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Conférence de Victoria Pleuchot : « Écrire le travail précaire pendant l’entre-deux-guerres : perspectives comparatistes et approches sociolittéraires »

Date :
Mardi 24 février 2026
Heure :
De 10 h 30 à 11 h 30
Type :
Conférences et séminaires
Public :
Ouvert à toutes et tous
Lieu :
Au local A4-368 de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Sherbrooke
Coût :
Gratuit

Description : Le Groupe de recherches et d'études sur le livre au Québec (GRÉLQ) vous invite à la conférence de Victoria Pleuchot, qui s’intitule « Écrire le travail précaire pendant l’entre-deux-guerres : perspectives comparatistes et approches sociolittéraires », et qui aura lieu le mardi 24 février 2026, de 10 h 30 à 11 h 30 (EST). L’événement se déroulera exclusivement en présentiel, au local A4-368 de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Sherbrooke.


Le corpus transnational de romans du travail de l’entre-deux-guerres a longtemps été marginalisé. En articulant esthétique, posture auctoriale et étude de la réception, Victoria Pleuchot a tenté, dans sa recherche doctorale, de montrer comment ces œuvres questionnent les critères du canon romanesque et les modèles dominants de l’histoire littéraire et de la narratologie. Elle reviendra dans cette conférence sur les présupposés historiques, sociologiques, poétiques et théoriques nécessaires pour envisager ces littératures comme un tout dans une perspective comparatiste. Le recours aux notions de sous-champ et de posture d’authenticité, croisé avec l’analyse des correspondances, des revues et du champ éditorial, permet de mettre au jour l’existence d’un réseau structuré d’auteurs et d’autrices dans les années 1920 et 1930. Bien que leurs œuvres soient souvent ancrées dans des contextes locaux précis (régions industrielles, bassins miniers, etc.), ces écrivains pensaient et construisaient leur littérature comme fondamentalement internationale.

Victoria Pleuchot, docteure en littérature comparée et agrégée de lettres modernes, est spécialiste des liens entre littérature et travail, des écritures documentaires et des rapports entre littérature et politique. Sa thèse portait sur les littératures romanesques et le travail précaire pendant l’entre-deux-guerres dans le monde francophone, anglophone et hispanophone (Université d’Artois, 2023). Elle a coorganisé le colloque « Écritures du travail : pour une approche comparatiste ». Présidente de l’OBERT (Observatoire Européen des Récits du Travail), elle codirige, en outre, la collection Les Irréguliers aux Lettres Modernes Minard, a écrit la postface de la réédition de Fille de la terre, autofiction de l’autrice prolétarienne Agnes Smedley, et prépare une nouvelle édition du Journal de guerre de Jean Malaquais.

Piece jointe :

Affiche de la conférence (201.3 ko)