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Compétitions nationales de la Société canadienne de génie civil

Des groupes techniques de la Faculté de génie se démarquent à Moncton

Image : Fournie
Image : Fournie

En mai dernier, la Société canadienne de génie civil accueillait à Moncton trois compétitions nationales étudiantes d’envergure : le Canoë de béton, le Pont d’acier et le Traitement de l’eau. Parmi les 23 universités participantes, les équipes des groupes techniques de la Faculté de génie de l’Université de Sherbrooke se sont distinguées par leur créativité, leur savoir-faire technique et leur fort esprit d’équipe.

 

Canoë béton à la première place du classement

 

Concevoir un béton plus léger que l’eau, voilà la prémisse de la compétition de canoë de béton à laquelle 28 représentants de l’UdeS ont pris part. Au total, le projet a mobilisé près de 50 personnes. Celles-ci ont contribué, de près ou de loin, à sa réalisation, que ce soit en conception, en construction, en administration, en communication ou encore à l’entraînement des rameurs.

À chaque nouvelle édition, l'équipe doit s'adapter à l'évolution des règlements et chercher à se démarquer, tant sur le plan technique qu'esthétique. Cette année, les membres sont particulièrement fiers d’avoir pu innover avec une nouvelle forme de canoë asymétrique permettant une meilleure résistance hydrodynamique et une thématique artistique ambitieuse intitulée Insomnia.

On voulait un thème original cette année. On a décidé de combiner les rêves et les cauchemars dans un même concept. La dualité représentait un beau défi créatif à appliquer sur le canoë.

Lily-Rose Gaudreault, étudiante au baccalauréat en génie civil et cocapitaine.

Photo : Fournie
Photo : Fournie

L'expérience permet également aux étudiants de développer des compétences concrètes en gestion de projet, en leadership et en travail d'équipe.

« Ce sont des expériences de gestion et de leadership qu'on ne pourrait probablement pas acquérir avant plusieurs années en entreprise. », affirme Alex Demers, étudiant en génie civil et cocapitaine.

Terminant premiers pour la présentation orale et le produit fini, ainsi que deuxièmes pour la course de rame et le rapport technique, ces résultats leur ont permis de décrocher la première place au classement général.


L’Université de Sherbrooke n’est pas étrangère au succès dans cette compétition, occupant l’une des deux premières marches du podium lors des cinq dernières éditions.


Outre les compétences techniques, l’organisation s’entend pour dire que ce qui fait réellement la différence est l’équipe et le lien fort qui unit ses membres. « Tout le monde a du plaisir, tout le monde a le goût d'être là et partage la même passion pour le projet. », confirme Lily-Rose.

 

PAUS – Une équipe soudée

 

L’équipe du Pont d’acier de l’Université de Sherbrooke a quant à elle vécu une compétition marquée par une forte cohésion d’équipe et une expérience de terrain des plus enrichissantes, remportant au passage le prix d’esprit d’équipe.

Photo : Fournie
Photo : Fournie

Sous le thème de Charlie et la chocolaterie, l’équipe a présenté le fruit d’une année de travail marquée par plusieurs défis techniques. Le principal était la configuration du pont, qui exigeait que toutes les pièces soient acheminées d’un seul côté de la rivière, une contrainte qui a complexifié le travail de conception.

L’équipe, composée de 23 étudiants, a également dû composer avec une plus faible proportion de membres expérimentés, ce qui a mis l’accent sur l’importance de la transmission des connaissances, de la formation et de la délégation des tâches.

Malgré ces défis, l’équipe s’est démarquée en remportant le prix d’esprit d’équipe et le prix d’appréciation, une reconnaissance qui s’aligne parfaitement avec l’objectif principal, qui était de s’amuser et de faire progresser les compétences techniques des nouveaux membres pour assurer la pérennité du groupe.

Ce qui est le fun aussi, c’est de faire découvrir la compétition aux autres et d’essayer d’impliquer le plus de personnes possibles pour que le projet se poursuive année après année.

Vincent Vézina, étudiant en génie chimique et co-président du groupe technique PAUS.

 

TEUS, un nouveau groupe technique à surveiller

 

Depuis l’automne, un nouveau groupe technique a vu le jour dans l’enceinte de la Faculté : TEUS, Traitement des eaux de l’Université de Sherbrooke. Rapidement, l’engouement pour ce groupe s’est fait sentir, attirant des membres de plusieurs domaines et assurant la participation de 12 étudiants à la compétition nationale qui prenait place à Moncton.

La compétition en est, elle aussi, à ses balbutiements, accueillant cette année sa troisième édition. Comprenant plusieurs volets, dont une présentation technique et scientifique, c’est surtout l’épreuve pratique de traitement de l’eau en conditions réelles, où les équipes doivent purifier un échantillon complexe dans un temps limité, qui a mobilisé le groupe dans les mois précédant la compétition officielle.

Le défi consiste à tester différentes méthodes de filtration (sédimentation, procédés chimiques et mécaniques) afin d’améliorer la qualité de l’eau selon plusieurs critères (transparence, composition et efficacité du traitement).

« On apprend beaucoup plus en pratique qu’en théorie. C’est en laboratoire et en testant qu’on comprend vraiment », affirme Amélia Lanciault, étudiante au baccalauréat en génie biotechnologique et coprésidente.

Photo : Fournie
Photo : Fournie

Le groupe s’est rapidement soudé, ce qui s’est reflété dans ses résultats en compétition. Cette cohésion lui a permis de décrocher la première place en esprit d’équipe ainsi que la troisième place pour l’affiche scientifique, témoignant à la fois de la qualité de sa collaboration et de la rigueur de son travail de vulgarisation scientifique.

Au-delà des compétitions, le groupe technique souhaite également poursuivre ses activités de sensibilisation environnementale et continuer à développer sa relève étudiante pour les années à venir.

 

En route vers Waterloo

 

Les trois équipes préparent déjà leur participation à la prochaine édition de leur compétition respective qui se tiendra l’année prochaine à Waterloo. Si pour le groupe canoë béton l’objectif est de consolider sa position au sommet du classement, le groupe PAUS et TEUS espèrent quant à eux pouvoir se hisser dans le top cinq du classement, forts l’expérience acquise cette année.