Thomas Allard-Vertriest
Étudiant en première année au baccalauréat en enseignement au secondaire, cheminement en mathématiques

Comment décrirais-tu l’ambiance des cours en mathématiques dans ton profil?
Je dirais collaborative et axée sur la coopération. Les cours sont plus difficiles que ce à quoi l'on était habitués, donc on n’hésite pas à s’entraider : on se pose des questions, on partage nos notes et nos réponses aux exercices. C’est une entraide continuelle. Les personnes professeures de la Faculté des sciences jouent aussi un rôle important, notamment avec le centre d’aide en mathématiques et les chargés de cours qui prennent du temps après les séances pour bien expliquer la matière plus difficile.
Quel est ton cours préféré jusqu’à maintenant?
C’est difficile d’en isoler un seul, mais je dirais Didactique des mathématiques. J’aime le lien direct avec les mathématiques du secondaire, la résolution de problèmes et la proportionnalité. C’est une approche plus concrète et plus près de ce qu’on va enseigner, comparativement à certains cours plus abstraits à la Faculté des sciences. J’aime aussi la pédagogie, mais d’une autre façon.
Tu as fait un stage à l’automne. Comment ça s’est passé?
J’ai adoré mon stage. Je l’ai fait à l’école Mitchell-Montcalm, à Sherbrooke. C’était un stage d’observation, à raison d’une journée par semaine. Il y avait beaucoup de stagiaires dans l’école, donc l’ambiance était très coopérative. On arrivait tôt le matin, on se préparait ensemble, on échangeait des conseils. Il y a aussi un encadrement important de l’Université de Sherbrooke : des retours à faire, des notes à prendre, des travaux pendant et après le stage. Même si c’est un stage d’observation et que ça peut sembler long par moments, il est très formateur. C’est un passage obligé qui ouvre les yeux sur la réalité du métier et qui permet de vérifier si on est à la bonne place.
Est-ce que tu t’es senti bien préparé pour vivre cette expérience de stage?
Dans mon cas, c’était ma deuxième expérience de stage puisque je viens d’une autre université, donc je n’étais pas stressé. On avait eu quelques cours de préparation avant le stage, et pour ceux qui ressentaient plus de stress, le soutien des enseignantes et des enseignants associés était bien présent. Le soutien était là pour ceux qui en avaient besoin.
Combien de temps t’a-t-il fallu pour te sentir à l’aise dans ton profil en mathématiques?
Assez rapidement. Dès les initiations, j’ai pu connecter avec des gens de mon programme. Comme on est un petit groupe et que je suis assez extraverti, ça l’a facilité les échanges. Après deux ou trois semaines, le sentiment d’appartenance était déjà bien installé. On se sentait à l’aise de poser des questions et d’être soi-même en classe.
En quoi le fait d’être un petit groupe qui suit les mêmes cours est-il aidant?
Ça crée une grande stabilité. On sait à qui poser des questions, à qui demander de l’aide, et l'on se sent rapidement à l’aise. J’appelle ça un petit groupe familial. On arrive en classe détendus, on connaît les gens et la professeure ou le professeur. C’est beaucoup moins stressant que les grands amphithéâtres où l'on se sent seul et moins en contact avec les personnes enseignantes.
Quel conseil donnerais-tu à un étudiant qui arrive à l’Université de Sherbrooke?
Au début de la session, surtout la première, il faut se donner du temps pour rencontrer les gens de sa cohorte et créer des liens. Participer aux activités sociales est important pour bâtir des relations solides. Ensuite, après quelques semaines, il faut vraiment se donner du temps pour étudier, surtout en mathématiques. Il faut accepter que comprendre prenne du temps. Être trop dans la performance et le stress ne fonctionne pas ; il faut viser la compréhension.
En une phrase, comment décrirais-tu ton expérience à l’Université de Sherbrooke?
Une expérience mémorable.