Récipiendaire d'une bourse d'excellence Laurent et Claire B. Beaudoin
Portrait de Marie Lafontaine, passionnée de physique
Photo : Fournie
Pour souligner la Journée internationale des femmes et des filles de sciences qui a lieu le 11 février ainsi que la Journée internationale des femmes qui se déroule le 8 mars, le 3IT a produit une série d'articles pour mettre en lumière quelques étudiantes de sa communauté et reconnaître leur contribution à l'innovation technologique.
Dans ce premier portrait, découvrez Marie Lafontaine, étudiante à la maîtrise en génie électrique sous la direction du Pr Dominique Drouin. Récipiendaire d'une prestigieuse bourse d'excellence Laurent et Claire B. Beaudoin, Marie évolue au sein du Laboratoire Nanotechnologies et Nanosystèmes (LN2) et du groupe de recherche INPAQT.
Comment résumerais-tu ton projet de recherche?
Je développe un appareil de détection hyper précis des champs magnétiques qui utilise des propriétés quantiques. Mon projet est d’optimiser les paramètres physiques du détecteur pour qu’il puisse être produit à grande échelle et utilisé par l’industrie. Par exemple, il pourra servir au secteur minier qui doit identifier des minerais essentiels enfuis sous la terre.
Photo : Fournie
Quelle est ta plus grande fierté professionnelle?
Je suis très fière d’avoir réussi mon baccalauréat en génie physique et des efforts qui m’ont permis d’obtenir la bourse Laurent et Claire B. Beaudoin. J’ai commencé mon bac en pleine pandémie, avec des cours en ligne, et l’adaptation à ce nouveau rythme d’études n’a pas été facile. Je suis aussi très fière d’être une femme en science et de pouvoir l’être grâce au travail des femmes qui m’ont précédée.
En quoi représente l’obtention de la bourse d'excellence Laurent et Claire B. Beaudoin?
Grâce à cette bourse, je peux me consacrer pleinement à mon projet de recherche avec sérénité, sans préoccupation financière. Elle me donne aussi la chance de partager mes recherches à l’international en allant présenter mes résultats en conférences. C’est une grande source de fierté qui vient confirmer que je suis à ma place dans le domaine des sciences et du génie. C’est très motivant et encourageant de savoir que des gens nous soutiennent financièrement.
Que souhaitais-tu faire quand tu étais petite?
Je crois que j’ai voulu exercer tous les métiers scientifiques : astronaute, archéologue, médecin, etc. Je n’avais pas de métier précis en tête et je crois que cela m’a aidée à garder mes horizons ouverts. Je voulais un métier qui me permettrait de voyager et d’aller à la rencontre de nouvelles cultures. On verra si la physique s’y prête!
Pourquoi avoir choisi le domaine des sciences et du génie?
C’est un choix que je n’avais pas prévu jusqu’au moment de m’inscrire à l’université. J’ai eu d’excellentes enseignantes au secondaire qui m’ont donné le goût des mathématiques et des sciences. La médecine m’apparaissait un choix logique, comme plusieurs. J’aimais l’idée de faire des études universitaires qui menaient à une profession précise. À 18 ans, j’ai voulu faire un premier don de sang et j’ai découvert que j’avais une peur bleue des aiguilles et des appareils médicaux! Ma carrière médicale s’est vite terminée et j’ai plutôt choisi les sciences appliquées et particulièrement le génie pour devenir ingénieure.
Quel conseil donnerais-tu aux jeunes filles pour les encourager à s’intéresser aux sciences et au génie?
Quand on est jeune, le plus important selon moi c’est de se laisser la chance d’essayer de nouveaux domaines. C’est important de rester curieuse pour découvrir ce qui nous passionne. Alors mon conseil serait : ouvre tes horizons et n’aies pas peur de sortir de ta zone de confort sur des sujets qui te paraissent inaccessibles.
Qu’est-ce qui te passionne?
Ma première passion, c’est la musique. J’ai commencé à jouer du violoncelle à l’âge de 11 ans. Je fais partie de l’orchestre de l’Université de Sherbrooke et je joue aussi avec mes amis en mode improvisation. La musique m’aide beaucoup à relaxer lors des périodes plus stressantes.