Visite d’une délégation de l’ONU

En route vers une intégration des ODD à l’UdeS

De gauche à droite, Chantal Line Carpentier et Robert Skinner, de la délégation de l'ONU, le Pr Sofiane Baba, de l'École de gestion, la Pre Denyse Rémillard, rectrice adjointe et vice-rectrice à l'administration et au développement durable, Patrice Cordeau, vice-recteur adjoint au développement durable, et le Pr Jean Cadieux, de l'École de gestion. 
De gauche à droite, Chantal Line Carpentier et Robert Skinner, de la délégation de l'ONU, le PSofiane Baba, de l'École de gestion, la Pre Denyse Rémillard, rectrice adjointe et vice-rectrice à l'administration et au développement durable, Patrice Cordeau, vice-recteur adjoint au développement durable, et le PJean Cadieux, de l'École de gestion. 
Photo : Michel Caron - UdeS

Face à l’urgence climatique, il importe plus que jamais de tendre vers un avenir meilleur, et c’est dans ce contexte qu’ont été développés les objectifs de développement durable (ODD) de l’Organisation des Nations unies (ONU). À l’invitation de l’Université de Sherbrooke, référence québécoise en matière de développement durable, une délégation de l’ONU était de passage au Campus principal le 23 août pour discuter du rôle des universités dans la mise en œuvre des ODD, que l’UdeS souhaite d’ailleurs mettre de l’avant dans son prochain Plan de développement durable 2023-2025.

Qu’est-ce que les ODD?
Adoptés par les États membres de l’ONU en 2015, les objectifs de développement durable visent à répondre aux défis mondiaux actuels, pour éliminer la pauvreté, protéger la planète et améliorer le quotidien de toutes les personnes partout dans le monde. Interreliées, les 17 cibles ont pour horizon d’atteinte 2030. Une épinglette colorée, portée notamment par le directeur national de Santé publique Horacio Arruda et l’Infoman Jean-René Dufort, symbolise d’ailleurs les ODD.

La négociatrice en chef pour le programme des ODD, madame Chantal Line Carpentier, prenait part à la rencontre organisée par le Centre Lemaire en gestion responsable de l’École de gestion, de même que l’actuel directeur du Centre d’information des Nations unies, monsieur Robert Skinner, prochain responsable du Bureau des partenariats de l’ONU. Tous deux étaient fortement intéressés à savoir comment l’Université verte avait réussi à ancrer le développement durable dans ses valeurs phares. Ils se sont dits impressionnés par l’ensemble de la démarche institutionnelle de l’UdeS en matière de développement durable – projets en cours, réalisations, distinctions –, qui leur a été présentée par le vice-rectorat à l’administration et au développement durable.

La négociatrice en chef pour le programme des ODD, madame Chantal Line Carpentier, et l’actuel directeur du Centre d’information des Nations unies, monsieur Robert Skinner, prochain responsable du Bureau des partenariats de l’ONU.
La négociatrice en chef pour le programme des ODD, madame Chantal Line Carpentier, et l’actuel directeur du Centre d’information des Nations unies, monsieur Robert Skinner, prochain responsable du Bureau des partenariats de l’ONU.
Photo : Michel Caron - UdeS

La force des institutions, c’est de développer des idées et d’être un agent de changements dans le milieu. Vous êtes déjà très avancés à ce niveau, c’est impressionnant.

Chantal Line Carpentier, négociatrice en chef pour le programme des ODD

Devant l’urgence planétaire, il faut être en action, travailler ensemble, établir des partenariats, et c’est exactement ce que vous faites depuis des années.

Robert Skinner, directeur du Centre d’information des Nations unies

Pionnière en DD depuis 40 ans

Un espace vert naturel de 17 500 m2, soit le magnifique Cœur Campus, a été aménagé en 2009.
Un espace vert naturel de 17 500 m2soit le magnifique Cœur Campus, a été aménagé en 2009.
Photo : Michel Caron - UdeS

Il faut dire que l’institution jouit depuis quarante ans d’une réputation plus qu’enviable en matière d’environnement et de développement durable.

C’est d’ailleurs parce qu’elle souhaitait continuer à assurer sa position comme chef de file à ces chapitres qu’elle élaborait en 2018 son Plan de développement durable 2018-2022 autour de 7 stratégies porteuses visant à intégrer encore plus le développement durable dans ses pratiques de gestion et ses activités courantes.

La Pre Denyse Rémillard, rectrice adjointe et vice-rectrice à l'administration et au développement durable, de même que Patrice Cordeau, vice-recteur adjoint au développement durable, ont présenté l'ensemble de la démarche institutionnelle de l'UdeS en matière de développement durable aux personnes représentantes de l'ONU.
La Pre Denyse Rémillard, rectrice adjointe et vice-rectrice à l'administration et au développement durable, de même que Patrice Cordeau, vice-recteur adjoint au développement durable, ont présenté l'ensemble de la démarche institutionnelle de l'UdeS en matière de développement durable aux personnes représentantes de l'ONU.
Photo : Michel Caron - UdeS

Classée première au Canada et parmi les meilleures universités au monde dans le domaine du développement durable, l’Université verte cumule les distinctions.

