Célébration annuelle de la recherche et des études supérieures

Pleins feux sur l'originalité de la recherche universitaire!

La communauté de recherche de l'UdeS s'est vue célébrée dans une ambiance chaleureuse.
La communauté de recherche de l'UdeS s'est vue célébrée dans une ambiance chaleureuse.

De nouvelles formulations d’insuline qui auront des retombées concrètes pour les personnes atteintes de diabète. Une découverte qui démontre l’influence de la chasse sur le comportement maternel des ours bruns. Un premier ouvrage d’envergure en langue française qui décrypte le mythe de la bohème. Originaux, novateurs et diversifiés, ces travaux de recherche et de création ont brillé lors de la dernière Célébration annuelle de la recherche et des études supérieures, qui récompensait le 30 avril dernier les réalisations exceptionnelles en recherche à l’Université de Sherbrooke.

En repoussant les frontières du savoir, les membres de notre communauté de chercheuses et chercheurs qui sont récompensés aujourd’hui répondent à des problématiques importantes et à des besoins spécifiques de la société, mentionne le professeur Jean-Pierre Perreault, vice-recteur à la recherche et aux études supérieures. Ils témoignent de l’originalité et de la pertinence de la recherche qui se fait à l’Université de Sherbrooke.

La présidente d'honneur de l'événement et conseillère scientifique en chef du Canada, madame Mona Nemer.
La présidente d'honneur de l'événement et conseillère scientifique en chef du Canada, madame Mona Nemer.
Photo : Michel Caron - UdeS

Sous la présidence d'honneur de la conseillère scientifique en chef du Canada, madame Mona Nemer, l’événement mettait en lumière trois grands secteurs de distinction en recherche, soit Médecine et sciences de la santé, Sciences naturelles et génie et Sciences humaines et sociales. Le travail exceptionnel de 65 récipiendaires provenant de l’ensemble de la communauté de la recherche à l’UdeS y a été souligné : étudiantes et étudiants, stagiaires postdoctoraux, professionnelles et professionnels de recherche ainsi que professeures et professeurs. Madame Nemer a d’ailleurs souligné l’importance de l’encadrement aux études supérieures pour la formation de la relève scientifique de demain.

La journaliste scientifique Marianne Desautels-Marissal était à la barre de l'animation de la soirée.
La journaliste scientifique Marianne Desautels-Marissal était à la barre de l'animation de la soirée.
Photo : Michel Caron - UdeS

C’est la journaliste scientifique Marianne Desautels-Marissal qui a assuré l’animation de la soirée, au cours de laquelle des prix ont été remis dans six catégories différentes. Deux d’entre elles ont particulièrement retenu l’attention, soit celle des Prix de la recherche et de la création de même que celle des Prix Tremplin en recherche et en création. Cette année, les Prix de la meilleure thèse de doctorat ont, par ailleurs, tous été décernés à des femmes, une première depuis 2002.

La gagnante de l'édition locale de « Ma thèse en 180 secondes », la doctorante Elodie Nguena.
La gagnante de l'édition locale de « Ma thèse en 180 secondes », la doctorante Elodie Nguena.
Photo : Michel Caron - UdeS

La doctorante en génie Élodie Nguena a ouvert la soirée en livrant à nouveau la prestation convaincante qui lui avait valu de remporter l’édition locale du concours « Ma thèse en 180 secondes », le 26 mars dernier, et qui portait sur la réduction du gaspillage de pièces électroniques en usine.

Prix de la recherche et de la création

Récompensant l’originalité des travaux de recherche ou de création, les Prix de la recherche et de la création soulignent une découverte, une publication scientifique ou une œuvre de création significative publiée au cours de l’année civile précédant le concours.

Professeurs Jean-Luc Ardilouze et Fernand Gobeil
Médecine et sciences de la santé

Oser modifier la molécule d’insuline

L’insuline, depuis sa découverte nobélisée en 1923, est considérée comme une molécule pure et noble, qui ne peut être modifiée. Repousser les fondements et les paradigmes scientifiques peut parfois engendrer des découvertes majeures, et c’est ce qu’ont osé Jean-Luc Ardilouze et Fernand Gobeil, professeurs-chercheurs à la Faculté de médecine et des sciences de la santé et du Centre de recherche du CHUS, lauréats du Prix de la recherche et de la création, en Médecine et sciences de la santé.

