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Bourses de La Fondation et de la Faculté des lettres et sciences humaines

31 étudiants en sciences humaines reçoivent 44 250 $

Les récipiendaires des bourses CJWL, Rodrigo Cortina Rivas, Olivier Laroche, Rosie-Anne Bérubé-Bernier, Eric Charbonneau et Louis Tétrault, accompagnés du donateur Ted Sylver, directeur des programmes pour Ottawa Media.
Les récipiendaires des bourses CJWL, Rodrigo Cortina Rivas, Olivier Laroche, Rosie-Anne Bérubé-Bernier, Eric Charbonneau et Louis Tétrault, accompagnés du donateur Ted Sylver, directeur des programmes pour Ottawa Media.
Photo : François Lafrance

C’est dans une ambiance intime et feutrée, comme seul l'auditorium Serge-Garant peut offrir, que La Fondation de l’Université de Sherbrooke et la Faculté des lettres et sciences humaines ont remis un total de 44 250 $ sous forme de bourses à 31 étudiantes et étudiants en sciences humaines. La cérémonie, qui a accueilli quelque 65 invités, aura permis à des donatrices et donateurs de voir leur souhait exaucé, c’est-à-dire d’offrir à la relève les moyens de poursuivre leurs buts et leurs rêves grâce à un appui financier considérable.

En expliquant les différentes formes de bourses possibles, le directeur général de La Fondation, François Dubé, a profité de l’occasion pour souligner les intentions des donateurs : «Avec leurs dons, ils veulent reconnaître le grand talent des étudiants de la Faculté des lettres et sciences humaines. Ils veulent ainsi contribuer, à leur façon, à la formation d’une relève de grande qualité», a-t-il dit.

Parmi les bourses distribuées, il y a eu les bourses CJWL (Fonds Ottawa Media), d’une valeur de 1000 $ chacune, visant à encourager le développement du talent canadien en musique. Cinq étudiants de l’École de musique ont remporté cet honneur dû à la qualité exceptionnelle de leur dossier scolaire.

«C’est vraiment un beau cadeau, affirme l’étudiant boursier Rodrigo Cortina Rivas. C’est plus que de l’argent, c’est une reconnaissance.» Il s’agit bien sûr d’un geste de confiance, mais l’appui financier que représente la bourse n’est pas à négliger pour un étudiant : «C’est la valeur d’une session! Ça enlève un certain poids sur les épaules et ça nous donne plus de temps pour se perfectionner dans notre domaine», explique Louis Tétreault, également récipiendaire.

La première bourse de Daniel Hurtubise, un moment émouvant

Les donateurs Anne Hurtubise et Luc Sauvé racontent l’histoire de Daniel Hurtubise, en compagnie de l’étudiante récipiendaire Valérie Meloche.
Les donateurs Anne Hurtubise et Luc Sauvé racontent l’histoire de Daniel Hurtubise, en compagnie de l’étudiante récipiendaire Valérie Meloche.
Photo : François Lafrance

«Le 4 juin 2008, mon frère Daniel, âgé de 50 ans et atteint de diabète juvénile depuis l’âge de 15 ans, quittait le Québec pour se rendre à Vancouver et débuter ce qu’il avait appelé le tour d’une vie. Le 14 juin, Daniel, ses deux enfants ainsi qu’un ami, Robert Carrier, quittaient Vancouver pour traverser le Canada en vélo afin d’amasser des fonds pour la recherche sur le diabète juvénile. Deux semaines plus tard, soit le 29 juin, les cyclistes sont victimes d’un accident. Daniel et Robert perdent la vie.» C’est dans un silence immensément respectueux que les invités de la cérémonie ont écouté les derniers moments de l’histoire de Daniel Hurtubise, racontés par sa sœur Anne Hurtubise et son conjoint, Luc Sauvé, tous deux créateurs de ce fonds de bourse.

Ce moment fort émouvant, qui a provoqué des applaudissements prolongés en guise d’encouragement, a permis à Anne Hurtubise et à Luc Sauvé, employés depuis plusieurs années à l’Université de Sherbrooke, d’expliquer les raisons qui les ont motivés à non seulement honorer la mémoire de Daniel Hurtubise, mais également à poursuivre ses efforts.

En effet, la bourse doit être attribuée à une étudiante ou à un étudiant atteint d’une maladie chronique et qui est engagé dans des activités communautaires, sociales, culturelles ou sportives. Drôle de hasard, la bourse a été remise à Valérie Meloche, à qui on a diagnostiqué, comme à Daniel, un diabète de type 1 tout juste avant de commencer ses études au baccalauréat en droit. «Ça a peut-être l’air de rien, mais ce n’est pas évident de faire des études universitaires avec cette maladie. Je suis vraiment touchée et super contente de recevoir cette bourse», raconte courageusement l’étudiante boursière, qui termine présentement sa maîtrise en droit et politiques de la santé.


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