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Appui de 400 000$ pour la recherche sur les enjeux climatiques

Comprendre et anticiper les risques et impacts climatiques transnationaux au Québec

Le projet de recherche analysera deux secteurs clés : la transformation alimentaire, essentielle pour notre sécurité et notre autonomie alimentaires et la filière batterie, pilier de la transition énergétique.
Le projet de recherche analysera deux secteurs clés : la transformation alimentaire, essentielle pour notre sécurité et notre autonomie alimentaires et la filière batterie, pilier de la transition énergétique.
Photo : UdeS - Michel Caron

Les changements climatiques ne connaissent pas de frontières: leurs répercussions à l’international peuvent se faire sentir jusque chez nous. Un nouveau projet de recherche, sous la direction de la professeure Annie Chaloux (École de politique appliquée), étudiera les risques et impacts climatiques transnationaux au Québec dans les secteurs de la transformation alimentaire et de la filière batterie.

Dans un monde hautement interconnecté, les conséquences des changements climatiques dépassent largement les frontières des territoires où elles se manifestent. Les risques et impacts climatiques transnationaux prennent plusieurs formes : les impacts directs traversant les frontières (ex. sécheresses, inondations), la redistribution des risques par l’adaptation (maladaptation générant des effets ailleurs), ou encore les opportunités transnationales d’adaptation, telles que la coopération ou la mise en place d’infrastructures résilientes partagées. Or, les stratégies d’adaptation demeurent encore majoritairement axées sur les impacts locaux ou nationaux, sans toujours tenir compte de ces interconnexions mondiales.

Ce projet, qui s'échelonnera jusqu'en 2029, sera réalisé en partenariat avec Ouranos et sera  financé par ce dernier et Mitacs. L'objectif est de mieux comprendre comment les risques et impacts climatiques transnationaux peuvent affecter le Québec et de trouver des leviers pour mieux les anticiper et y répondre. En particulier, il s’intéresse à deux secteurs clés : la transformation alimentaire, essentielle pour notre sécurité et notre autonomie alimentaires et la filière batterie, pilier de la transition énergétique.

Annie Chaloux, professeure à l'École de politique appliquée de la Faculté des lettres et sciences humaines et cotitulaire de la Chaire de recherche en diplomatie scientifique climatique : savoirs, technologies et gouvernance.
Annie Chaloux, professeure à l'École de politique appliquée de la Faculté des lettres et sciences humaines et cotitulaire de la Chaire de recherche en diplomatie scientifique climatique : savoirs, technologies et gouvernance.
Photo : UdeS - Michel Caron

L’objectif est de produire des connaissances concrètes pour aider les entreprises, les décideurs et les chercheurs à anticiper les risques, mais aussi à saisir les opportunités d’adaptation et de coopération inter et intrasectorielles.

Annie Chaloux, professeure à l’École de politique appliquée et responsable du projet

Dans un premier temps, l’étude brossera un portrait général des principaux risques et impacts climatiques transnationaux, tous secteurs confondus. Cette étape permettra d’identifier les principales menaces et vulnérabilités, tout en définissant des secteurs stratégiques nécessitant une adaptation prioritaire.

Dans un second temps, à travers les deux secteurs clés, la transformation alimentaire et la filière batterie, la professeure Chaloux et son équipe souhaitent, entre autres :

  • Analyser les dynamiques de propagation des risques et impacts climatiques transnationaux et les stratégies d’adaptation actuellement déployées en consultant des experts et des acteurs dans les deux secteurs ciblés;
  • Étudier la perception des acteurs sectoriels sur leur exposition aux risques et impacts climatiques transnationaux, leur vulnérabilité ainsi que les opportunités d’adaptation;
  • Développer des analyses prospectives et recommandations stratégiques pour les parties prenantes des deux secteurs à l’étude.

À travers différentes modalités de transfert des connaissances, ce projet de recherche souhaite renforcer ou de créer des maillages entre les acteurs de la chaîne d’approvisionnement des secteurs de la transformation alimentaire et de la filière batterie, ainsi qu’avec les milieux de la recherche et de la fonction publique, afin de favoriser une réponse d’adaptation plus coordonnée aux risques et impacts climatiques transnationaux.

Membre de l’équipe de recherche

-Pre Annie Chaloux, École de politique appliquée
-Pre Marie-Luc Arpin, École de gestion
-Pr Adib Bencherif, École de politique appliquée
-David King-Ruel, chargé de cours au CUFE
-Jennyfer Boudreau, coordonnatrice à la recherche
-Noémie Lefrançois, étudiante au doctorat
-Mathilde Germain, étudiante à la maîtrise


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