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Des collaborations qui allient l’art et la quantique

Des Sherbrookois et Sherbrookois qui découvrent l'exposition photo pour la première fois lors de la soirée de lancement.
Des Sherbrookois et Sherbrookois qui découvrent l'exposition photo pour la première fois lors de la soirée de lancement.
Photo : Fournie

Bien que les artistes et les scientifiques évoluent dans des univers distincts, leur collaboration peut engendrer des projets remarquables. En 2025, l’Institut quantique se réjouit d’avoir pris part à deux initiatives qui mettent en lumière cette synergie.

Un parcours photo à l’image de l’Institut quantique

Le 3 septembre dernier a eu lieu le lancement du Parcours Photo Sherbrooke 2025-2026, dont le thème s’inscrit dans le cadre de l’Année internationale de la science et de la technologie quantique : De l’infiniment grand à l’infiniment petit.

Regroupant trois stations de photographies positionnées autour du Lac des Nations, ce parcours est une initiative de la Ville de Sherbrooke, réalisée en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Sherbrooke, Destination Sherbrooke, le Club photo de Sherbrooke et le Comité Arts et Culture Jacques-Cartier.

Christian Sarra-Bournet, directeur exécutif de l'Institut quantique, a profité de l'occasion pour souligner l'importance du dialogue entre la science et la culture, ainsi que celle de sensibilité le grand public aux technologies quantiques.
Christian Sarra-Bournet, directeur exécutif de l'Institut quantique, a profité de l'occasion pour souligner l'importance du dialogue entre la science et la culture, ainsi que celle de sensibilité le grand public aux technologies quantiques.
Photo : Fournie

La soirée de lancement a été marquée par la présence de plusieurs membres de l’Institut quantique. Le directeur exécutif, Christian Sarra-Bournet, en a profité pour souligner l’importance du dialogue entre science et culture, ainsi que celle de sensibiliser le grand public aux technologies quantiques:

Notre responsabilité est non seulement de faire progresser la recherche, mais aussi de partager et de profiter de cette aventure avec toute la communauté.

Guidés par une trame musicale, les personnes participantes ont été invitées à se déplacer pour découvrir les différentes stations du parcours.

La première à l’itinéraire était celle du photographe Jean-François Dupuis. Ce dernier a capturé la beauté insoupçonnée de l’Institut quantique à travers une série de clichés à la fois simples et percutants.

Située au cœur d’une zone d’innovation quantique reconnue à l’échelle internationale, l’œuvre de M. Dupuis invite Sherbrooke à contempler l’univers du quantique sous une lentille nouvelle.

À l’écoute du quantique

Le 5 septembre, les membres de l’Institut quantique ont assisté à l’avant-première du Point d’ouïe #6 : Immersions quantiques, un événement issu du projet de recherche Dialogues quantiques, dirigé par la professeure Isabelle Lacroix. Cette initiative a vu le jour grâce à une collaboration entre l’Institut quantique, la Société des arts technologiques (SAT) et Sporobole.

Le titre " Point d’ouïe #6" n'a pas été choisi au hasard : les artistes ont été invitées à s’inspirer des principes quantiques pour concevoir des performances auditives aussi riches en émotions qu’en savoirs. Ce travail s’est nourri d’échanges avec plusieurs chercheurs et chercheuses de l’Institut quantique, dans le cadre d’un programme de résidences.

France Jobin en pleine prestation de son oeuvre The Fluctuation of Emptiness.
France Jobin en pleine prestation de son oeuvre The Fluctuation of Emptiness.
Photo : Fournie

Ces efforts partagés visent à éveiller la curiosité du grand public. Il suffit parfois de semer une graine dans l’esprit pour que celle-ci germe et suscite un intérêt réel envers le monde quantique.

Le public a d’abord assisté à Teleport, une pièce sonore signée Erin Gee. Elle utilise des technologies de biofeedback pour convertir des signaux physiologiques, comme le rythme cardiaque, en sons électroniques. À cela, elle superpose sa voix, guidant le public dans un voyage sensorielle à l’aide de techniques empruntées à la réponse Méridienne Autonome (ASMR).

En poursuivant, les spectateurs et spectatrices se sont prêtés à l’œuvre de France Jobin. L’artiste audio utilise la spatialisation pour entraîner son audience au cœur d’une immersion évolutive, lui donnant l’impression que les sons proviennent de différentes directions. Armée de son synthétiseur modulaire, elle branche et débranche des câbles de manière aléatoire, symbolisant ainsi les erreurs quantiques en lien avec les fluctuations quantiques du vide — d’où le titre de la performance : The Fluctuation of Emptiness.

Pour clore la soirée, le public a assisté à la prestation majestueuse de Jessica Moss. La violoniste a offert un aperçu de son prochain album, Unfolding, dans lequel elle explore les émotions partagées entre elle et son auditoire tout au long du processus de création. Grâce à ses pédales de loop, elle entrelace les sons qui ricochent dans l’espace, créant ainsi une dimension nouvelle et collective.

À travers ces projets, l’Institut quantique s’est engagé avec audace dans le paysage culturel sherbrookois. Nous croyons que le potentiel des technologies quantiques est immense, mais il ne doit pas rester confiné entre nos murs. Pour captiver l’attention et nourrir la réflexion, des initiatives comme celle-ci sont essentielles. Qu’il s’agisse d’un parcours photo ou d’une expérience auditive immersive, les sciences quantiques méritent leur place dans l’espace public.