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Nouveau terrain de jeu pour le groupe technique Sherby racing

La Formule SAE prend le virage électrique

C'est le début d'une nouvelle ère pour l'équipe Sherby racing
C'est le début d'une nouvelle ère pour l'équipe Sherby racing
Photo : fournie

C’est fini, l’essence, pour le véhicule de la Formule SAE de la Faculté de génie de l’UdeS. Nouveau moteur, nouveaux paramètres, nouvelles sensations… si le défi est très enthousiasmant pour l’équipe Sherby Racing, il sera également exigeant pour la vingtaine d’étudiantes et étudiants qui en font partie.

Un virage attendu

L’année 2026 restera marquée dans les annales de l’histoire de la Formule SAE comme celle où le véhicule aura pris le virage électrique, après près de 30 ans d’existence et de propulsion à essence.

On y pensait depuis quelques années déjà, c’est un mouvement que plusieurs universités ont également suivi. En 2014, l’équipe de l’UdeS avait participé à une course de véhicules électriques, pour une année seulement. Cette fois, la transition se fait pour de bon. La technologie est rendue là et on voit cela comme une suite logique : on est capable de faire une excellente voiture à essence, alors on élève le niveau et on veut relever le défi!

Édouard Poulin, étudiant en génie mécanique et capitaine de l’équipe Sherby racing

Un double défi

Qui dit changement majeur, dit aussi période de transition. Les membres de l’équipe sont présentement à la table à dessin pour développer leur nouveau véhicule électrique, qui devrait être prêt à sillonner les pistes et l’Amérique du Nord dès l’été prochain : nouvelles compétitions, nouvelles règles de sécurité, niveau de performance plus élevé.

Si cette transformation s’annonce excitante pour les étudiantes et les étudiants, elle a également de quoi mettre à l’épreuve leurs compétences et leur ingéniosité :

Tout est nouveau pour nous. Les composantes changent beaucoup et la technologie est plus complexe, on doit également fabriquer nos propres batteries. C’est une réalité qui nous secoue un peu dans nos acquis, mais qui nous motive énormément!

Médérik Jalbert, étudiant en génie mécanique


Pour ajouter au défi déjà majeur que représente cette transition, Sherby racing souhaite relever la barre d’un niveau supplémentaire en arrivant à propulser son moteur avec une seule batterie par année et non deux, comme la plupart des autres équipes universitaires.

Sous certains aspects, l’électricité est effectivement moins nuisible pour l’environnement, mais c’est parfois un peu moins vert qu’on le pense. Puisqu’on pousse toujours nos véhicules à fond pour les performances, les batteries s’usent plus vite, donc on les jette aussi plus vite. On aimerait donc n’en utiliser qu’une seule par année.

Édouard Poulin


Un pari ambitieux pour le groupe étudiant, historiquement surtout composé de personnes de génie mécanique.

Quand la formule fonctionnait à l’essence, on a toujours pu s’appuyer sur l’historique et les expériences des 30 dernières années. Maintenant, on repart complètement de zéro, alors je fais beaucoup de lecture, disons! Nous avons la chance de pouvoir compter sur le soutien de quelques mentors, mais on pourrait assurément profiter de l’expertise de nos collègues en génie électrique, robotique ou informatique.

Médérik Jalbert

La prochaine année sera donc loin d’être ennuyeuse pour l’équipe, qui déploie déjà beaucoup d’efforts pour concevoir son nouveau véhicule.

Pour rester actifs et motivés, ainsi que pour permettre aux nouveaux membres de s’entraîner à piloter, l’équipe compte participer à quelques événements cet été avec l’« ancienne » voiture à essence.

Et à la question « Êtes-vous confiants d’arriver à fabriquer et piloter un bolide électrique performant l’année prochaine? » la réponse est unanime : « Sans aucun doute! »

Un intérêt à faire partie de l’équipe ou la soutenir? Par ici!