Aller au contenu

Carolane Guay-Tanguay : la robotique intelligente au service des personnes ayant subi un AVC

L'étudiante Carolane Guay-Tanguay poursuit son projet de recherche qui vise le développement d’un logiciel permettant de contrôler une orthèse de rééducation destinée aux personnes ayant développé de la spasticité à la suite d’un AVC.
L'étudiante Carolane Guay-Tanguay poursuit son projet de recherche qui vise le développement d’un logiciel permettant de contrôler une orthèse de rééducation destinée aux personnes ayant développé de la spasticité à la suite d’un AVC.
Photo : Fournie

Pour souligner la Journée internationale des femmes et des filles de sciences qui a lieu le 11 février ainsi que la Journée internationale des femmes qui se déroule le 8 mars, le 3IT a produit une série d'articles pour mettre en lumière quelques étudiantes de sa communauté et reconnaître leur contribution à l'innovation technologique.

Dans ce troisième portrait, découvrez Carolane Guay-Tanguay, étudiante à la maîtrise en génie électrique sous la direction du Pr François Michaud. Carolane évolue au sein de IntRoLab - Laboratoire de robotique intelligente / interactive / intégrée / interdisciplinaire.

Peux-tu résumer ton projet de recherche ?

Mon projet de recherche porte sur le développement d’un logiciel permettant de contrôler une orthèse de rééducation destinée aux personnes ayant développé de la spasticité à la suite d’un AVC (augmentation anormale du tonus musculaire à l’étirement). Son objectif est de favoriser la rééducation en augmentant la répétition des mouvements, un élément essentiel à la récupération motrice et stimulant la neuroplasticité.

Conçu en partenariat avec des kinésithérapeutes de l’Hôpital Raymond-Poincaré et le Centre d’investigation clinique 1429 en France, ce logiciel intègre un contrôle moteur adaptable aux besoins spécifiques de chaque patient. Grâce à cette plateforme, le kinésithérapeute peut prescrire des exercices et suivre les progrès à distance, tandis que le patient bénéficie d’un accompagnement continu pour exécuter les mouvements en autonomie.

Qu’est-ce qui te passionne dans ce projet ?

Ce qui me passionne dans ce projet, c’est sa dimension multidisciplinaire. J’ai eu l’opportunité de m’impliquer dans divers aspects, tant au niveau du développement logiciel que dans la recherche de solutions adaptées aux patients spastiques, comme l’interface utilisateur ou le contrôle moteur de l’orthèse.

Le logiciel développé intègre un contrôle moteur adaptable aux besoins spécifiques de chaque patient. Le kinésithérapeute peut prescrire des exercices et suivre les progrès à distance, tandis que le patient bénéficie d’un accompagnement continu pour exécuter les mouvements en autonomie.
Le logiciel développé intègre un contrôle moteur adaptable aux besoins spécifiques de chaque patient. Le kinésithérapeute peut prescrire des exercices et suivre les progrès à distance, tandis que le patient bénéficie d’un accompagnement continu pour exécuter les mouvements en autonomie.
Photo : Fournie

L’application du projet dans le domaine de la santé et du biomédical m’a également beaucoup motivée, particulièrement en réponse aux besoins croissants en santé.

Qu’est-ce que tu aimes particulièrement dans l’environnement du 3IT ?

Ce que j’apprécie particulièrement au 3IT, c’est l’environnement collaboratif et dynamique, qui permet la concentration et les échanges techniques. J’aime aussi la possibilité de travailler sur des projets avec un fort impact, notamment dans le domaine de la santé et de la rééducation. De plus, les séminaires organisés par les étudiants enrichissent mes connaissances et me permettent d’explorer d’autres domaines proches du mien.

Quelle est ta plus grande fierté professionnelle ?

Ma plus grande fierté professionnelle est la réalisation d’un stage de trois mois en France dans un centre de recherche collaborant à mon projet grâce aux bourses LOJIQ et MITACS Globalink.

Pendant sa maîtrise, Carolane a pu effectuer un stage de trois mois en France.
Pendant sa maîtrise, Carolane a pu effectuer un stage de trois mois en France.
Photo : Fournie

J’ai ainsi approfondi ma compréhension du traitement des personnes spastiques et intégré ces connaissances dans le contrôle moteur de l’orthèse afin qu’il réponde efficacement aux besoins en rééducation. De plus, ce stage m’a permis d’améliorer l’interface utilisateur en intégrant un retour en temps réel des commentaires des kinésithérapeutes, optimisant ainsi l’accompagnement futur des patients.

Qu’est-ce que tu souhaitais faire quand tu étais plus jeune ?

Quand j’étais petite, je voulais être vétérinaire. Avec le temps, mon intérêt s’est progressivement orienté vers le génie, notamment après l’introduction de robots de traite dans la ferme de mes parents. J’ai été fascinée par leurs possibilités et par l’aide concrète qu’ils apportaient aux agriculteurs. Cette découverte m’a donné envie de me tourner vers le génie pour, à mon tour, développer des solutions innovantes qui aident concrètement dans la vie des gens.

Pourquoi avoir choisi le domaine des sciences ou du génie ?

J'ai choisi le domaine du génie pour sa multidisciplinarité et la possibilité de concevoir moi-même tous les éléments d’un système. Cette capacité à créer des solutions complètes m’a orientée vers le programme de génie robotique. De plus, l’approche par projet (APP) proposée dans ce programme m’a particulièrement attirée, car elle permet de travailler concrètement sur des projets dans le cadre des cours. Enfin, mon fort intérêt pour la santé m’a menée à poursuivre une maîtrise avec un axe en biomédical.

Quel conseil donnerais-tu aux jeunes filles pour les encourager à s’intéresser aux sciences et au génie ?

Je leur conseillerais de ne pas hésiter à se lancer et à explorer des projets multidisciplinaires! Même si on ne trouve pas toutes les solutions immédiatement, c’est en expérimentant qu’on progresse, et il y a toujours des personnes prêtes à aider. L’important est d’oser apprendre et essayer, même si cela ne fonctionne pas du premier coup. Il existe tellement de possibilités en sciences et en génie qu’il vaut vraiment la peine d’explorer pour découvrir ce qui nous passionne le plus.


Informations complémentaires