Chaire Jeanne et Jean-Louis Lévesque de radiobiologie
Créée en 1998, la Chaire Jeanne et Jean-Louis Lévesque de radiobiologie cible le développement de nouveaux produits radiopharmaceutiques pour la médecine nucléaire et de sensibilisateurs améliorés pour la thérapie photodynamique du cancer.
La chaire a joué un rôle moteur de premier plan à la Faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS), notamment dans l’établissement d’un pôle d’excellence international en radiobiologie, aujourd’hui rassemblé dans le renommé Centre d’imagerie moléculaire de Sherbrooke (CIMS).
L’imagerie moléculaire permet une exploration et un approfondissement d’une multitude de processus biologiques, de conditions médicales et de pathologies. Les besoins en imagerie moléculaire sont croissants dans le contexte d’une population vieillissante au Québec et au Canada et davantage exposée aux maladies. Les besoins cliniques visent une meilleure prévention, un diagnostic de plus en plus précoce, un meilleur suivi au traitement et un suivi thérapeutique personnalisé.
Objectifs
Les travaux de la Chaire dirigée par la professeure Guérin ont un impact direct pour les patientes et patients et le système de santé. En développant au Québec la production de radioisotopes médicaux à l’aide de cyclotrons, son équipe a démontré une alternative fiable et durable aux réacteurs nucléaires, réduisant ainsi les risques de pénurie, les coûts et la production de déchets radioactifs. Cette innovation assure un meilleur accès à des examens d’imagerie essentiels au diagnostic et au suivi de nombreuses maladies, notamment le cancer.
Le programme 2026–2031 vise à développer et valider de nouveaux outils moléculaires et technologiques pour l’imagerie non invasive, afin de mieux comprendre les processus biologiques, diagnostiquer les maladies et optimiser les approches thérapeutiques.
La chaire poursuit également les objectifs spécifiques suivants :
- Faire progresser la conception de radiotraceurs et agents théranostiques innovants, améliorant le diagnostic, le suivi thérapeutique et le traitement personnalisé du cancer et des maladies neurodégénératives.
- Former des étudiantes et étudiants aux cycles supérieurs et du personnel de recherche, favorisant publications, bourses, supervision experte et expériences multidisciplinaires en radiochimie, imagerie moléculaire et développement de radiotraceurs cliniques.
- Favoriser le transfert de connaissances via des publications, brevets, licences industrielles, collaborations cliniques et multicentriques, assurant l’adoption rapide des radiotraceurs et technologies innovantes en imagerie et radiothérapie.
- Diffuser les résultats de la Chaire par des publications scientifiques, communications, conférences internationales, médias, études cliniques ouvertes et collaborations institutionnelles, assurant visibilité, impact et transfert rapide vers la pratique clinique.
Titulaire de la chaire

Brigitte Guérin
Profil
Brigitte Guérin est professeure titulaire au Département des sciences de l'imagerie médicale et des radiations de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke. Elle est également chef du laboratoire de radiochimie au Centre d’imagerie moléculaire de Sherbrooke.
Docteure en chimie organique de l'Université de Sherbrooke (1994), elle joint à son expertise de recherche une vaste expérience en recherche et développement industrielle, notamment chez IPS Pharma.
Sa connaissance approfondie de la chimie de synthèse des peptides ouvre une nouvelle avenue de recherche pour le développement de composés radiopharmaceutiques, utilisés seuls ou combinés, pour la tomographie d’émission par positrons (TEP), et d’agents théranostiques combinant l’imagerie et le traitement pour plusieurs conditions médicales.
Financement
La Chaire a été créée en 1998 grâce à un généreux don de la Fondation J.-Louis Lévesque. L’Université de Sherbrooke ainsi que sa Fondation remercient chaleureusement ce donateur pour son soutien; elles tiennent également à souligner les retombées significatives qu’il a eu et qu’il continuera d’avoir pour la radiobiologie, en particulier pour l’usage du rayonnement à des fins diagnostiques. Ces retombées sont plus que jamais porteuses d’espoir pour les personnes atteintes du cancer.
Date de début du troisième mandat : 1er janvier 2026
