Sciences et technologies quantiques
L’axe «Sciences et technologies quantiques» constitue un vecteur stratégique pour le renforcement des synergies franco-québécoises en recherche avancée. Ces collaborations, historiquement bien ancrées, se sont institutionnalisées par la création d’un Laboratoire international associé (LIA – IRP) en 2016, devenu en 2022 l’International Research Laboratory (IRL) Frontières quantiques, consolidant ainsi un cadre structuré pour la recherche bilatérale.
Dans le contexte de l’IRC, cet axe facilite l’intégration interdisciplinaire (p. ex. micro-nanotechnologies et chimie quantique) en élargissant les partenariats aux équipes des autres axes thématiques. Des projets émergents mobilisent les outils de la physique quantique pour la modélisation et la conception de matériaux fonctionnels à haute performance, notamment pour des applications en catalyse, en stockage électrochimique (batteries) et en conversion photovoltaïque. Parallèlement, des travaux portent sur le développement de capteurs quantiques à haute sensibilité, destinés à des usages biomédicaux, à la détection de polluants atmosphériques ou à la surveillance des variables climatiques. D’autres dispositifs in situ visent l’optimisation des procédés industriels par une instrumentation quantique intégrée.
Les technologies quantiques en cours de développement annoncent des implications environnementales majeures, tant par leur empreinte énergétique que par leur potentiel à atténuer les impacts anthropiques sur les écosystèmes. L’IRC offre un cadre propice à la mutualisation des expertises sur ces enjeux technologiques et sociétaux.
Ces initiatives sont soutenues par des mécanismes de financement conjoints, notamment les thèses co-dirigées CNRS–Université de Sherbrooke, et sont valorisées à travers les événements scientifiques auxquels participent les membres de l’IRC, en France comme au Québec.