Premiers Peuples en génie
Une démarche collaborative et nécessaire
Professeur Mathieu Nuth, Vice-Doyen Communications, Philanthropie et Recrutement, Professeure Nathalie Roy, Doyenne de la Faculté de génie, Audrey Anne Blanchet, Coordonnatrice en équité, diversité et inclusion, Charles-Étienne Tremblay étudiant au doctorat en génie mécanique, dont le projet sera présenté prochainement.
Photo : Michelle Boulay, collaboratrice
Lancée en marge de la Semaine de la vérité et de la réconciliation, la démarche Premiers Peuples en génie est le fruit de cinq années de concertation, de réflexion et de travail entre des membres des communautés autochtones et de l’Université de Sherbrooke. Une démarche qui s’est construite au fil des rencontres, des échanges et des projets menés ensemble, avec la volonté de créer des relations porteuses de sens, fondées sur l’écoute, la réciprocité et le respect, pour un génie plus inclusif.
Cocréée avec des partenaires autochtones, dont Thomas Goudreault, Wendat de la communauté de Wendake et diplômé de la Faculté de génie, cette démarche vise à développer une vision significative, réciproque et culturellement pertinente des relations entre la Faculté et les Premiers Peuples.
Elle s’inscrit dans la volonté de la Faculté de renforcer ses liens avec les Premiers Peuples et de favoriser des collaborations porteuses et durables.
Les savoirs, les perspectives et les approches des Premiers Peuples sont ici plus que pertinents pour développer un génie plus inclusif, durable et socialement responsable. C’est ce qui a été le moteur de notre démarche.
Nathalie Roy, Doyenne Faculté de génie
Intégrer les perspectives autochtones à la formation
Le lancement a également permis de mettre en lumière plusieurs projets réalisés en collaboration avec les Premiers Peuples depuis 2022, ainsi que différentes initiatives actuellement en cours à la Faculté.
Le professeur et vice-doyen Mathieu Nuth a notamment pris la parole lors du lancement pour présenter le codéveloppement et le coenseignement des perspectives autochtones dans le cours GCI609, offert au baccalauréat en génie civil et en génie du bâtiment.
Afin de favoriser une intégration concrète des perspectives autochtones dans la formation, cette initiative a été développée en collaboration avec l’ingénieure innue Marie St-Gelais. Cette démarche contribue à former des ingénieures et ingénieurs capables d’écouter, de comprendre et de prendre en compte différentes perspectives. Elle témoigne également de l’importance de passer des paroles aux actions. L’engagement envers les Premiers Peuples ne peut se limiter à une intention, il doit se traduire par des gestes concrets.
Si dès leur formation, nous leur apprenons à reconnaître la valeur des savoirs autochtones, à travailler dans une relation de réciprocité et à concevoir avec les Premiers Peuples, nous changeons tranquillement la pratique de l’ingénierie elle-même.
Marie St-Gelais, ingénieure Innue de la communauté de Pessamit
À travers cette démarche, la Faculté souhaite contribuer à former une relève capable de collaborer avec les communautés autochtones de façon responsable et respectueuse.
Une démarche en constante évolution
La Faculté de génie entend également poursuivre ses efforts pour faire connaître le génie auprès de la jeunesse autochtone et sensibiliser l’ensemble de sa communauté universitaire aux réalités, aux cultures et aux perspectives des Premiers Peuples.
Pour Thomas Goudreault, diplômé de la Faculté de génie et membre du cercle des gardiennes et gardiens, cette démarche peut avoir des retombées qui dépassent largement le cadre de la formation :
L’intégration des Premiers Peuples et de leurs perspectives en génie contribue à bâtir des relations durables entre l’Université et les communautés, à enrichir la formation des futurs ingénieurs et à créer un environnement plus inclusif et représentatif du Québec. Les fondations qui sont posées aujourd’hui auront des retombées positives à long terme.
Thomas Goudreault, ingénieur Wendat de la communauté de Wendake
Ne pouvant être présents sur place, Marie St-Gelais et Thomas Goudreault ont tenu à s’adresser à la communauté par l’entremise d’une vidéo présentée lors du lancement de la démarche.
Photo : Fournie
Cette démarche marque ainsi une nouvelle étape dans la construction de relations fondées sur la collaboration, l’écoute et la réciprocité. Elle est également appuyée par le cercle des gardiennes et gardiens dont le rôle est, entre autres, de s’assurer de l’authenticité et de la pertinence culturelle des initiatives portées par la Faculté de génie.
En exposition permanente dans le Hall du Studio de création, l’œuvre « Construire au fil du temps » retrace les cinq années qui ont mené à la création de la démarche réalisée par Jessie Lepage, Innue de Pekuakamiilnu de Mashteuiatsh et Conseillère principale aux relations et à l'engagement avec les Premiers Peuples et Audrey Anne Blanchet, coordonnatrice en équité, diversité et inclusion.
Photo : Michelle Boulay, collaboratrice
Pour en apprendre davantage sur la démarche et voir les Projets et actions réalisées : Premiers Peuples en génie - Faculté de génie - Université de Sherbrooke