Expertise de pointe
Réapprendre à travailler à l’ère du travail hybride, de l’intelligence artificielle et du numérique omniprésent
Photo : UdeS Michel Caron
La journée de Benoit commence à peine que les notifications s'accumulent déjà. Réunions virtuelles, courriels urgents, messages instantanés. Entre deux rencontres, il teste un nouvel outil d'intelligence artificielle pour gagner du temps. Pourtant, à la fin de sa journée, un même constat s'impose : il a été occupé du matin au soir, mais ses dossiers les plus importants ont peu avancé.
Au fil des semaines, Benoit remarque que la fatigue s'installe. Malgré tous les outils à sa disposition, il a l'impression de manquer de temps pour accomplir l'essentiel. Comme de nombreuses personnes, il fait face à une réalité de plus en plus fréquente : la surcharge cognitive générée par un environnement numérique omniprésent. C’est l’un des grands enjeux étudiés par le professeur Olivier Caya, de l’École de gestion de l’Université de Sherbrooke.
Ses travaux portent sur le « futur des affaires », un environnement où les travailleuses et travailleurs sont constamment connectés et obligés de composer avec la collaboration à distance, la multiplication des outils numériques et l’intégration rapide de l’IA dans leurs pratiques professionnelles. Grâce à des technologies avancées, il s'intéresse notamment aux effets souvent invisibles de la surcharge numérique sur l'attention, la fragmentation cognitive et l'engagement lors des interactions virtuelles.
Quand le travail hybride devient un enjeu stratégique
Comme gestionnaire, Benoit s'inquiète aussi pour son équipe. Certains collègues semblent plus fatigués qu'avant, les échanges se multiplient sans toujours être productifs et il devient plus difficile de dégager du temps pour réfléchir, innover et collaborer efficacement.
Pour le professeur Olivier Caya, il est clair que l’enjeu dépasse la productivité. Il touche l’expérience employé, la mobilisation des équipes, l’attraction et la rétention des talents ainsi que la capacité d’innover dans un contexte où le travail hybride s’est durablement installé.
Selon ses travaux, les organisations doivent trouver un meilleur équilibre entre le « travail en surface » et le « travail en profondeur ». Alors que le premier regroupe les réunions, les courriels et les tâches administratives, le second correspond aux activités à forte valeur ajoutée : réfléchir, créer, innover et résoudre des problèmes. Or, plusieurs équipes consacrent aujourd'hui davantage de temps à gérer l'information qu'à faire progresser des projets importants pour leur organisation.
Des pistes de solutions
Parmi les solutions possibles, le professeur Caya souligne l’importance pour les organisations de mieux encadrer le travail hybride, d’être en mesure d’identifier les principaux facteurs de stress propres au télétravail et au travail hybride, et de mettre en place une hygiène numérique personnalisée et minimaliste.
Il souligne notamment comment la neuroscience peut aider à mieux comprendre les enjeux du futur des affaires, particulièrement lors des rencontres virtuelles. C’est d’ailleurs ce qu’il peut enseigner aux organisations qui souhaiteraient offrir à leurs équipes une formation.
Parce que ces transformations soulèvent autant de défis que d'occasions à saisir, il devient important pour les organisations d'orienter leurs prochaines étapes de développement.
Une expertise de pointe transformée en solutions concrètes pour les organisations
Pour répondre à ces enjeux, le Centre universitaire de formation continue de l’UdeS propose une offre de formation sur mesure, conçue à partir des réalités opérationnelles, des défis de gestion et des pratiques de travail de chaque organisation.
L'expertise de Olivier Caya s’adresse aux organisations qui souhaitent mieux comprendre les causes de l’épuisement numérique, optimiser leurs pratiques de travail hybride, renforcer la mobilisation de leurs équipes ou intégrer l’intelligence artificielle générative de façon réfléchie et durable. Elle répond aussi aux défis liés à la surcharge cognitive, à la collaboration à distance, à la multiplication des réunions et à la rétention du personnel.
S’appuyant sur les avancées des neurosciences, son approche utilise des technologies spécialisées pour analyser l’attention, la concentration et la charge cognitive dans les environnements numériques. Ces informations alimentent des formations expérientielles fondées sur des données concrètes et des situations réelles.
Chaque démarche débute par une analyse des besoins de l'organisation afin d’adapter les contenus, les activités pédagogiques et les recommandations à son contexte. Les personnes participantes repartent avec une meilleure compréhension des facteurs influençant l’attention, la collaboration et l’engagement, ainsi qu’avec des outils concrets pour optimiser leurs pratiques, réduire l’épuisement numérique, soutenir l’évolution du télétravail et intégrer plus efficacement l’IA générative. L’objectif demeure le même : créer davantage d’espace pour le travail à forte valeur ajoutée et soutenir une performance durable des équipes.