Portrait de stagiaire
Explorer le monde, une expérience coop à la fois
Photo : Fournie
Stage après stage, Félix Malhaire transforme son parcours coop en véritable aventure internationale. Après la Colombie-Britannique et la Baie-James, l’étudiant en génie électrique réalise aujourd’hui son troisième stage à Wellington, en Nouvelle-Zélande, où il contribue à des travaux de recherche sur l’effet thermoélectrique.
Peut être avez vous déjà entendu parler de lui : en décembre 2025, il a reçu la Bourse Ambassadeur du SSDP, une reconnaissance qui souligne son engagement et l’excellence de son parcours.
Depuis le début de son parcours, il nourrit le rêve de découvrir le monde tout en poursuivant sa formation. Les sessions d’études à l’étranger n’étant pas compatibles avec son programme en apprentissage par problèmes (APP), il a rapidement compris que les stages coop pourraient lui permettre de vivre des expériences internationales.
Des stages qui l’amènent toujours plus loin
Depuis le début de son parcours coop, Félix a déjà vécu des expériences marquantes qui ont façonné sa trajectoire.
Photo : Fournie
Pour son premier stage, il s’envole vers Kelowna, en Colombie-Britannique, où il travaille dans une firme de génie conseil. Son deuxième stage l’amène ensuite jusqu’à la Baie-James, où il occupe le rôle de responsable qualité sur un projet d’agrandissement d’un poste électrique d’Hydro Québec.
Aujourd’hui, c’est au cœur de l’océan Pacifique qu’il poursuit son parcours. À Wellington, il réalise son troisième stage, en recherche, chez Earth Sciences New Zealand, où il s’intéresse à l’effet thermoélectrique.
J’ai vu les cinq stages que je devais faire comme une opportunité d’aller explorer. Quand on sort de notre zone de confort et qu’on est laissés à nous-mêmes ailleurs dans le monde, on développe beaucoup de compétences, une autonomie et une capacité d’adaptation.
Trouver un stage à l’autre bout du monde
L’idée de partir en Nouvelle-Zélande est née d’une discussion avec l’un de ses enseignants, qui y avait déjà travaillé. Grâce à ce dernier, Félix établit d’abord un contact avec un professeur de l’Université d’Auckland. L’opportunité ne se concrétise pas…
Plutôt que d’abandonner il persévère. Avec l’appui d’une conseillère du Service des stages et du développement professionnel (SSDP), il réussit finalement à entrer en contact avec un professeur à Wellington, qui le dirige vers l’institut où il effectue son stage aujourd’hui.
Résultat : Félix se retrouve à près de 15 000 kilomètres du Québec, à vivre une expérience dont il rêvait depuis longtemps.
Un stage de recherche au cœur de ses intérêts
Photo : Fournie
L’effet thermoélectrique, ça vous dit quelque chose?
Rassurez vous : à son arrivée, Félix n’en avait lui-même qu’une idée assez vague.
Curieux et déterminé, il s’est rapidement plongé dans la littérature scientifique pour apprivoiser ce domaine aussi complexe que fascinant. Article après article, il s’est familiarisé avec les concepts clés… et quelques jours plus tard, il était déjà prêt à relever trois défis stimulants!
Parmi ses mandats :
- réaliser la modélisation d’un générateur thermoélectrique géothermal, mener plusieurs expérimentations en laboratoire sur celui-ci, puis comparer ses résultats avec ceux de la recherche scientifique;
- explorer les possibilités du refroidissement thermoélectrique, une technologie importante pour la gestion thermique des puces électroniques et d’autres innovations.
Ce stage s’aligne parfaitement avec son désir de contribuer aux énergies renouvelables.
C’est vraiment un sujet de recherche qui m’intéresse, alors les étoiles se sont vraiment alignées pour moi.
Une formation qui forge la confiance
La formation en APP, offerte dans certains programmes de génie, l’a particulièrement bien préparé à relever ces défis. À peine une semaine après son arrivée, il doit déjà présenter à son superviseur et à son équipe une synthèse de la littérature scientifique qu’il a étudiée. Un défi important, mais qu’il aborde avec assurance grâce à la méthode de travail développée durant ses études.
Lors de mes stages, la méthode APP m’a plus servi que le contenu de mes cours.
Explorer, grandir… et s’ancrer en Nouvelle-Zélande
À Wellington, Félix habite une maison située à quelques minutes de son lieu de travail. Il la partage avec deux colocataires à la maîtrise qui travaillent eux aussi pour la même organisation.
L’environnement est riche en cultures diverses, au point, raconte-t-il, qu’il en apprend parfois davantage sur d’autres cultures que sur la culture néo-zélandaise elle-même!
Grand amateur de plein air, il a trouvé son bonheur dans ce pays reconnu pour ses paysages spectaculaires. Dès son arrivée, il s’est procuré un vélo usagé pour explorer la ville tout en restant actif.
Photo : Fournie
Malgré un horaire de stage chargé, il profite de ses fins de semaine pour partir à la découverte des environs, que ce soit en randonnée ou à vélo. Au milieu de son stage, il prend également une semaine de vacances pour explorer l’île du Sud, qu’il décrit comme tout simplement grandiose. Et l’aventure ne s’arrête pas là : à la fin de son stage, deux semaines de voyage lui ont permis de parcourir d’autres régions du pays. Au-delà des apprentissages professionnels, ces expériences le marquent profondément sur le plan personnel.
Partir en stage à l’étranger, c’est beaucoup plus grand que ton domaine d’étude. C’est l’expérience d’une vie. Quant à moi, il ne faut pas passer à côté de ces opportunités.
À voir tout ce qu’il a déjà accompli, une chose est certaine : on a bien hâte de découvrir où le mènera son quatrième stage!