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Engagement étudiant

Évelyne Beaudin : foncer pour la cause

Combattre les injustices – petites ou grandes –, Évelyne Beaudin y travaille depuis longtemps. « À mon école secondaire, l’usage du piano était réservé aux étudiants en musique. Je trouvais ça injuste, alors j’ai écrit une lettre à la directrice pour demander qu’un piano soit accessible à tous dans l’école. Et ça a été fait! » se rappelle-t-elle.

Aujourd’hui, l’étudiante à la maîtrise en économique se retient parfois d’écrire des lettres d’opinion et laisse à d’autres le soin de s’impliquer afin de garder un équilibre entre ses études et son grand engagement social et politique.

Celle qui dit avoir hérité de ses parents la fibre de l’engagement social a choisi de lutter pour deux causes : l’indépendance du Québec et l’égalité entre les femmes et les hommes. « Je dirais que c’est ce qui donne un sens à ma vie, mon implication. J’ai l’impression de faire quelque chose qui a des répercussions concrètes sur mon environnement. Je veux au bout de ma vie regarder en arrière et n’avoir aucun regret sur ce que je vais avoir laissé. »

Campagne électorale et études supérieures

Depuis 2012, les électeurs ont vu le visage d’Évelyne Beaudin trois fois plutôt qu’une sur des pancartes électorales : comme candidate pour Option nationale aux deux élections provinciales et comme candidate indépendante aux élections municipales. Comment gérer campagne électorale et études supérieures? « Ce n’est vraiment pas évident. Pour ma campagne municipale, j’ai commencé à planifier au mois de juin. À partir du mois septembre, j’y ai travaillé à temps plein jusqu’en novembre. Je faisais du porte-à-porte sept jours sur sept de 14 h à 20 h. Le fait d’être en maîtrise de type recherche me permettait cette flexibilité dans mon horaire », explique-t-elle.

Si elle siège toujours au Conseil national d’Option nationale (ON), Évelyne Beaudin a vraiment eu la piqûre pour la politique municipale. « Lors d’une formation, j’ai réalisé qu’il y avait quelque chose de plus humain et d’accessible pour moi en politique municipale. Je me suis donc mise à assister aux séances du conseil », raconte-t-elle. Peu de temps après, elle a fait campagne aux élections municipales sherbrookoises comme candidate dans le district du Carrefour. Même si elle n’a pas été élue, son engagement pour la Ville de Sherbrooke n’a cessé de grandir. Elle a cofondé le Mouvement Sherbrooke Démocratie, un regroupement citoyen très actif qui vise à valoriser la démocratie au niveau municipal, en plus d’assumer la présidence du Comité des citoyens du parc Chauveau.

La lutte d’Évelyne Beaudin pour l’égalité des sexes recoupe bien souvent son engagement politique. Elle siège notamment au conseil d’administration des PÉPINES, un organisme qui favorise l’implication des femmes dans les lieux décisionnels. « À l’Université, j’ai eu un cours sur les femmes et la politique qui a été un déclencheur. Il m’a ouvert les yeux sur des choses que je voyais déjà. Ça m’est souvent arrivé d’avoir des discussions contre huit gars. Eux ne s’en rendent pas compte, mais toi, tu le sens quand tu es la seule fille. Quand une femme fait de la politique, son penchant féministe se développe facilement », souligne-t-elle.

Toutes ces expériences ont certes ralenti la rédaction de son mémoire de maîtrise, mais Évelyne Beaudin les voit surtout comme partie prenante de sa formation universitaire. « Je sais qu’au bout du compte, ce ne sera pas juste mon diplôme qui va influencer mon employeur. J’ai vécu beaucoup de situations à caractère professionnel dans mes engagements. Tout ça se recoupe et m’offre une expérience pertinente », croit-elle.

Les jeunes comme source de motivation

Évelyne Beaudin n’a pas choisi des luttes faciles. « Des fois c’est décourageant… mais la motivation, c’est la cause. Tant que la cause est encore là, la motivation l’est aussi. Il faut que tu trouves toi-même tes petites victoires. » Parmi ses petites victoires, elle compte son passage dans son ancienne école secondaire, où elle a parlé de politique aux jeunes. « Pour moi, c’était vraiment important. Ça me motive de voir des jeunes qui s’intéressent à ça. Ils sont prêts à débattre, mais il leur manque la stimulation parce que la politique ne s’adresse pas à eux », déplore-t-elle. Une fois sa maîtrise terminée, elle pourra même parler politique avec ses propres étudiants, puisqu’elle rêve d’enseigner l’économie au cégep… tout en étant conseillère municipale, évidemment!

Profil

  • Originaire de Sherbrooke
  • Étudiante à la maîtrise en économique à l’UdeS
  • Détentrice d’un baccalauréat intégré en économie et politique de l’Université Laval
  • Cofondatrice du Mouvement Sherbrooke démocratie
  • Candidate de l’UdeS dans la catégorie Personnalité 2e et 3e cycles pour le gala Forces AVENIR 2014

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