Anaïs Marcil-Héguy
En attendant le printemps
Tissus, fils de coton, laine, encre de Chine, bois

J’aime ralentir pour observer et m’émerveiller de la poésie du vivant. La nature, les voyages, les motifs et les textures nourrissent ma pratique. Le carnet de croquis y occupe une place particulière : il devient un lieu où se dessine, au fil des lignes, mon rapport à l’environnement.
En attendant le printemps présente un espace narratif oscillant entre paysage intériorisé et ancrage dans le moment présent. Les matériaux que j’utilise – fils et textiles – me permettent d’explorer le temps, la mémoire et la trace laissée par le geste. La broderie introduit une lenteur, un rythme, une sorte de méditation inscrite dans la matière. Par la répétition et l’accumulation, chaque point devient fragment d’une trame où dialoguent formes et motifs.
L’installation, empreinte de simplicité, amène le regard à s’attarder aux pleins, aux vides, à ce qui résonne au-delà du visible. Elle ouvre un espace de contemplation, un intervalle à habiter où le temps semble suspendu.
