Axe 1
État, droit, normativités et diversité
Le cadre normatif étatique canadien et québécois, dont un nombre appréciable de règles se basent sur un système de valeurs d’origine judéo-chrétienne et coloniale, se heurte aux revendications de groupes minoritaires et de communautés culturellement ou socialement distinctes, qu’il s’agisse de regroupements désavantagés, de populations racisées ou marginalisées, y incluant celles formées des ressortissants des premiers peuples. En outre, des tensions se ressentent au cœur même des groupes dits majoritaires, au vu de l’évolution des mœurs et des transformations culturelles, sociales, conjugales et familiales, qui s’opèrent à un rythme effréné depuis la fin du XXe siècle. Ces regroupements et communautés aspirent tout à la fois à une reconnaissance ou à une autonomisation des normativités qui reflètent leur identité, leur état, leurs croyances et leurs convictions, et qui leur procure des protections analogues de manière à leur permettre de jouir des mêmes bénéfices.
- Comment le droit et l’État peuvent-ils ordonner un ensemble normatif complexe capable de reconnaître les réalités plurielles qui caractérisent l’ensemble de ces groupes et communautés?
- Comment, en droit, bien répondre à la notion de diversité entendue dans un sens large, qu’elle soit religieuse, sexuelle, sociale, culturelle ou linguistique?
- Qu’elle repose sur l’identité, l’origine ou l’état des personnes?
- Qu’elle fasse référence au territoire ou à la situation singulière qui caractérise le vécu, au sein de la confédération canadienne, des personnes autochtones?
Responsable d'axe : Professeure Laurence Marquis, Faculté de droit