Repousser les frontières technologiques

Le professeur Roger Lecomte reçoit le prix Acfas Jacques-Rousseau

Le Pr Roger Lecomte, précurseur et leader mondial dans les domaines de l’imagerie moléculaire et de la médecine nucléaire.
Le Pr Roger Lecomte, précurseur et leader mondial dans les domaines de l’imagerie moléculaire et de la médecine nucléaire.
Photo : Martin Blache - UdeS

Le prix Jacques-Rousseau de l’Association francophone pour le savoir (Acfas) soulignant la multidisciplinarité est décerné à Roger Lecomte, professeur-chercheur à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke et au Centre de recherche du CHUS. Il a été remis le 14 novembre dernier dans le cadre du 75e Gala annuel tenu à Montréal.

Le professeur Roger Lecomte a transformé le domaine de l’imagerie biomédicale utilisée comme outil de recherche. Très tôt dans sa carrière, il défend, contre vents et marées, une nouvelle approche pour améliorer la résolution des images obtenues en tomographie d’émission par positrons (TEP).

Par l’intermédiaire de la pharmacocinétique des radiotraceurs appliquée à la cardiologie, au métabolisme et aux neurosciences, il a réussi à rallier plusieurs domaines :

  • La radiochimie
  • Le génie électrique
  • La physique 
  • L'informatique
  • La biologie

Résolument multidisciplinaire, il est reconnu aujourd’hui comme un précurseur et un leader mondial dans les domaines de l’imagerie moléculaire et de la médecine nucléaire.

Un habitué de l'Acfas

Photo : Martin Blache - UdeS

Le Pr Lecomte est un membre fidèle de l’Acfas, dont le 88e congrès annuel se tiendra à Sherbrooke du 4 au 8 mai 2020 sur le thème Du jamais su. Le prix Jacques Rousseau n’est d’ailleurs pas le premier que l’association lui décerne, ayant remporté le prix J.-Armand-Bombardier en 2009. Nous en avons profité pour lui poser quelques questions sur son expérience à l’Acfas.

Quelles sont les forces de Sherbrooke pour y conduire vos recherches et pour accueillir le 88e Congrès de l’Acfas?

J’en vois beaucoup! Premièrement, un environnement à dimension humaine qui apporte un esprit de collégialité et d’innovation. J’apprécie la proximité des collègues dans un environnement hautement multidisciplinaire. Sherbrooke offre aussi la possibilité de développer un programme de recherche original et innovateur sans les contraintes d’une planification institutionnelle rigide. C’est aussi un environnement idéal pour tenir un congrès de l’Acfas, avec ses instituts et centres de recherche.

Quel est votre souvenir préféré de congrès à l’Acfas?

J’y ai rencontré des collègues anglophones dont je n’avais jamais soupçonné qu’ils pouvaient aussi bien s’exprimer en français dans leur domaine scientifique!

Si vous rêvez un peu, à quelle question aimeriez-vous apporter une réponse dans le cadre de vos recherches? Pourquoi?

Nous développons actuellement des appareils d’imagerie TEP qui permettront d’étudier la biochimie du cerveau avec une résolution deux fois meilleure que tout ce qui existe. Peut-être que ce progrès technologique contribuera à découvrir les causes des maladies neurodégénératives qui affectent de plus en plus notre société, et éventuellement à favoriser la découverte de traitements préventifs ou curatifs.

Prix Acfas Jacques-Rousseau
Créé en 1980 en l’honneur de Jacques Rousseau, botaniste, ethnologue et ancien secrétaire de l’Acfas, ce prix souligne les réalisations scientifiques exceptionnelles d’une personne ou d’une équipe qui a largement dépassé son domaine de spécialisation, et qui a établi des ponts novateurs entre différentes disciplines ou secteurs de recherche.