Jean-Sébastien Landry

La physique, une formation générale

Virage au vert d'un finissant en physique

Même si je ne suis plus dans le domaine, la formation que j’ai reçue au baccalauréat en physique m’est toujours très utile. En effet, contrairement à d’autres programmes, la physique amène davantage l’étudiant à développer ses capacités intellectuelles plutôt qu’à simplement accumuler des connaissances. Ainsi, ce que l’on retire principalement d’une formation de physicien, ce sont des acquis permanents et non pas seulement un ensemble de définitions ou de formules que l’on oublie progressivement. Aujourd’hui, ces acquis me sont utiles autant dans mes études de maîtrise en environnement que dans mon travail pour une entreprise de fabrication d’équipements de récupération.

Le propre de la physique est de tenter de trouver les explications les plus générales possibles pour comprendre la diversité du monde naturel. Cela fait en sorte que le physicien est habitué à rechercher les principes premiers qui sont impliqués dans des situations très distinctes et à déduire des conséquences vérifiables découlant de la présence de ces principes premiers. Or, une telle démarche de l’esprit est nécessaire dans tous les domaines où l’on doit utiliser une approche rationnelle pour comprendre un ensemble de phénomènes variés. Ainsi, même si je ne suis ni biologiste ni chimiste, je parviens à comprendre sans trop de difficultés les concepts de base propres à ces disciplines et à les appliquer dans des questions environnementales complexes.

La formation théorique du physicien lui permet également de développer une rigueur dans ses raisonnements, d’acquérir de solides compétences mathématiques et de se familiariser avec la programmation sur ordinateur. De plus, l’étudiant en physique a la chance de pouvoir se mesurer à des chefs-d’œuvre de l’esprit humain comme la mécanique quantique et la relativité, deux des théories les plus populaires et les plus fascinantes de la science contemporaine. Personnellement, c’est en grande partie pour cette dernière raison que j’ai décidé d’entreprendre des études universitaires en physique et je peux affirmer que le défi était à la hauteur de mes attentes!

Quant à la formation expérimentale, elle met l’étudiant en contact avec un grand nombre d’appareils et de techniques de mesure qui se retrouvent aussi bien dans les laboratoires que dans les industries. Cela m’est très utile dans l’entreprise où je travaille présentement, car je dois évaluer et comparer différentes technologies utilisées dans le domaine de la récupération. La formation expérimentale constitue également un complément aux cours théoriques en permettant d’approfondir l’étude de certains phénomènes. Finalement, la capacité de rédiger des rapports scientifiques dans un style clair et concis représente un apport majeur des « cours de laboratoire ». Selon moi, ce dernier point est d’une importance capitale, car trop peu de gens dans le marché du travail savent communiquer rapidement et efficacement leur pensée sur leur domaine d’expertise.

Le baccalauréat en physique, par le biais des stages coopératifs, offre aussi la possibilité de développer d’autres compétences professionnelles générales. Ces stages permettent en plus de connaître des milieux de travail variés, d’explorer de façon plus soutenue divers sous-domaines de la physique et de savoir en quoi consiste le travail quotidien d’un physicien. C’est ainsi que j’ai eu la chance de travailler avec des chercheurs de haut calibre… et de réaliser qu’une carrière de recherche en physique théorique n’était pas pour moi! Pour toutes ces raisons, je crois que le baccalauréat en physique de l’Université de Sherbrooke constitue une formation de grande qualité!

Jean-Sébastien Landry
B.Sc. physique 2001
M.Sc. environnement 2004