection) à l’Université de Sherbrooke et dans d’autres universités canadiennes. Pour le professeur Goïta, l’objectif est d’enrichir la formation actuelle des personnes étudiantes sur les plans scientifique et technique, mais surtout de les préparer pour l’emploi.

Stages en milieu de pratique et bourses

Cette préparation reposera sur deux piliers : les stages en milieu de pratique et les ateliers de formation sur les compétences professionnelles. Le maillage avec le secteur d’emploi est donc essentiel pour atteindre ces objectifs. Plusieurs acteurs clés du milieu sont déjà partie prenante du projet.

« Ils offriront des stages aux étudiants, participeront aux ateliers et apporteront ainsi une dimension et une vision pratiques comme jamais auparavant. Ces différentes entreprises permettront de préparer les étudiants à l’emploi avant même qu’ils ne terminent leurs études », mentionne le professeur Goïta.

Le projet permettra de renforcer les compétences professionnelles de plus de 180 étudiantes et étudiants et offrira 80 stages en milieu de pratique. Le projet soutiendra principalement des étudiantes et étudiants de cycles supérieurs dans le secteur de l’observation de la Terre en sciences naturelles et génie, mais également quelques étudiants de cycles supérieurs en dehors du secteur des sciences et du génie. Dans le même ordre, le projet prévoit soutenir des étudiants et étudiantes du 1er cycle dans le but de les inciter à entreprendre des études supérieures en observation de la Terre.

« Le projet offrira plusieurs bourses principalement aux 2e et 3e cycles recherche en télédétection, mais également au niveau postdoctoral. Ces bourses de recherche seront appariées par les directeurs de recherche des étudiants. Le projet offrira aussi différentes bourses pour la participation des étudiants aux stages en milieu de pratique et aux ateliers », précise le chercheur en géomatique.

Le projet débutera en septembre 2020 par l’organisation et la planification de ses différentes composantes (modules de formation, ateliers, etc.). Les stages commenceront à partir de la 2e année. Des ateliers spécifiques seront organisés chaque année, jusqu’à la 6e et dernière année.