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Collaboration scientifique avec la Suisse

Mieux mesurer la relation entre parents séparés

La docteure Valentine Rattaz effectue un séjour de recherche à Sherbrooke cet automne, dans le cadre d'une collaboration avec la professeure Amylie Paquin-Boudreau.
La docteure Valentine Rattaz effectue un séjour de recherche à Sherbrooke cet automne, dans le cadre d'une collaboration avec la professeure Amylie Paquin-Boudreau.
Photo : fournie

Depuis le 6 septembre, la docteure Valentine Rattaz, rattachée à la Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation de l’Université de Genève, est à Sherbrooke pour une collaboration scientifique avec la professeure Amylie Paquin-Boudreau. Elles cherchent à vérifier comment la Coparenting Relationship Scale (CRS) rend compte de la coparentalité des parents séparés.

La CRS est un outil largement utilisé en psychologie pour évaluer et comprendre la manière dont les adultes responsables d’enfants vivent leur coparentalité. Traduite et validée dans plusieurs langues, elle a aussi été adaptée pour de multiples cas de figure, comme pour des familles homoparentales ou celles dans lesquelles les grands-parents jouent un rôle majeur, par exemple.

Or la CRS n’a jamais été formellement validée auprès des parents séparés ou divorcés.

La CRS mesure-t-elle efficacement les différentes dimensions de la coparentalité chez les parents séparés? Offre-t-elle des indicateurs fiables de la qualité de la relation coparentale, comme elle le fait pour d’autres situations? C’est à cette lacune méthodologique que s’attaquent la docteure Rattaz et la professeure Paquin-Boudreau.

Dans le cadre du projet Assessing Coparenting in Divorced/Separated Families, financé par le Fonds national suisse, elles utiliseront des analyses factorielles confirmatoires et des analyses d’invariance pour comparer des échantillons suisses de parents séparés et de parents en couple. À partir des résultats obtenus, elles présenteront leurs observations et les pistes qui s’ouvrent dans un article destiné à une revue internationale avec comité de lecture.

Cette collaboration n’est pas fortuite : l'expertise de l’utilisation du CRS dans les familles intactes de la docteure Rattaz complète celle de la professeure Paquin-Boudreau sur les dynamiques coparentales post-séparation. Unir leurs forces permettra de mieux comprendre et de mieux accompagner les parents séparés dans leur coparentalité.

De plus, le séjour de la chercheuse suisse, qui s’étendra jusqu’au 2 octobre, ouvre la porte à une collaboration durable avec l’Université de Genève, ainsi qu’avec le Centre d’étude de la famille du Centre hospitalier universitaire vaudois, à Lausanne, où elle est également collaboratrice de recherche.


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