Les Prs Fernand Gobeil et Jean-Luc Ardilouze, récipiendaires du Prix de la recherche et de la création, en Médecine et sciences de la santé, accompagnés de Mona Nemer, conseillère scientifique en chef du Canada, du Pr Jean-Pierre Perreault, vice-recteur à la recherche et aux études supérieures, du Pr Pierre Cossette, recteur, et du Pr Jean-Pascal Lemelin, vice-recteur adjoint à la recherche et aux études supérieures.
Les Prs Fernand Gobeil et Jean-Luc Ardilouze, récipiendaires du Prix de la recherche et de la création, en Médecine et sciences de la santé, accompagnés de Mona Nemer, conseillère scientifique en chef du Canada, du Pr Jean-Pierre Perreault, vice-recteur à la recherche et aux études supérieures, du Pr Pierre Cossette, recteur, et du Pr Jean-Pascal Lemelin, vice-recteur adjoint à la recherche et aux études supérieures.
Photo : Michel Caron - UdeS

En ajoutant différentes molécules vasodilatatrices et anti-inflammatoires à la solution d’insuline, ils ont ainsi mis au point deux formulations d’insuline : l’une vise à augmenter l’absorption d’insuline chez les patients obèses diabétiques de type 2; l’autre, à prolonger la durée des cathéters chez les patients diabétiques utilisant des pompes. Présentant un grand potentiel commercial, ces deux inventions ont fait l’objet de brevets. Le premier a été vendu à l’industrie pharmaceutique l’an dernier, et le deuxième est actuellement en cours de consolidation.

Professeure Fanie Pelletier
Sciences naturelles et génie

Influer sur la gestion et la conservation des espèces sauvages

En Scandinavie, il est illégal de chasser les ourses si elles se déplacent avec leurs petits. En s’intéressant avec son équipe à la manière dont la chasse influençait les soins maternels d’une population d’ours bruns chassés depuis longtemps en Suède, la professeure Fanie Pelletier, du Département de biologie de la Faculté des sciences, est à l’origine d’une découverte ayant été publiée dans la prestigieuse revue Nature Communications.

La Pre Fanie Pelletier, lauréate du Prix de la recherche et création, en Sciences naturelles et génie, accompagnée du Pr Jean-Pierre Perreault, vice-recteur à la recherche et aux études supérieures, de Mona Nemer, conseillère scientifique en chef du Canada, du Pr Jean-Pascal Lemelin, vice-recteur adjoint à la recherche et aux études supérieures, et du Pr Pierre Cossette, recteur.
La Pre Fanie Pelletier, lauréate du Prix de la recherche et création, en Sciences naturelles et génie, accompagnée du Pr Jean-Pierre Perreault, vice-recteur à la recherche et aux études supérieures, de Mona Nemer, conseillère scientifique en chef du Canada, du PJean-Pascal Lemelin, vice-recteur adjoint à la recherche et aux études supérieures, et du Pr Pierre Cossette, recteur.
Photo : Michel Caron - UdeS

À la suite de l’instauration de la réglementation protégeant les groupes familiaux, elle a remarqué que la proportion d’oursons maternés pendant deux ans et demi plutôt qu’un an et demi avait augmenté de manière significative. Les femelles semblent donc s’adapter et se reproduire à des intervalles plus espacés, laissant présager des changements évolutifs vers une croissance plus lente des populations. Cette découverte, qui pourrait influer sur la gestion et la conservation des espèces sauvages ciblées par la prédation humaine, a valu à la professeure Fanie Pelletier le Prix de la recherche et création, en Sciences naturelles et génie.

Professeur Anthony Glinoer
Sciences humaines et sociales

Décrypter l’imaginaire de la bohème

Spécialiste du XIXe siècle français et des groupes littéraires, le professeur Anthony Glinoer, du Département des lettres et communications de la Faculté des lettres et sciences humaines, a signé, au terme de plus d’une décennie de recherches, le premier ouvrage d’importance en langue française sur le phénomène de la bohème.

Le Pr Anthony Glinoer, récipiendaire du Prix de la recherche et de la création, en Sciences humaines et sociales, accompagné du Pr Jean-Pierre Perreault, vice-recteur à la recherche et aux études supérieures, de Mona Nemer, conseillère scientifique en chef du Canada, du Pr Pierre Cossette, recteur, et du Pr Jean-Pascal Lemelin, vice-recteur adjoint à la recherche et aux études supérieures.
Le Pr Anthony Glinoer, récipiendaire du Prix de la recherche et de la création, en Sciences humaines et sociales, accompagné du Pr Jean-Pierre Perreault, vice-recteur à la recherche et aux études supérieures, de Mona Nemer, conseillère scientifique en chef du Canada, du Pr Pierre Cossette, recteur, et du Pr Jean-Pascal Lemelin, vice-recteur adjoint à la recherche et aux études supérieures.
Photo : Michel Caron - UdeS

Dans La bohème. Une figure de l’imaginaire, il décrypte le mythe de la bohème et de la vie de bohème. L’un des éléments distinctifs de ce livre réside dans le fait qu’en plus du cadre français, il étudie l’imaginaire de la bohème et ses déclinaisons dans le temps et dans l’espace. Pour la première fois, la diffusion du phénomène à l’échelle occidentale y est analysée. Cette publication inédite lui a valu le Prix de la recherche et de la création, en Sciences humaines et sociales.

