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Journées du programme de doctorat en médecine

Sciences de base, IA et résilience

L'intégration des sciences de base, l'intelligence artificielle et la résilience et ont été au coeur des Journées du programme de doctorat en médecine des 21 et 22 octobre. Les personnes participantes des 4 sites de formation se sont réunies au Club de golf de Sherbrooke en vue d’apprendre des spécialistes de ces diverses questions et de les intégrer dans le programme de doctorat en médecine.

Intégration des sciences de base

L’intégration des sciences de base dans les différentes situations cliniques et au fil de la progression des apprentissages, de même que leur application à la résolution de problèmes cliniques, notamment par le biais du co-enseignement, fait partie de l’orientation prise par le doctorat en médecine en 2017 basée sur les bonnes pratiques en éducation médicale. Le programme a depuis été l’objet de mises à jour régulières par la révision des objectifs, du contenu et des références en soutien à l’enseignement des sciences de base.

Les professeurs Danielle Jacques, Cécile Trochet et Guy Fink, responsables de ce volet au comité du parcours, ont présenté cette mise à jour en incluant 3 volets.

1. L’historique de l’intégration des sciences de base dans la formation médicale, la définition, les différentes disciplines concernées dans le programme et les meilleures pratiques soutenant les apprentissages ainsi que les liens avec la littérature en éducation médicale.

2. La description de l’intégration verticale et longitudinale dans certaines disciplines dont la génétique avec la Pre Valérie Désilet et l’immunologie avec la Pre Katherine D’Astous-Gauthier.

3. Les bénéfices et enjeux du co-enseignement dans les duos de professeurs enseignant en apprentissage par équipe.

L’exercice visait notamment à stimuler l’engagement des différents membres du corps professoral dans l’enseignement des sciences de base et à favoriser un co-enseignement de qualité au profit de l’apprentissage des étudiantes et étudiants.

Intelligence artificielle : placer l'humain au centre du processus

Le Pr Pierre Guérette a présenté les composantes de l'intelligence artificielle (IA) et ses implications éthiques et déontologiques, en mettant l'accent sur le domaine médical.

Il a traité des nombreuses possibilités que l’IA offre pour assister les médecins. L’IA peut notamment contribuer à améliorer la relation patient-médecin en déchargeant celui-ci des tâches automatisables afin qu’il puisse mieux se concentrer sur le patient. Par exemple, en confiant la consultation à l’IA vocale, le médecin n’est plus derrière son ordi à entrer les données, mais plutôt en relation bien présente avec son patient.

L’utilisation de l’IA en médecine et en enseignement comprend malgré tout de nombreux risques de biais humains, systémiques et statistiques. On doit entre autres faire preuve de vigilance sur la pertinence ou la légitimité des données et des sources utilisées par l’IA, sur l’expertise nécessaire pour interpréter les statistiques, sur la gouvernance des lignes directrices en santé (guidelines) ou encore sur la possibilité d’amplification et de répétition des erreurs.

Le conférencier a conclu en affirmant que la meilleure façon d’atténuer les nombreux biais de l’IA est de placer l’humain au centre du processus. C’est le médecin ou le professeur qui demeure le responsable, l’IA n’en est que le copilote.

À la suite de la conférence, les personnes présentes ont participé à un atelier sur l'IA en enseignement du Centre de pédagogie des sciences de la santé, animé par Thomas Mechineau, conseiller technopédagogique, et la Pr Ann Graillon, directrice. Elles ont pu se familiariser avec les outils d’intelligence artificielle pour les utiliser dans l’enseignement, notamment pour créer des questions d’examen, et discuter des avancées de l’intelligence artificielle en médecine et ses implications éthiques et déontologiques

La résilience : une stratégie active pour garder l’équilibre

Amélioration continue du cursus, fatigue post-pandémique, expansion du site de Montérégie, augmentation des cohortes et des besoins étudiants, roulement de personnel, manque de ressources : plusieurs défis ont dû être surmontés par tous les membres du personnel enseignant et administratif du programme de doctorat en médecine au cours des dernières années. Les professeurs Jean-Robert Maltais et Jessika Roy Desruisseaux ont identifié, lors de cette conférence ponctuée de temps de réflexion, les éléments clés améliorant notre résilience sur les plans personnel et professionnel, individuellement et en équipe.

Les personnes participantes ont notamment été invitées à prendre leurs signes vitaux psychologiques en vue d’utiliser les stratégies proposées selon le niveau de difficulté rencontré : en santé, en réaction, fragilisé ou en état critique.

Les conférenciers ont présenté les 5 C des activités intentionnelles de résilience, basés sur les recherches de Rachel Thibeault (2011) : la contemplation nous met dans un état de pleine conscience du moment présent; la centration met de l’ordre ou du mouvement, souvent rigoureux et répétitif, pour se libérer de la fébrilité; la création comble notre besoin de beauté, en la créant ou en l’appréciant, la communion renforce nos liens d’appartenance et nous relie au vivant; et enfin la contribution nous permet de redonner, d’être des citoyens productifs et valorisés.

Cérémonie des prix de reconnaissance

Les Journées du programme ont également été l’occasion de remettre des prix de reconnaissance aux membres du personnel ainsi qu'aux étudiantes et étudiants.

Prix Innovation

  • Marie-Josée Leblanc, professeure (Saguenay)

Prix César Galéano

  • Marie Mathieu, professeure d'enseignement clinique
  • Darren Martin, professeur d'enseignement clinique (Moncton)

Prix Qualité

  • Marc Vautour, professeur (Moncton)

Prix Humanisme

  • Louise Martin, secrétaire de direction (Saguenay)

Prix Coup de coeur respect

  • Nathalie Théberge, coordonnatrice académique

Prix Maurice-Groleau

  • Pierre Asselin, directeur académique

Prix Denise-Théberge

  • Caroline Lefebvre, commis aux activités pédagogiques

Une quarantaine d'étudiantes et d'étudiants ont également reçu une bourse ou un prix à l’occasion de cette cérémonie de reconnaissance : voir autre texte en lien ci-dessous


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