Conte-moi ton histoire

Une série de balados autour d'ouvrages publiés par les spécialistes du Département d'histoire

CONCEPT, SON ET MONTAGE
Stéphanie Lanthier, historienne et chargée de cours à forfait
balado.histoire@USherbrooke.ca

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Épisode 2

Sophie Abdela, professeure

Spécialiste de l’histoire carcérale française, ses recherches portent sur les prisons ordinaires de Paris au XVIIIe siècle. Elle vient de publier l'ouvrage La prison parisienne au XVIIIe siècle. Formes et réformes.

Pour en savoir davantage

Sophie Abdela est professeure adjointe au Département d’histoire de l’Université de Sherbrooke. Elle a une formation en histoire et en criminologie. Ses recherches actuelles portent sur l'histoire carcérale française. Elle s’intéresse plus particulièrement au caractère urbain de la geôle, à la perméabilité des établissements et aux formes de relations sociales qui s’y construisent. Ses travaux actuels visent à dresser une « écologie carcérale », à comprendre comment la prison pouvait s’insérer dans les dynamiques urbaines environnantes.

Elle est membre du Groupe de recherche en histoire des sociabilités (GRHS). Elle a publié, en 2019, La prison parisienne au XVIIIe siècle. Formes et réformes (Éditions Champ Vallon).

La prison parisienne au XVIIIe siècle. Formes et réformes

On sait peu de chose sur la prison d’Ancien Régime. Les historiens, fascinés par le pénitencier, l’ont largement négligée. Ce livre comble cette lacune en explorant le monde carcéral parisien du XVIIIe siècle, et particulièrement la geôle ordinaire.

La prison doit être abordée comme un objet urbain parfaitement intégré dans les dynamiques et les trajectoires quotidiennes de la capitale. Elle est considérée aussi comme un objet économique, à la fois service essentiel qu’il faut financer et occasion d’affaires pour ceux qui la fournissent en marchandises et denrées de toutes sortes. Finalement, la prison est un objet social : les détenus comme le personnel y tissent des liens – de collaboration ou de concurrence, voire d’opposition – qui contribuent à façonner la prison et à la réformer.

Des extraits utilisés dans cet épisode proviennent du Projet Bretez, un projet multidisciplinaire de reconstitution sonore du Paris du XVIIIe siècle, mené par l'Université Lyon-2.

Épisode 1

Harold Bérubé, professeur

Spécialiste de l’histoire politique et culturelle des villes et de leurs habitants, il vient de publier l'ouvrage Unité, autonomie, démocratie. Une histoire de l'Union des municipalités du Québec.

Pour en savoir davantage

Harold Bérubé est professeur titulaire au Département d’histoire de l’Université de Sherbrooke. Il a une formation en histoire et en études urbaines et s’intéresse à l’histoire politique et culturelle des villes et de leurs habitants. Ses recherches actuelles portent sur la façon dont la ville est pensée et gouvernée dans le Québec contemporain.

Il est codirecteur de la Revue d'histoire urbaine et membre des comités éditoriaux deCanadian Historical Review, Argument et Mens. Revue d'histoire intellectuelle et culturelle. Il a publié, en 2019, Unité, autonomie, démocratie. Une histoire de l'Union des municipalités du Québec (éditions du Boréal).

L'histoire de l'Union des municipalités du Québec

Les municipalités représentent la forme de gouvernement la plus proche des gens, et leur rôle a énormément changé en cent ans. Plus que de simples administrateurs de routes et d’aqueducs, les villes doivent aujourd’hui traiter de questions complexes comme le vieillissement de la population, la mobilité et le patrimoine culturel.

Dès sa création, le 15 décembre 1919, l’Union des municipalités du Québec (UMQ) est une association laïque et libérale dont la mission est de réunir l’ensemble des municipalités de la province, d’y diffuser pratiques et savoirs liés à la gouvernance locale et, surtout, d’obtenir un rapport de force avec le gouvernement québécois. L’Union essaie de remplir sa mission malgré les soubresauts de l’histoire, les changements de gouvernement ou la construction puis le déclin de l’État-providence.

Au fil des chapitres, on croise des acteurs clés de l’histoire politique du Québec – Joseph Beaubien, Télesphore-Damien Bouchard, Louis-Alexandre Taschereau, Maurice Duplessis, Jean Drapeau, Jacques Parizeau – ainsi que des figures moins connues du monde municipal – Charles-Napoléon Dorion et Jacques O’Bready – mais non moins déterminantes. De la fin de la Première Guerre mondiale, à l’aube du XXIe siècle, l’UMQ et ses membres doivent composer avec la récurrence mais aussi l’émergence d’enjeux locaux qui acquièrent une dimension globale. Plus que l’histoire d’une institution, c’est un siècle d’histoire du monde municipal québécois qui est mis en relief.