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Portrait de PhD : Jeremy Côté

Entre rigueur scientifique et engagement communautaire

Jeremy CôtéPhoto fournie

Jeremy Côté
Photo fournie

Jeremy Côté a récemment obtenu son doctorat à l’Université de Sherbrooke à l’issue de la soutenance de sa thèse.

C'est alors qu’il poursuivait ses études postsecondaires au CÉGEP Champlain à Lennoxville que Jeremy a décidé de s’orienter vers la physique.

Quand j’étais au CÉGEP à Champlain Lennoxville, j’avais un cours d’astrophysique que j’ai vraiment aimé. Mon professeur a été la première personne à me suggérer de considérer la physique comme un cheminement. C’est donc beaucoup grâce à lui que j’ai poursuivi dans cette voie. Sinon, je serais probablement devenu ingénieur.

Jeremy a d’abord entamé ses études universitaires à l’Université de Bishop’s en physique et en mathématiques. Par la suite, il a quitté la province afin de parfaire ses connaissances en physique théorique en participant au programme de maîtrise d’un an de Perimeter Scholars International. C’est finalement en 2020 qu’il est revenu en Estrie pour débuter son doctorat à l’Université de Sherbrooke.

Quand j’ai terminé mes études à l’Université de Bishop’s, je voulais changer de sujet (je travaillais sur la gravitation). La science quantique m’intéressait beaucoup, alors j’ai choisi d’aller dans cette direction. Je savais que l’Université de Sherbrooke était une excellente institution au Canada pour la science quantique et c’était proche de chez moi, donc c’était un choix naturel.

La réputation de l’Institut quantique (IQ) ainsi que celle de son directeur de recherche, Stefanos Kourtis, professeur au Département de physique et membre de l’IQ, n’ont fait que confirmer son choix.

Je savais que l’Institut quantique serait l’un des meilleurs endroits au Canada pour travailler dans le domaine de la quantique. Je savais aussi que je voulais travailler avec mon directeur de recherche, Stefanos Kourtis, et ce, dès notre première conversation.

À mon avis, l’environnement de recherche à l’IQ est très convivial. La majorité de mes interactions se faisaient avec mon groupe de recherche, mais lorsque j’ai échangé avec d’autres membres de la communauté, ils ont toujours été très accueillants. J’aimerais aussi souligner que le personnel de l’IQ est excellent, ce qui contribue à rendre l’environnement agréable, car j’avais toujours des personnes prêtes à m’aider.

Sous la direction du Pr Kourtis, Jeremy s’est penché sur la conception d’expériences permettant d’extraire plus efficacement des signaux des changements d’états quantiques, tentant ainsi de trouver des pistes de solution à l’un des enjeux de la recherche en quantique.

Il existe deux opérations fondamentales pour changer un état quantique : l’évolution unitaire (réversible) et les opérations de mesure (irréversibles). Plusieurs chercheurs ont découvert que les propriétés des états qui évoluent par ces deux opérations peuvent changer radicalement lorsqu’on augmente les mesures. Cependant, il est très difficile d’extraire des signaux de ces changements dans des expériences. Ma thèse explore comment concevoir des expériences pour extraire ces signaux plus efficacement. De plus, je démontre des protocoles plus efficaces sur les ordinateurs quantiques d’IBM et de Quantinuum.

Lors de son passage à l’Institut quantique, Jeremy a eu l’occasion de collaborer avec plusieurs chercheuses et chercheurs, une expérience qu’il juge très formatrice.

Dans mon groupe de recherche, j’ai travaillé avec Benjamin Lanthier, Julien Drapeau et Shreya Banerjee. J’ai aussi collaboré avec Xiaozhou Feng (Université du Texas à Austin), Brian Skinner (Ohio State University), Lukasz Cincio, Frédéric Sauvage et Martín Larocca (Los Alamos National Laboratory), Matías Jonsson (Carnegie Mellon University) et Tameem Albash (Sandia National Laboratories). De plus, je travaille avec des chercheurs de l’organisation Qilimanjaro à Barcelone. Pour moi, les collaborations sont primordiales pour mes recherches. Je sais que plusieurs personnes sont capables de travailler sur leurs idées en solo, mais, durant mon parcours, j’ai réalisé que la recherche collaborative est le mode de recherche que je préfère. Je suis donc très heureux d’avoir eu l’opportunité de travailler avec ces personnes.

Malgré son investissement dans sa thèse, Jeremy a réussi à maintenir un sain équilibre de vie et à continuer de s’impliquer dans sa communauté. Fervent sportif, il a su planifier son emploi du temps pour poursuivre ses fonctions d’entraîneur tout en menant ses recherches.

J’ai essayé d’avoir des horaires fixes pour mon travail de recherche. De plus, j’avais d’autres activités en dehors de mes études. En particulier, je suis entraîneur de basketball, de course, de soccer et de badminton dans ma ville. »

Parmi les moments marquants de son parcours, il évoque sa participation à ComSciCon, un événement dédié à la communication scientifique tenu à Boston en 2022, ainsi que sa présence à une école d’été à Boulder.

J’ai eu le privilège de participer à une école d’été à Boulder, au Colorado, pendant un mois. C’était une ville formidable où j’ai pu faire beaucoup de sport en plein air et rencontrer des personnes merveilleuses.

Jeremy lors de sa participation à l'école d'été à Boulder.Photo fournie
Jeremy lors de sa participation à l'école d'été à Boulder.
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Jeremy garde également un excellent souvenir d’une collaboration avec l’un de ses amis, Benjamin Lanthier, aujourd’hui étudiant au doctorat en physique.

J’étais vraiment fier de collaborer avec mon ami Benjamin Lanthier pour son projet de maîtrise. C’était un projet où j’ai pu appliquer les connaissances acquises au fil des années pour l’aider, et je suis satisfait du résultat.

Lorsqu’on lui demande quels sont ses projets pour les prochaines années, Jeremy affirme clairement qu’il continuera de s’impliquer dans sa communauté.

Je vais continuer d’être entraîneur. J’aimerais aussi reprendre mes projets d’écriture, que j’ai dû mettre en pause l’année dernière. Enfin, j’aimerais peut-être me tourner vers l’enseignement, mais mon avenir reste très ouvert. L’un de mes projets sera de trouver ma prochaine étape.

Il gardera un bon souvenir de ses études à l’Université de Sherbrooke, tant pour les rencontres qu’il y a faites que pour les connaissances acquises en physique quantique, mais aussi sur lui-même.

Mes études ont clarifié le type de travail qui m’intéresse, ainsi que mon goût pour les opportunités de collaboration. Je chercherai ces éléments dans mon avenir, et c’est le fruit de mon parcours à l’UdeS.

Enfin, Jeremy souhaite souligner l’apport de certaines personnes dans son parcours.

Mes parents m’ont soutenu tout au long de mon parcours. Ils m’ont aidé dans tous les aspects pour que je puisse me concentrer sur mes études. Évidemment, mes directeurs de recherche (Stefanos, Roger Melko et Valerio Faraoni) m’ont accompagné pendant toutes ces années. Je remercie les membres de mon groupe de recherche (QuICoPhy) pour leurs discussions et leur enthousiasme pour la recherche. Et je remercie tous mes amis qui m’ont aidé à me ressourcer lorsque j’avais besoin de penser à autre chose que ma recherche.

Félicitation Jeremy!


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