Prix Tremplin en recherche et en création

Visant à soutenir les professeures et professeurs en début de carrière, les Prix Tremplin en recherche et en création soulignent leur contribution exceptionnelle afin qu’ils puissent repousser les frontières de la recherche et de la création dans un large éventail de disciplines.

Professeur François Lamontagne
Médecine et sciences de la santé

Mieux soigner les patients aux soins intensifs

La population qui se retrouve aux soins intensifs a considérablement évolué au fil des années, notamment parce qu’elle est plus âgée et plus malade. Spécialiste des soins intensifs, le professeur François Lamontagne, du Département de médecine de la Faculté de médecine et des sciences de la santé, également chercheur au Centre de recherche du CHUS, s’est vu remettre le Prix Tremplin en Médecine et sciences de la santé.

Le Pr François Lamontagne s'est vu remettre le Prix Tremplin en Médecine et sciences de la santé.
Le Pr François Lamontagne s'est vu remettre le Prix Tremplin en Médecine et sciences de la santé.
Photo : Michel Caron - UdeS

Fort d’une solide formation en recherche comprenant à la fois une maîtrise en pharmacologie et une seconde en épidémiologie, il a travaillé sur de nombreux projets de recherche nationaux et internationaux en soins intensifs. Grand humaniste, il s’intéresse à la manière dont les patients y sont soignés, notamment par rapport aux médicaments qui leur sont administrés. Il a étudié plusieurs médicaments spécifiques, dont les médicaments cardiaques. Il a aussi évalué la pertinence d’un mode de ventilation pour les malades aux prises avec des problèmes respiratoires qui sont admis aux soins intensifs.

Professeur Mourad Ben Amor
Sciences naturelles et génie

Mesurer l’impact environnemental des nouvelles technologies

Rattaché au Département de génie civil et de génie du bâtiment, le professeur Mourad Ben Amor enseigne dans trois des quatre départements de la Faculté de génie. Récipiendaire du Prix Tremplin en Sciences naturelles et génie, il mène des travaux autour de l’analyse de cycle de vie et de l’écoconception.

Le récipiendaire du Prix Tremplin en Sciences naturelles et génie, le Pr Mourad Ben Amor.
Le récipiendaire du Prix Tremplin en Sciences naturelles et génie, le Pr Mourad Ben Amor.
Photo : Michel Caron - UdeS

Son expertise, d’emblée reconnue aux niveaux provincial, national et même international, lui permet de mesurer l’impact concret que peut avoir le développement de nouveaux produits et de nouvelles technologies sur l’environnement. Il a fondé le Laboratoire interdisciplinaire de recherche en ingénierie durable et en écoconception (LIRIDE), qu’il dirige et au sein duquel il collabore avec son équipe auprès de différentes chaires de recherche industrielle qui souhaitent mettre en place des innovations écoresponsables.

Professeure Alexa Martin-Storey
Sciences humaines et sociales

Comprendre les effets de la stigmatisation chez les jeunes

Professeure au Département de psychoéducation de la Faculté d’éducation et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la stigmatisation et le développement social, Alexa Martin-Storey s’est mérité le Prix Tremplin en Sciences humaines et sociales.

La Pre Alexa Martin-Storey s’est mérité le Prix Tremplin en Sciences humaines et sociales.
La Pre Alexa Martin-Storey s’est mérité le Prix Tremplin en Sciences humaines et sociales.
Photo : Michel Caron - UdeS

Ses travaux de recherche visent à comprendre comment la stigmatisation et les troubles de comportement façonnent l’adaptation scolaire et la réussite éducative chez les élèves de l’école secondaire. Elle travaille à la mise en place de modules de formation et de sensibilisation ainsi que d’activités de transfert de connaissances pour le personnel enseignant qui accompagne ces élèves. En collaboration avec le Groupe de recherche sur les inadaptations sociales de l’enfance (GRISE), elle suit un échantillon de jeunes depuis l’âge de six ans qui présentent des troubles de comportement afin d’étudier l’influence des stigmates sur leur parcours.

Plusieurs autres prix et mentions ont été remis lors de la cérémonie, dans quatre autres catégories : Récipiendaires de grands prix, Prix de la meilleure thèse de doctorat, Concours de vulgarisation scientifique et Concours « Ma thèse en 180 secondes ». Les détails se rattachant à l'ensemble des récipiendaires sont disponibles dans les sites web en liens complémentaires.