La professeure Denyse Rémillard, rectrice adjointe et vice-rectrice à l’administration et au développement durable, a tenu à souligner que les succès de l’UdeS en matière de développement durable reposent largement sur l’engagement et la collaboration de sa communauté universitaire, de même que sur l’expertise de nombreuses personnes diplômées qu’elle a formées au cours des années. Ses campus constituent ainsi de véritables laboratoires de développement durable.

Un plan pour changer le monde

La visite des deux personnes déléguées de l’ONU revêtait un caractère des plus pertinents pour l’UdeS, qui en est à établir les bases de son prochain Plan de développement durable 2023-2025, dans lequel elle souhaite décliner le plan mondial des ODD en actions concrètes sur ses campus.

Déjà, l’intégration plus soutenue du développement durable dans les cursus de formation se situe dans sa mire, pour que ses étudiantes et étudiants acquièrent des compétences à ce niveau.

On veut former des citoyennes et citoyens responsables, qui vont pouvoir influencer les décideurs et changer le monde, et par la suite évaluer et mesurer ces changements et les endroits où nous avons le plus d’impact.

Patrice Cordeau, vice-recteur adjoint au développement durable

Une épinglette colorée, portée notamment par le directeur national de Santé publique Horacio Arruda et l’Infoman Jean-René Dufort, symbolise les 17 ODD.

Une épinglette colorée, portée notamment par le directeur national de Santé publique Horacio Arruda et l’Infoman Jean-René Dufort, symbolise les 17 ODD.


Photo : Michel Caron - UdeS

Une visée à laquelle adhèrent entièrement la négociatrice en chef du programme des ODD et le directeur du Centre d’information des Nations Unies, qui soutiennent que les universités ont un rôle de premier plan à jouer pour agir sur les grands changements et en évaluer les retombées.

L’importance de fédérer les enjeux de recherche autour de mêmes objectifs durables plutôt que de travailler en silo, d’encourager l’implication dans la communauté, d’acquérir des aptitudes liées au travail en partenariat, en réseau et en cocréation, de développer sa ténacité, son sens moral et éthique, de même que des habiletés à résoudre des problèmes et à apprendre à gérer dans des milieux à haut risque, figurent parmi les pistes d’actions proposées par Mme Carpentier et M. Skinner pour que les universités s’arriment aux ODD.

Bon nombre de ces actions sont déjà bien amorcées à l’UdeS, qui compte bien participer à des rencontres d’échanges pilotées par l’ONU pour contribuer à ce partage de bonnes pratiques et ainsi contribuer à sensibiliser le plus grand nombre en accélérant la diffusion et le transfert des connaissances. Les universités ont un devoir de sensibilisation et d’information quant aux enjeux de développement durable pour amorcer de grands changements, comme l’a maintes fois souligné Chantal Line Carpentier au cours de la rencontre.

C’est cette volonté de rendre accessibles les grands débats autour du développement durable qui l’a amenée à signer l’un des chapitres du livre 30 idées reçues sur le développement durable, un ouvrage de vulgarisation dirigé par Sofiane Baba, professeur à l’École de gestion et au Centre Lemaire en gestion responsable. C’est d’ailleurs le professeur Baba, avec son collègue Jean Cadieux, aussi professeur à l'École de gestion, qui ont une l’idée de convier les deux personnes représentantes de l’ONU afin de nourrir les échanges avec l’Université de Sherbrooke.

Le développement durable à l’UdeS en quelques exemples

- Première université au monde à obtenir, à sa première tentative, la désignation Platine de la certification internationale STARS;

- Référence québécoises dans la formation appliquée en environnement depuis plus de 40 ans;

- Reconnue mondialement pour son programme de libre accès au transport en commun pour sa communauté étudiante;

- Transformation constante des campus en espaces verts qui intègrent la mobilité active, avec notamment l'implantation depuis 2018 de sentiers multifonctionnels;

- Déploiement du plus grand parc solaire dédié à la recherche appliquée au Canada en 2018;

- Engagée depuis 2019 vers la carboneutralité;

- Première au Canada en développement durable au UI GreenMetric World University Ranking 2020;

- Leader sur le plan de l'écoresponsabilité, avec notamment la publication en 2020 du Guide d'écoresponsabilité en recherche;

- Renouvellement en 2021 de l'attestation Performance + de Recyc-Québec, la plus haute distinction québécoise pour la gestion des matières résiduelles;

- Implantation en 2021 d'un partenariat de recherche régional pour la mise en valeur des masques de procédure utilisés pour la pandémie et des équipements de protection individuels (ÉPI);

- Premier établissement d'enseignement au Québec ainsi que dans la francophonie à décrocher en 2021 le titre de Campus ami des abeilles (Bee City Campus).

- Tous les détails de l'ensemble de ces initiatives et distinctions se retrouvent ici.